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 Savoir écouter avant de parler

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Guillaume
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MessageSujet: Savoir écouter avant de parler   Mer 2 Nov 2011 - 20:06

J'ouvre ce sujet suite à des discussions où il en était question...


Il arrive souvent que nous ayons du mal à nous comprendre dans certaines discussions, parce que nous mettons derrière les mots des notions différentes.

Par exemple certains entendrons le mot jugement comme "exercer un discernement, voir ce qui est juste ou ne l'est pas", d'autres l'entendrons comme "condamner quelqu'un de manière définitive et de manière égoïste".

Ainsi, si nous voulons réellement être entendu de quelqu'un et que nous décidons de faire des efforts pour cela, il est important de l'écouter avant de lui parler.

En l'écoutant, en posant des questions pour mieux comprendre son point de vue, nous allons découvrir quel sens il met derrière ses mots, et nous pourrons alors utiliser ses propres mots et ses propres références pour nous adresser à lui.
Ainsi nous serons compris et entendu beaucoup plus facilement.


Mais il n'y a pas que la question de mots :
Parfois quelqu'un nous demande de l'aide, et nous nous précipitons pour lui donner des conseils.
Mais souvent cela n'est pas très efficace parce que nous n'avons pas bien cerné l'ensemble du problème de la personne. Du coup, par manque d'informations, nous projetons nos propres problèmes sur cette personne et la conseillons comme nous nous serions conseillés nous-mêmes alors que généralement son problème est très différent du notre.
Ainsi, si nous voulons être efficace dans l'aide apportée à l'autre, il est nécessaire de savoir se taire et écouter dans un premier temps. Ainsi nous pourrons également poser des questions pour mieux comprendre, demander des exemples...etc.

Parfois nous aurons du mal à nous taire parce que les problèmes de l'autre feront trop échos aux nôtres, ou alors parce que nous serons en profond désaccord avec cette personne.
Mais si nous apprenons à écouter dans un premier temps, en nous mettant un peu de côté et en essayant de vraiment comprendre le système de l'autre, alors quand nous donnerons des conseils, ils seront beaucoup plus justes et efficaces.
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Hermann
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Mer 2 Nov 2011 - 20:24

Excellent sujet et excellentes remarques.
Ça m'arrive souvent d'être interrompu par mon interlocuteur qui croit avoir compris de quoi je parle ou croit avoir la bonne réponse, et en fait pas du tout, ou réciproquement.

Par exemple avant-hier sur le chat je demande à Kulgon s'il va bien, il me répond qu'il souffre d'encéphalo-rectisme. Je commençais à m'inquiéter, j'étais pris de compassion, je me voyais déjà assister à ses funérailles, mais il m'a précisé que ça voulait dire qu'il avait la tête dans le fondement.

Plus sérieusement, j'ai pris conscience de ce problème chez moi et je m'efforce d'écouter sans interrompre l'autre, sans donner mon avis, sans poser de questions, et en les gardant pour plus tard. J'essaye aussi d'éviter de dire des choses vraies mais qui pourraient être inutiles voire blessantes.
Mais c'est difficile, j'ai des progrès à faire.
Bien souvent un élément du discours me fait penser à quelque chose, ou m'évoque le souvenir d'une expérience personnelle similaire. Et j'ai peur d'oublier ce que j'ai à dire, et du mal à le garder pour moi, donc j'ai tendance à parler au lieu de vraiment écouter.
Bref c'est l'ego et le mental qui prennent le dessus.
Mais je me soigne.

J'admire les thérapeutes qui arrivent à écouter quelqu'un sans rien dire pendant de longues minutes voire dizaines de minutes, ça a l'air facile mais ça ne l'est pas.
Et plus encore ceux qui arrivent en sus à se mettre vraiment à la place de l'autre.
C'est une des choses les plus difficiles, je crois.

