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 La peur

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Anaëlle
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MessageSujet: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 13:00

En ce qui concerne la peur, on entend beaucoup dire "n'ayez pas peur", "évitez la peur", etc... et, inconsciemment, les gens font de la peur une ennemie dont il faut avoir peur... Quel paradoxe !

Beaucoup de personnes "spiritualistes" se disent : "Voilà, j'ai appris que la peur est une mauvaise chose pour mon bien-être, alors j'ai décidé de ne pas avoir peur" et elles se mettent à nier la peur comme si elle n'avait jamais existée... mais, voyez-vous, ceci est une fuite narcissique, un genre de récupération de l'ego qui peut devenir sournois, voire dangereux.

Si nous sommes confrontés à la peur à un tel degré aujourd'hui, c'est qu'il y a une grande raison, c'est même je pense une étape initiatique essentielle si nous voulons passer à un nouveau plan d'évolution. C'est pourquoi, en ce qui me concerne, je le dis clairement : oui, toutes ces choses négatives voulues par le NOM (vaccination, etc..) me font peur... mais depuis quelques années, j'ai appris à, non pas à nier ma peur, mais au contraire, je l'observe, je cherche à comprendre son mécanisme, ses effets sur moi, etc... et je me rend bien compte ainsi qu'elle n'a plus les effets néfastes qu'elle avait sur moi lorsque je la fuyais.

La peur est un sujet que j'ai beaucoup étudié il y a quelques années en arrière, j'ai voulu savoir ce qu'elle est réellement et cherché des clefs psychologiques et spirituelles pour s'en libérer.

J'ai découvert que la peur est reliée essentiellement à un sentiment de rupture et d'isolation et que pour s'en libérer, il y a tout un travail de reconnexion avec soi-même et avec les autres à réaliser.

Beaucoup reconnaissent aujourd'hui que la peur est une réalité omniprésente, en soi comme en société. La question clé que l'on pose généralement est : Sous quelle forme la peur se manifeste-t-elle en vous ? Avez-vous peur de perdre votre travail ? de tomber malade ? de manquer de quelque chose ? Avez-vous peur qu'on vous vole ? qu'on vous agresse ? Avez-vous peur de prendre une décision ? de déménager ? d'être seul ? de vieillir ? de perdre votre conjoint ? de mourir ?

Il est clair que la peur est présente chez la plupart d'entre nous, et elle est également présente au niveaux des collectivités de façon incroyable. Vous ne serez sans doute pas soulagés de savoir que les autres ont peur aussi, que vous n'êtes pas tout seul... au mieux, ça vous soulagera peut-être de la peur d'être anormal ! Rassurez-vous, la peur est presque partout dans notre civilisation actuelle. Les recherches démontrent de plus en plus que la plupart des maladies physiques et psychiques sont reliées directement à l'anxiété, l'angoisse, la peur.

A ce niveau, ceux qui souffrent de peurs pathologiques et qui veulent retrouver leur santé physique devraient d'abord se tourner vers des thérapies qui leur permettent de trouver un certain équilibre. La peur n'est pas uniquement active au niveau psychique, des chercheurs ont pu démontrer qu'il y a des fondements physiologiques et organiques dans les différentes expressions de peur. Il y a quelques années, des scientifiques avaient identifié un lien étroit entre un gène particulier et les personnes qui souffraient d'anxiété, d'angoisse, de pessimisme, de pensées négatives, etc...Ils avaient même découvert les facteurs qui permettent les dispositions favorisant la peur de se mettre en place, parce que, même s'il y a une hérédité, une transmission génétique de prédisposition, il y a aussi des expériences dans la vie qui font en sorte que l'on se prédispose, suite à ces expériences, à des manifestations de peur.

Par exemple, lorsque nous sommes confrontés à une expérience qui nous cause une grande peur, cela est "enregistré". Dans notre structure nerveuse, il y a comme un réseau qui s'établit, un chemin qui se trace, de telle sorte que lorsqu'on est ensuite confronté à des expériences moins importantes, le phénomène de la peur peut s'installer de plus en plus facilement. Il peut y avoir un événement psychologique important qui nous a traumatisé, par exemple une maladie grave ou un accident. Ici, le corps enregistre l'agression de la maladie et de la douleur et celle-ci laisse des traces qui font en sorte que, plus tard, la moindre petite agression peut déclencher tout le circuit de peur qui s'est installé lors de l'événement psychologique initial.