Une question : comment faire pour ne pas dire quelque chose, pour le garder pour soi, quand on sait qu'on a raison mais que ce ne sera pas utile voire blessant, pour ne pas donner son avis, pour ne pas dire ce qu'on pense, pour ne pas chercher à convaincre ?
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Elfi
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Mer 2 Nov 2011 - 20:31

L'empathie, l'écoute active et silencieuse dans le boulot, pour moi ça va, mais je me suis tellement tue dans ma vie personnelle que dès que j'ai enfin l'occasion de donner mon avis, j'ai plutôt envie de le faire sans arrêt quand on m'écoute. Grosse frustrée I am . Vive les forums !! Razz

Et puis on améliore son vocabulaire en apprenant de nouveaux mots comme "encéphalorectisme" Laughing
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sufi
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Mer 2 Nov 2011 - 20:38

Elfi a écrit:
[...] Vive les forums !! Razz

Et puis on améliore son vocabulaire en apprenant de nouveaux mots comme "encéphalorectisme" Laughing

:mdr) :mdr) :mdr)

Jj'éviterai de le ressortir à mes élèves demain celui-là (6-7 ans) !!!

sufi

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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Mer 2 Nov 2011 - 20:50

Je discerne déjà deux sujets un peu différents , " savoir écouter avant de parler " et " savoir lire avant d'écrire " , l'écriture laissant plus de temps à la réflexion car nous pouvons relire si quelque chose nous à échappée , pour ce qui est de la parole , on apprend toujours plus à écouter qu'à parler , love .
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sathiam
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Mer 2 Nov 2011 - 21:40

Excellent sujet ,c'est vrai qu'il est difficile de se défaire de ce quasi perpétuel commentaire mental que nous avons tendance à surimposer sur les êtres et les situations que nous rencontrons chaque jour.
Le moi personnel annexe tout à son profit et tenter son effacement apparaît comme une démarche herculéenne ,l'hydre tentaculaire aux multiples têtes qu'a combattu Héracles est bien symbolique de cet ego qui semble prendre tout l'espace de notre esprit.
Il y a un exercice que propose Arnaud Desjardins via l'enseignement de Swami Prajnanpad pour favoriser l'émergence de cette écoute libre de projection personnelle.
Voici ce qu'il exprime:
" Essayez de rendre à l'autre son autonomie, sa liberté par rapport à vous en tant que ""moi je".
Dans une conversation qui ne vous implique pas trop, vous pouvez tenter l'effacement du moi et entrevoir ce que pourrait être ,au moins en partie, le silence de l'ego.
Pas" j'écoute Stéphane " auquel cas j'écoute "mon Stéphane", celui de mon mental mais tenter ce renversement de perspective " Stéphane est écouté".
Il y a une écoute, il y a une possibilité de répondre,il y a une mémoire de ce qui aura été dit mais "ce qui fait le moi",momentanément ne sera plus présent.
Si vous pouvez vivre cette expérience ,ce changement d'attitude intérieure,ne fut-ce que pendant quelques instants,cela vous en dira plus sur l'effacement de l'ego que bien des paroles de sage."

:petitcoeur)


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Guillaume
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Jeu 3 Nov 2011 - 0:53

Hermann a écrit:
Une question : comment faire pour ne pas dire quelque chose, pour le garder pour soi, quand on sait qu'on a raison mais que ce ne sera pas utile voire blessant, pour ne pas donner son avis, pour ne pas dire ce qu'on pense, pour ne pas chercher à convaincre ?
C'est un sujet complexe, je trouve.

- Déjà il faudrait définir quand c'est mieux de se taire, et quand c'est mieux de parler, même si l'autre ne va pas entendre.
Par exemple si on se retrouve face à un manipulateur ou à quelqu'un de particulièrement agressif, mieux vaut dire les choses même si on ne sera pas entendu, au moins cette personne n'y reviendra pas à deux fois.

- Après, je crois qu'il y a aussi une manière de dire. Si on présente les choses en disant : je ne suis pas sur, je te le dis, tu vois si ça te parle... cela invite l'autre à réfléchir à ce qu'on lui dit et lui donne la possibilité de l'accepter ou de le refuser.

- Tout dépend aussi si la personne est une personne proche ou une personne assez loin de nous. Par exemple avec son conjoint, je crois qu'il est souvent plus bénéfique d'aller au bout des choses, quitte à entrer un peu en conflit pendant quelque temps. Dans ce cas le conflit sera toujours meilleur que les non dit.
Maintenant si on ne côtoie pas la personne tous les jours, faut voir, ce n'est pas forcément toujours utile de dire les choses.

- Ensuite on peut parfois amener la personne à prendre conscience des choses par elle même en lui posant des questions, mais sans lui donner les réponses.

Et puis il y aurait surement encore beaucoup d'autres possibilités auxquelles je ne pense pas.
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maïna
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Sam 5 Nov 2011 - 0:38

J'ajouterais par rapport à ta question Hermann, que tout dépend de l'intention qu'on a en voulant dire quelque chose à quelqu'un.
Parfois on peut mélanger une vraie volonté de dire quelque chose à l'autre parce qu'on pense que ça lui sera utile ; et un désir de "briller" ou de lui dire un truc "bien senti", qui va le déstabiliser par exemple.
Faut faire gaffe à ce qu'on peut avoir envie de dire pour prendre le pouvoir sur l'autre ou pour vérifier qu'on peut l'atteindre par ses paroles.

Et puis ne jamais oublier que on voit toujours plus facilement les choses chez les autres que chez soi, et que c'est facile d'oublier de se regarder soi-même en préférant plutôt dire aux autres leurs "quatre vérités".

En gros s'occuper du jardin de l'autre plutôt que du sien propre.

Donc pour répondre à ta question Hermann, je dirais que si on est conscient que ce qu'on voit et qu'on voudrait dire ne sera pas utile à la personne, alors la prise de conscience jusqu'au bout c'est donc de se rendre compte que ce qu'on veut lui dire c'est pas dans un but "altruiste", c'est seulement pour soi (donc "égoïste).
En général quand on a reconnu ça complètement en soi, ben ça coupe naturellement toute envie de dire ce qu'on voulait dire à la personne.

Citation :
Plus sérieusement, j'ai pris conscience de ce problème chez moi et je m'efforce d'écouter sans interrompre l'autre, sans donner mon avis, sans poser de questions, et en les gardant pour plus tard.

J'ai beaucoup bossé ce truc-là aussi, et j'en suis arrivée à essayer surtout de sentir le "flux" qui circule dans une discussion ou un échange.
Par exemple parfois, c'est juste et fluide de poser une question, même si l'autre a pas complètement fini tout son déroulement de pensée ; s'imposer un petit peu pendant un temps de ne jamais interrompre l'autre, permet d'observer son propre mental, et alors ensuite petit à petit de revenir à une fluidité et spontanéité dans la discussion, afin que ça soit pas non plus "religieux", genre surtout pas interrompre, surtout pas ci ou ça, que ça reste vivant et fluide.



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Hermann
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Sam 5 Nov 2011 - 0:53

maïna a écrit:
Donc pour répondre à ta question Hermann, je dirais que si on est conscient que ce qu'on voit et qu'on voudrait dire ne sera pas utile à la personne, alors la prise de conscience jusqu'au bout c'est donc de se rendre compte que ce qu'on veut lui dire c'est pas dans un but "altruiste", c'est seulement pour soi (donc "égoïste).
C'est en effet ce que j'essayais de dire.

maïna a écrit:
En général quand on a reconnu ça complètement en soi, ben ça coupe naturellement toute envie de dire ce qu'on voulait dire à la personne.
Oui, tu suggères ma question telle que j'aurais dû l'exprimer (mais je pense que la réponse est loin d'être aussi simple...) : comment fait-on pour le reconnaître complètement en soi ?


maïna a écrit:
Par exemple parfois, c'est juste et fluide de poser une question, même si l'autre a pas complètement fini tout son déroulement de pensée ; s'imposer un petit peu pendant un temps de ne jamais interrompre l'autre, permet d'observer son propre mental, et alors ensuite petit à petit de revenir à une fluidité et spontanéité dans la discussion, afin que ça soit pas non plus "religieux", genre surtout pas interrompre, surtout pas ci ou ça, que ça reste vivant et fluide.