Autrement dit, il y a des prédispositions innées et il y a aussi des prédispositions acquises, en fonction des événements que l'on vit psychiquement mais aussi physiquement. Il est important de bien considérer cette dimension matérielle de la peur. Cela ne veut pas dire pour autant qu'on ne peut pas transcender ces prédispositions, qu'on ne peut pas faire tout un travail intérieur qui nous aide à minimiser leurs impact. Cependant, nous n'avons pas tous le même seuil de tolérance à l'agression et à l'expérience de la peur. Chacun est tout à fait différent face à cette problématique. C'est pourquoi c'est une chose qu'il faut bien saisir parce que cela vous permettra par la suite d'apporter une aide éventuelle qui rende conscient de ce phénomène que chacun vit par rapport à la peur, une problématique avec des intensités qui lui sont propres, en fonction des prédispositions innées ou acquises et en fonction, bien entendu, du travail que la personne fera sur elle-même.

Beaucoup de psychothérapeutes aujourd'hui enseignent des techniques qui permettent d'agir de façon à réduire considérablement la peur. On sait bien que chacun, selon son niveau de cheminement et selon les prédispositions initiales auxquelles il a été confronté, vivra les choses de façon différente. Mais s'il est vrai que la façon dont nous vivons la peur est très personnelle, la peur n'en demeure pas moins un mal qui est omniprésent dans notre société, dans toutes les sphères de l'activité humaine. Commencer quelque chose nous fait peur, achever quelque chose nous fait peur, le changement nous fait peur, on craint de ne pas être à la hauteur, on est terrifié par le succès comme par l'échec. La vie nous terrorise presque autant que la mort. L'âge importe peu dans cette histoire, ce n'est pas non plus une question de sexe ou de situation sociale et économique. Quelle que soit notre situation, la peur est un élément qui, tôt ou tard, nous touche dans l'une ou l'autre de nos sphères d'activités.

C'est pourquoi le traitement de la peur est une chose très importante. Mais
lorsqu'on se rend compte combien la peur s'enracine dans différents contextes et différentes situations, on découvre que c'est un problème très vaste et que, finalement, si la peur est omniprésente et qu'elle touche autant d'êtres humains, c'est parce qu'elle est liée à une problématique très profonde et universelle. Donc, quand on parle de travailler sur la peur, il s'agit en fait de mettre en pratique toutes ces théories qui nous ont été transmise depuis 200 ans, il s'agit d'utiliser tous ces outils qui visent une démarche de croissance psycho-spirituelle. Peut-être est-il bon de les rappeler : Mieux se connaître ; Positiver ; Lâcher prise ; Apprendre à rire ; Se fixer des objectifs ; Ne plus critiquer (ni soi-même ni autrui) ; Dire oui à la Vie ; Faire confiance ; Méditer ; Relaxer ; Apprendre à aimer, apprendre à donner et à recevoir...Tout cela peut effectivement contribuer d'une façon directe et efficace dans le traitement de la peur.

En fait, la peur caractérise ce que l'on appelle "le monde d'en-bas". Entendons par "le monde d'en-bas" le monde de la chute, ce monde déformé dans lequel nous évoluons et à propos duquel diverses enseignements nouveaux nous apportent des précisions tout à fait étonnantes. Cela a d'ailleurs toujours été une des grandes thématiques des "spiritualistes" que d'essayer d'expliquer le monde dans lequel nous sommes et sa divergence avec le monde prévu au départ, le monde archétypal, le monde originel.

Or, la peur s'introduit justement en fonction de cette expérience de la "chute", c'est-à-dire de cette situation dans laquelle nous sommes actuellement. La peur caractérise l'homme qui a "chuté", l'homme ancien, parce qu'elle est liée aux conditions d'existence de ce "monde d'en-bas". Vous ne serez donc pas étonnés d'apprendre que la peur touche presque universellement tous les êtres vivants et leurs collectivités.

Parmi les grandes clés, il y a l 'Unité qui vise justement à renverser ce phénomène de la "chute" et à retourner vers "le monde primordial", ce monde de communion et d'unité dont on nous parle tant depuis des millénaires. Toutes les grandes traditions spirituelles nous parlent de la nécessité de transformer ce monde dans lequel nous sommes aujourd'hui pour le conformer à nouveau aux plans initiaux et primordiaux.