Voilà, ce que je voulais dire c'est que c'est moins facile qu'il n'y paraît de trouver le juste milieu, d'arriver à un juste équilibre.
Parce que si on laisse parler l'autre sans rien dire de peur de l'interrompre et risquer de lui dire une chose déplaisante, d'émettre un avis qui ne soit pas parfait, etc., ce qui ne serait pas spirituellement correct, on peut parfois laisser l'autre parler pendant des heures...
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Sam 5 Nov 2011 - 9:28

..............et dans ce cas de ne plus s'exprimer. Je connais bien ce souci là. Au bout d'un moment je me suis sentie étouffée par les mots que je ne prononçais plus. Et il y a des "autre"s qui en profitent très habilement. C'est pourquoi sur ce forum "j'ose l'ouvrir". Tant pis si j'ai l'impression parfois désagréable de me mêler de tout.
Ceci étant, comme le dit profx, parler et écrire ce n'est pas la même, écouter et lire non plus. silent
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Sam 5 Nov 2011 - 11:07

Simplement parler, comme si on été en théraphie, en questionnement,en mal-être est le lot de la majorité de nos discours ; mais qu'il est doux d'entendre une personne qui n'a rien à prouver, à vendre, à se plaindre, à démontrer. C'est ce que j'appelle la méditation active à plusieurs : seul est en commun notre volonté d'aller plus loin que les mots, cela débouche inévitablement sur un silence joyeux. Parler/écouter est un art qui apporte beaucoup de bonheur à ce niveau : entendre sa voix chez l'autre, mettre en mots des paroles inconnus, sortir de notre environnement culturel si sécurisant, se mettre à nu , ne plus souffrir de l'incompréhension...
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maïna
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Sam 5 Nov 2011 - 12:34

Citation :
Oui, tu suggères ma question telle que j'aurais dû l'exprimer (mais je pense que la réponse est loin d'être aussi simple...) : comment fait-on pour le reconnaître complètement en soi ?

Tu veux dire pour en prendre conscience ? ou pour le reconnaître pleinement ?
dans le premier cas je pense que c'est en développant l'observation de toi-même ; dans le deuxième, c'est par honnêteté avec soi...

Quand on "traque" son ego, et son mental, on est bien obligé d'avaler quelques couleuvres desfois, de se voir pas aussi joli qu'on aurait aimé.

C'est plus dur d'être honnête pleinement avec soi à l'intérieur de soi, que de dire aux autres par exemple qu'on sait qu'on est dans le mental ou dans l'ego.
Quand on le dit à l'extérieur, on se dédouane en partie par le fait de reconnaître verbalement.
Quand on est tout seul à l'intérieur de soi, bon ben voilà... on se voit dans le miroir, desfois c'est pas chouette, et on a personne à qui le raconter, on est obligé de l'assumer tout seul en face de soi.

C'est probablement la chose la plus difficile à faire et c'est aussi à mon sens pourquoi dans les milieux spirituels on croise pas mal de gens qui passent leur temps à te parler de leur ego et de leur mental, comme si c'était des méchants vilains petits enfants qui ont fait ci et ça.
Ce qui est juste une manière de les extérioriser et de pas les assumer.
(NB : je dis pas ça pour toi du tout, c'est une remarque générale, je rebondis sur le sujet de l'honnêteté avec soi-même).

Moins on parle de son mental et de son ego, et plus on les voit clairement, à l'intérieur.

Citation :
Parce que si on laisse parler l'autre sans rien dire de peur de l'interrompre et risquer de lui dire une chose déplaisante, d'émettre un avis qui ne soit pas parfait, etc., ce qui ne serait pas spirituellement correct, on peut parfois laisser l'autre parler pendant des heures...

Y'a beaucoup de notions différentes dans ta phrase...
"de peur de l'interrompre" -> là il s'agit de peur
risquer de lui dire une chose déplaisante, ça c'est encore autre chose.
ce qui ne serait pas spirituellement correct, ça c'est encore encore autre chose Laughing

Bon déjà moi ce que ça m'évoque c'est un truc tout simple : faut pas se forcer à parler avec des gens avec qui ça nous ennuie.

La force d'un échange, la force qui permet la fluidité dans une conversation, vient de l'amour, et du respect profond, de soi et de l'autre.
Si déjà à la base on est en train de parler avec quelqu'un avec qui le respect déjà, gloups, ça a du mal, (ou bien avec qui on n'a pas vraiment de plaisir réel à discuter mais on s'est retrouvé dans cette situation par habitude ou par obligation) ben vaut mieux pas trop chercher à ce que ça se passe fluidement. En général dans ces cas-là, c'est guindé, c'est implicitement tendu et ça tourne dans le mental et l'ego, parce que chacun ne dit pas la moitié de ce qu'il pense réellement.

Après tout dépend le mode de communication que tu as mis en place même implcitement avec tes amis.
Moi selon mes amis les choses sont très différentes, c'est une question d'adaptation. J'ai une amie avec qui on est beaucoup sur le mode écouter jusqu'au bout avant de parler.
On a participé toutes les deux à des cercles de paroles, dans lesquels celui qui parle peut aussi garder le silence, tant qu'il a le bâton de parole, personne d'autre ne parle. C'est un excellent exercice d'ailleurs pour apprendre à écouter sans interrompre.
Donc quand on parle ensemble cette amie et moi, on reproduit implicitement et naturellement le principe du cercle de parole.

Avec une autre amie on se lâche plus et on se laisse aller dans le côté pipelette, qu'on est autant l'une que l'autre, mais on s'écoute quand même profondément, en fait ceci est possible parce qu'on a chacune un ressenti clair des énergies et une forte empathie à l'autre, donc quand l'autre raconte un truc très important pour elle, on va pas la couper et on l'écoute avec tout son coeur, et puis ensuite reviennent les momenst plus légers d'échange...
Mais avec cette amie, ça se base donc sur le ressenti, on sait, on sent quand on peut intervenir, interrompre, ou pas.

Et ainsi de suite, je vais pas te faire le détail de tout, mais chaque amitié, chaque relation particulière a son mode particulier d'échange, qui s'ajuste aussi selon la façon d'être des deux personnes qui sont uniques.

Pour les relations disons moins proches, ou les gens que je rencontre pour la première fois, j'observe et j'écoute (c'est le cas de le dire), c'est à dire que j'écoute aussi quelle est leur manière de s'exprimer et d'écouter.
Sans catégoriser les gens non plus, je repère assez rapidement à qui je peux parler ou pas, et qui j'ai envie d'écouter ou pas.

L'écoute est un processus qui part d'abord de soi.
Si on ne s'écoute pas soi-même on ne peut écouter personne, c'est une loi de base.
Donc déjà si tu ne t'écoutes pas dans le choix de ton interlocuteur, si tu t'obliges par exemple à parler à quelqu'un, ben je pense que c'est quasiment impossible d'écouter pleinement et authentiquement cette personne, déjà parce qu'en lui parlant et en la laissant te parler, tu as transgressé le respect de toi-même.

Et puis écouter ça ne veut pas dire non plus se laisser noyer et envahir par les problèmes et l'histoire de l'autre.

Enfin bref, tout ça ça dépend des situations.

Mais de manière générale, ce que je veux dire c'est que : on est obligé d'écouter personne.
D'abord s'écouter soi.
Et l'écoute des autres devient alors possible.

Pour en revenir sur ta phrase de départ, ce qui pourrait être déplaisant, c'est très relatif. Ca dépend de la personne en face.

Ce que je dirais c'est déjà d'être encore plus vigilant quand on est avec quelqu'un qu'on connait depuis longtemps et avec qui y'a beaucoup de passé commun. Parce qu'alors il y a des chances qu'il y ait aussi plus de casseroles, et de motifs inconscients dans les échanges.
Perso je me suis jamais autant traquée qu'avec ma famille ou mes amis de longue date.
Avec les autres, j'ai beaucoup moins de passif, donc déjà quand je leur parle ou que je les écoute, je sais qu'il y a pas 40000 ans d'histoire qui nous contemplent en plus dans ma tête bien planqués.

Je dis ça parce qu'en général, quand on juge "déplaisant" dans sa tête, ça veut dire qu'on a déjà une idée du fait que la personne va trouver ça déplaisant, et donc qu'on la connait un minimum (ou qu'on croit la connaître).
Déplaisant suppose l'appréciation de l'autre, or ça tu ne peux jamais le connaître en réalité, une personne peut même te surprendre, donc on ne peut pas se baser là-dessus.

De manière plus globale, pour moi ce post pose aussi la question de : quelle est la place de parler et écouter en nous ?
Je veux dire que, au niveau conditionné, que représentent la parole et l'écoute en nous ?
On a tous une histoire avec la parole, parce qu'on a tous appris à parler un jour, et que cet apprentissage s'est fait dans un certain contexte.
Or on ne peut pas apprendre à connaître profondément son rapport à la parole si l'on n'a pas examiné le contexte où on a appris à parler.