Comprenons bien une chose qu'on nous dit de plus en plus : la peur n'était pas prévue au départ dans les plans de la Création, elle ne faisait pas partie de l'expérience de l'Eden, ce "Monde de l'Unité" dont parlent si bien les Amérindiens.

La grande clé pour travailler à la transformation de nos peurs passe nécessairement par cette reconstitution du Monde Primordial, ce monde de l'unité dans lequel nous étions auparavant, un monde où tout était communion. Les sages amérindiens qui tentent de nous expliquer la problématique actuelle de l'humanité et du monde, nous disent qu'il y avait même une unité parmi le peuple animal. Ils disent que le Grand Conseil des animaux prenaient des décisions unamimes et il n'y avait aucune division. C'était la même chose chez les hommes. Nos sociétés futures, pour survivre, devront suivre le modèle de gouvernement amérindien traditionnel, qui consiste à se réunir dans une tente du Grand Conseil et de faire en sorte que lorsqu'on ressort de la tente, tout le monde soit d'accord, parce qu'on a su instaurer une décision unanime.

Ceci est très intéressant et c'est une grande clé parce que ça nous montre une facette de ce "Monde Primordial", où il n'y a ni division ni agression ni rupture. Voyez-vous, quelle que soit la méthode employée, on en arrive toujours à la conclusion que la peur est liée à une expérience de rupture et d'isolation, et que la meilleure façon de combattre cela, c'est de réinstaurer un état de communion à l'intérieur de soi et avec les autres, et de transmettre cet esprit de communion à l'échelle des communautés et, pourquoi pas, du monde.

Comme autre clé, il y a l'estime de soi.
Evidemment, par rapport à des aspects beaucoup plus pratiques, lorsqu'on est confronté à la peur à un niveau beaucoup plus immédiat, sans en faire une grande réflexion métaphysique et sans nécessairement commencer à faire un travail en profondeur (qui reste quand même le but ultime), il est intéressant de savoir aussi que les peurs sont très liées à une problématique qui peut se résumer de la manière suivante : Je ne serais pas en mesure d'assumer.

En effet, derrière la peur, il y a toujours une problématique d'estime et de confiance en soi. Lorsqu'on analyse le phénomène de la peur jusqu'à ses racines, on découvre que, finalement, la véritable peur, c'est quand on n'arrive pas à faire face à quelque chose. Quelque soit la forme de la peur, quand on remonte de forme en forme, de cause en cause, il est vrai qu'on en arrive toujours à cet ultime retranchement de la peur qui nous fait dire : "je ne sais pas si je pourrais assumer. Je crains de ne pas pouvoir assumer telle situation, telle expérience qui se présente."

On sait donc que, hormis ce premier point - à savoir que la peur est liée à un état de rupture, de séparation avec la source, avec l'autre, avec soi-même -, on doit aussi à travailler sur ce problème de l'estime de soi. On aura donc à travailler sur un problème de confiance en soi (problème qui n'est d'ailleurs pas indépendant du premier) et, pour réduire considérablement l'impact de la peur, on devra parvenir à pouvoir affirmer cette grande clé : Tout peut m'arriver, je saurais faire face !

C'est la phrase-clé ! Si vous ne retenez que cela pour aujourd'hui, ce sera déjà un grand pas accompli. C'est la clé qui concerne la cause profonde de la peur, à savoir cette méfiance et ce manque d'estime par rapport à soi-même qui nous amène à douter de notre capacité à assumer les situations auxquelles nous serons confrontés. Il va de soi que cette capacité de pouvoir faire face ne peut provenir que de l'intérieur de soi-même. C'est pourquoi il importe de suivre une démarche qui consiste à reprendre contact avec notre dimension intérieure.

Beaucoup d'auteurs, mêmes certains qui n'œuvrent pas sur le terrain de la spiritualité, lorsqu'ils parlent de la peur, débouchent sur quelque chose qui ressemble à cette spiritualité dans le sens où cela nécessite de puiser dans nos réalités et forces intérieures, ceci afin de pouvoir faire face de manière efficace et précise. En effet, dans la mesure où vous avez vraiment conscience qu'il y a en vous une force qui est présente et illimitée, vous pouvez toujours faire face, non pas en étant seul(e), non pas en ne comptant que sur votre valeur propre (ce qui est déjà énorme), mais parce que vous savez aussi vous relier à quelque chose de plus grand que vous.