Donc avant d'essayer d'écouter les autres, écouter en soi, et écouter la parole et l'écoute en soi, ce que ça veut dire, à quoi ça renvoie.
Pour certains l'écoute est vécue comme de la passsivité, possiblement désagréable.
Evidemment si dans l'enfance ils se sont faits noyer de paroles de quelqu'un de leur entourage proche, et qu'ils ont toujours subi le fait d'écouter, alors il y aura tout un travail de nettoyage à faire sur la notion même d'écoute.
Et il y a autant de variantes que d'individus, de contextes familiaux...

Avant de vouloir écouter l'autre, savoir pourquoi on parle ou on se tait, pourquoi on peut écouter certaines choses et pas d'autres, quelle place et quelle fonction ont la parole et l'écoute pour soi.


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Hermann
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Dim 6 Nov 2011 - 7:43

maïna a écrit:
Citation :
Oui, tu suggères ma question telle que j'aurais dû l'exprimer (mais je pense que la réponse est loin d'être aussi simple...) : comment fait-on pour le reconnaître complètement en soi ?

Tu veux dire pour en prendre conscience ? ou pour le reconnaître pleinement ?
dans le premier cas je pense que c'est en développant l'observation de toi-même ; dans le deuxième, c'est par honnêteté avec soi...
Ni l'un ni l'autre. Si je n'en avais pas conscience et si je ne le reconnaissais pas, je ne pourrais pas en parler.
Ma question c'était plutôt, grosso modo, comment faire pour être en permanence dans un juste équilibre dans ses conversations avec les autres.
(Mais finalement tu y réponds plus loin, je crois...).

Oui c'est le chose la plus difficile à faire.

maïna a écrit:
Quand on "traque" son ego, et son mental, on est bien obligé d'avaler quelques couleuvres desfois, de se voir pas aussi joli qu'on aurait aimé.

C'est plus dur d'être honnête pleinement avec soi à l'intérieur de soi, que de dire aux autres par exemple qu'on sait qu'on est dans le mental ou dans l'ego.
Quand on le dit à l'extérieur, on se dédouane en partie par le fait de reconnaître verbalement.
Quand on est tout seul à l'intérieur de soi, bon ben voilà... on se voit dans le miroir, desfois c'est pas chouette, et on a personne à qui le raconter, on est obligé de l'assumer tout seul en face de soi.

C'est probablement la chose la plus difficile à faire et c'est aussi à mon sens pourquoi dans les milieux spirituels on croise pas mal de gens qui passent leur temps à te parler de leur ego et de leur mental, comme si c'était des méchants vilains petits enfants qui ont fait ci et ça.
Ce qui est juste une manière de les extérioriser et de pas les assumer.
(NB : je dis pas ça pour toi du tout, c'est une remarque générale, je rebondis sur le sujet de l'honnêteté avec soi-même).

Moins on parle de son mental et de son ego, et plus on les voit clairement, à l'intérieur.
Oui, c'est vrai. Cependant ça me parait moins malhonnête de dire (pour caricaturer) "c'est à cause de mon ego" ou "c'est à cause de mon mental" que de dire "c'est à cause des autres", "c'est à cause du hasard", "c'est à cause de mes parents", "c'est à cause de la société" ou "c'est à cause de toi" (affirmations beaucoup plus répandues, mais en même temps je ne fréquente pas les milieux spirituels).


maïna a écrit:
Bon déjà moi ce que ça m'évoque c'est un truc tout simple : faut pas se forcer à parler avec des gens avec qui ça nous ennuie.

La force d'un échange, la force qui permet la fluidité dans une conversation, vient de l'amour, et du respect profond, de soi et de l'autre.
Si déjà à la base on est en train de parler avec quelqu'un avec qui le respect déjà, gloups, ça a du mal, (ou bien avec qui on n'a pas vraiment de plaisir réel à discuter mais on s'est retrouvé dans cette situation par habitude ou par obligation) ben vaut mieux pas trop chercher à ce que ça se passe fluidement. En général dans ces cas-là, c'est guindé, c'est implicitement tendu et ça tourne dans le mental et l'ego, parce que chacun ne dit pas la moitié de ce qu'il pense réellement.

Non, c'est tout sauf simple. Ce n'est simple que sur le papier.
Je donne un exemple concret.
J'ai un ami que j'aime beaucoup, qui est adorable et brillant, et que je vois beaucoup.
Cependant il a des problèmes d'écoute et d'expression.
Quand il parle, il a tendance à répéter plusieurs fois la même chose (ça tourne un peu en boucle) ; à chercher ses mots ; à raconter des anecdotes avec moult détails, au lieu de s'en tenir à l'essentiel, ce qui pourrait tenir en 2 mn et non 15 ; et à s'égarer, passer d'un sujet à l'autre sans continuité.
C'est pourtant quelqu'un d'extrêmement intelligent.
Parfois je le recadre un peu, je lui demande où il veut en venir ou je lui demande quel est le rapport entre ce qu'il est en train de dire et ce dont il parlait initialement.
Par ailleurs, quand je raconte quelque chose, il a tendance à me couper la parole au bout de deux phrases, et à raconter longuement une expérience personnelle à partir d'un mot ou une phrase dans mon discours, ou à donner longuement son avis, pas toujours pertinent, alors que je n'ai rien demandé, et qui dévie bien souvent sur tout autre chose et peut durer longtemps. Et quand je veux reprendre la parole, il me demande de le laisser finir. Dans un bon jour je trouve ça drôle tellement c'est gros (et sans malice), dans un moins bon ça peut m'agacer un peu. Mais rien de grave.
Il a aussi tendance à répondre, quand je dit quelque chose de certain, une donnée factuelle incontestable, pas une interprétation : "possible...", "peut-être...". Bon là c'est un peu agaçant et assez incompréhensible. Laughing
Dois-je pour autant ne plus le voir, arrêter de lui parler ?
Non. Il a des problèmes de communication (dont il est conscient dans une certaine mesure) mais c'est un très bon ami, qui a beaucoup de qualités, c'est enrichissant de le fréquenter, surtout si on fait l'effort de passer outre ces inconvénients.
Et puis ça fait partie de sa personnalité, mieux vaut en rire gentiment (c'est plus facile à plusieurs que quand je suis seul avec lui).
Ça ne m'ennuie pas de parler avec lui, au contraire, la seule chose qui me dérange c'est que ça occasionne des pertes de temps et d'énergie qui pourraient facilement être évitées (enfin, pas facilement pour lui, donc je ne peux pas lui en vouloir). Et d'autre part, ça me dérange pour lui qu'il ait ces problèmes de communication, dont il doit souffrir, même s'il ne le dit pas explicitement.
Ce qui est en cause, ce n'est pas du tout son honnêteté ou son respect pour son interlocuteur. Encore moins ses facultés intellectuelles.
C'est quelqu'un qui se fuit, dans le travail (purement intellectuel et à très haut niveau) et dans la lecture. Et qui fuit les autres. Il le reconnait d'ailleurs parfois. C'est pourtant quelqu'un qui a beaucoup de valeur, et quelque part ça me fait mal pour lui.
Mais il ne veut pas entendre parler de démarche thérapeutique, encore moins de démarche spirituelle (et pourtant il a typiquement le profil de ce genre de personnes).
J'ai cependant remarqué que depuis qu'on se voit plus souvent, au fur et à mesure ses discours deviennent plus fluides, moins laborieux, et sa qualité d'écoute un peu meilleure.
Désolé, je digresse un peu.

maïna a écrit:
L'écoute est un processus qui part d'abord de soi.
Si on ne s'écoute pas soi-même on ne peut écouter personne, c'est une loi de base.
Donc déjà si tu ne t'écoutes pas dans le choix de ton interlocuteur, si tu t'obliges par exemple à parler à quelqu'un, ben je pense que c'est quasiment impossible d'écouter pleinement et authentiquement cette personne, déjà parce qu'en lui parlant et en la laissant te parler, tu as transgressé le respect de toi-même.