C'est toute la démarche initiatique que certains tentent encore de dégrader
alors que c'est une démarche si belle. Tous les grands sages nous invitent toujours à lutter contre la peur de l'intérieur vers l'extérieur. St Augustin disait : "De l'extérieur vers l'intérieur, et de l'intérieur vers le supérieur." En effet, gardons à l'esprit qu'à l'intérieur, il y a un espace qui nous relie à une instance supérieure à notre conscience et à laquelle nous devons savoir nous rattacher si nous voulons pouvoir traverser les épreuves de la vie de façon correcte et harmonieuse. Donc, ce mouvement de l'extérieur vers l'intérieur et de l'intérieur vers le supérieur est aussi une grande clé pour transcender la peur.

A suivre...
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Anaëlle
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 13:13

Ensuite, il y a le langage
Pour un peu mieux comprendre comment il est possible de se libérer de ses
peurs, il y a aussi tout un travail à faire au niveau de notre vocabulaire. Les Anciens nous disent que ce qui souille l'homme n'est pas ce qui entre en lui mais ce qui en sort. En effet, la parole a un pouvoir de se matérialiser et c'est pourquoi le choix des mots a une très grande importance. Lorsqu'on veut vraiment faire un travail sur soi qui puisse nous permettre de retrouver cette estime de soi, de retrouver cette possibilité que l'on a de passer de l'extérieur à l'intérieur et de l'intérieur au supérieur, c'est-à-dire de se relier à soi-même et à la Source - eh bien, il faut savoir que le vocabulaire est très important à ce niveau !

Le Dr. Suzanne Geffers nous dit que " pour lutter contre nos peurs et pour les transcender, il y a tout un vocabulaire à transformer quotidiennement, dans l'expérience de tous les jours, parce que ce que l'on pense et ce que l'on dit conditionne notre vie quotidienne avec un impact beaucoup plus important que ce que l'on s'imagine."

On peut donc faire un travail qui consistera, pour les jours qui viennent, à porter une attention très particulière à notre langage. Nous allons devoir, quotidiennement, faire attention à la façon dont nous pensons les choses et à la façon dont nous les formulons.

Voyons les éléments les plus intéressants : Les choses à ne pas dire et les choses à dire

Ce qu'il ne faut pas dire, c'est "Je ne peux pas". Lorsque vous vous retrouvez dans une situation où vous avez envie de dire "Je ne peux pas", dites plutôt "je ne veux pas". Tachez de voir ce que cela implique de passer de l'une à l'autre de ces deux affirmations. Vous verrez le changement au niveau de la façon de penser et au niveau de la façon de les dire (puisque c'est là que vous matérialisez concrètement votre pensée).

Il a été largement démontré que le langage est un pouvoir puissant. Par exemple, lorsqu'un juge dit, à l'issu d'un procès, que vous êtes coupable, c'est juste un mot qu'il prononce et pourtant ca fait toute la différence, n'est-ce pas ? Idem pour le jour du mariage lorsque vous dites : "Oui, je le veux", ce ne sont que quatre mots mais vous voyez l'impact considérable que ceux-ci peuvent avoir sur votre vie !

Étant pleinement conscient que la parole est créatrice, si vous dites "Je ne peux pas", il y a toute une dynamique intérieure qui se met en place par le fait que, d'une part, pour le dire, vous l'avez pensé, et d'autre part, en le disant, vous le matérialisez. Cela crée en vous un esprit d'impuissance face à une situation. Alors que si vous dites "Je ne veux pas", d'abord c'est beaucoup plus conforme à la réalité, et cela donne une dimension totalement différente dans votre rapport avec la chose en question.

Donc, travaillez déjà là-dessus : Ne dites plus : "Je ne peux pas", mais dites "Je ne veux pas".

Voici une petite liste sur laquelle nous pouvons travailler :

Il ne faut pas dire : "Je devrais" mais "Je pourrais". Là encore, saisissez bien toute la nuance.