Et puis écouter ça ne veut pas dire non plus se laisser noyer et envahir par les problèmes et l'histoire de l'autre.
Oui, je suis d'accord...
Pour ma part, quand je n'ai pas envie de parler avec quelqu'un, parce que ça ne présente aucun intérêt ni pour moi ni pour cette personne, je ne fais aucun effort pour ça, je le fais bien comprendre, ce n'est pas très sympa mais au moins c'est clair.

maïna a écrit:
Mais de manière générale, ce que je veux dire c'est que : on est obligé d'écouter personne.
Par contre j'avoue que quand quelqu'un de proche et que j'aime me parle, en particulier s'il va mal, je reconnais que j'ai beaucoup de mal à ne pas l'écouter, à ne pas être présent.
Mais peut-être est-ce égoïste dans la mesure où sans doute dans le fond je n'ai pas envie de culpabiliser ni que cette personne m'en veuille.

maïna a écrit:
Pour en revenir sur ta phrase de départ, ce qui pourrait être déplaisant, c'est très relatif. Ca dépend de la personne en face.
En fait si je disais ça, c'est parce qu'on m'a souvent montré, et explicitement dit à plusieurs reprises, que j'avais tendance à mettre les autres face à des vérités, et qu'ils n'aimaient pas ça, donc qu'il valait mieux que je me taise pour ne pas bousculer leurs convictions. Et je crois que j'ai un peu de mal à savoir que faire avec ça, à savoir quand c'est utile que je parle ou que je me taise, en fonction de la personne, de la situation, du moment, de mon propre état d'esprit à ce moment-là.
Peut-être qu'au fond j'ai trop besoin de l'approbation des autres, et surtout trop besoin d'éviter leur désapprobation. Et c'est sûr que je doute trop de moi.

maïna a écrit:
Ce que je dirais c'est déjà d'être encore plus vigilant quand on est avec quelqu'un qu'on connait depuis longtemps et avec qui y'a beaucoup de passé commun. Parce qu'alors il y a des chances qu'il y ait aussi plus de casseroles, et de motifs inconscients dans les échanges.
Perso je me suis jamais autant traquée qu'avec ma famille ou mes amis de longue date.
Avec les autres, j'ai beaucoup moins de passif, donc déjà quand je leur parle ou que je les écoute, je sais qu'il y a pas 40000 ans d'histoire qui nous contemplent en plus dans ma tête bien planqués.
Absolument...

maïna a écrit:
Je dis ça parce qu'en général, quand on juge "déplaisant" dans sa tête, ça veut dire qu'on a déjà une idée du fait que la personne va trouver ça déplaisant, et donc qu'on la connait un minimum (ou qu'on croit la connaître).
Déplaisant suppose l'appréciation de l'autre, or ça tu ne peux jamais le connaître en réalité, une personne peut même te surprendre, donc on ne peut pas se baser là-dessus.
Oui, tu as raison. Ça m'est souvent arrivé de dire quelque chose qui me semblait comporter un risque de choquer la personne, et que celle-ci y réagisse en fait très bien. Mais à l'inverse il m'est bien plus souvent arrivé de dire quelque chose de légitime et pas du tout malveillant, et éventuellement anodin, sans conséquences, et que cette personne soit choquée. Plus étonnant : ça m'arrive souvent que des personnes prennent mal des choses positives dites sur elles (mais dont elles n'avaient pas forcément conscience)...

maïna a écrit:
Pour certains l'écoute est vécue comme de la passsivité, possiblement désagréable.
Oui, c'est vrai. On n'est pas dans une société qui favorise l'écoute. Qui est pourtant loin d'être passive quand on écoute vraiment.

Et merci pour ta réponse.
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Izartegia
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MessageSujet: Re: Savoir écouter avant de parler   Dim 6 Nov 2011 - 10:35

La communication non-violente : c'est magique !!!

Ginott, Rosenberg, Gordon ... (Krishnamurti : regardez comment il écoute / l'attention, le secret du bonheur selon moi, être attentif à soi -émotions, sentiments, énergie, à l'aise, malaise, etc - et attentif à l'autre, à ses mouvements, gestes, mots, énergie, etc) ...

Ecoute active + CNV .... Cela fait des miracles au niveau relationnel (avec soi-même et avec les autres) évidemment comme le dit Maïna lorsqu'on est honnête avec soi-même et qu'on accepte de se regarder en face et d'apprendre à se connaitre ...

Il y a également le respect de soi et de l'autre ... On apprend à connaitre l'autre, ainsi que soi, en relation aussi et il me semble évident que c'est en apprenant la sensibilité de l'autre au fur et à mesure de la relation que l'on peut la respecter de mieux en mieux ... Mais ne pas oublier de se respecter soi meme aussi et naturellement !
Donc oui, etre attentif aux natures des relations (manipulatoire/ de pouvoir à éviter ....).

Bien à vous !
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