Il ne faut pas dire : "Ce n'est pas de ma faute" mais "Je suis pleinement responsable" ; ici, c'est même très important car on a tous cette tendance à dire "C'est pas de ma faute !", cette manie de toujours se déresponsabiliser. Donc, si vous vous entendez le dire, vous vous reprenez tout de suite et vous dites "Je suis pleinement responsable". Et si vous entendez quelqu'un dire "C'est pas de ma faute", vous lui répondez "Tu es pleinement responsable !" Cultivez toujours (avec amour et humour) ce sens de la responsabilité !

Il ne faut pas dire : "C'est un problème" mais plutôt : "C'est une chance".

Il ne faut pas dire : "Si seulement on m'avait suivi, si seulement on m'avait écouté, etc." mais : "A la prochaine fois !".

Il ne faut pas dire "Que vais-je faire ?", mais il faut dire "Je vais assumer".

Il ne faut pas dire "C'est affreux" , mais il faut dire "C'est une belle leçon".

Il ne faut pas dire "Je ne suis pas satisfait", mais il faut dire "J'ai envie d'apprendre".

Allez, un petit dernier : Il ne faut pas dire "La vie est un combat", Il faut dire "La vie est une aventure" !

A suivre...
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Anaëlle
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 13:34

Alors allons-y pour la suite...

OUI A LA VIE !
Comme nous venons de le voir plus haut, cette transformation positive de
notre pensée et de notre langage est une autre façon de comprendre qu'il est important de dire Oui à la Vie ! Si nous voulons lutter contre la peur ou si nous voulons transcender en nous ses mécanismes, l'un des éléments fondamentaux est d'apprendre à dire oui à la Vie, oui à la Joie, mais aussi, oui à la peine, oui aux événements qui se présentent, quels qu'ils soient. C'est ici, en fait, l'idée de vivre au présent en dehors de toute attitude qui serait conflictuelle par rapport à la Vie.

Cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas nourrir des idéaux, des projets, mais dans le contexte de la vie quotidienne, il est très important, ne serait-ce que pour transcender cela par la suite, de d'abord dire oui aux choses telles qu'elles se présentent.

Nous avons vu précédemment que lutter contre la peur, c'est intégrer les grands principes de toutes les démarches initiatiques, et nous avons ici, justement, un de ces grands principes à comprendre : être capable de dire oui aux choses de la Vie et, quelles que soient ces choses, on peut "Faire".

Nous avons également vu qu'il ne faut pas dire "Je ne suis pas en mesure
d'assumer", mais plutôt : "Quoi qu'il se passe, je vais assumer". Lorsque nous sommes capables de travailler cela quotidiennement, de nous imprégner profondément de cette phrase, de cette façon de voir les choses, nous découvrons que, finalement, même si la vie ne nous donne pas ce que nous aurions souhaité, nous pouvons toujours faire quelque chose.

ll y a un adage oriental qui dit : "Si la vie t'offre des citrons, fais de la limonade !" (hi hi !!!)... Bon, c'est vrai qu'à priori, on peut souhaiter autre chose que des citrons, mais si c'est ce que la vie nous donne, on en fait quelque chose (un bonne limonade !) et non seulement on dit oui mais on dit aussi merci !

Si vous avez souhaité avoir de l'or et que la vie vous apporte de l'argile, vous pouvez très bien faire une belle poterie, vous pouvez peut-être même faire une pièce de céramique exceptionnelle, d'un esthétisme fou. Si on vous donne de l'argent, vous ferez un bijou en argent, si on vous donne du bois, vous ferez une sculpture en bois. Comprenez bien qu'avec l'un ou l'autre de ces éléments, vous pouvez toujours réaliser votre projet de sculpture.

Tout ceci pour bien montrer que dans ce oui à la Vie, nous ne sommes plus en rupture avec ce qu'elle nous offre ; quoiqu'il nous soit offert, nous pouvons en faire quelque chose. Prenons par exemple deux hommes à
qui on va demander de préparer un repas végétarien. On les met chacun dans une pièce séparée, on leur donne un certain nombre d'éléments culinaires et ils doivent se débrouiller avec ce qu'ils ont sous la main. Le premier homme est un cuisinier de métier et comme il est habitué à avoir tout ce dont il désire, à un moment, il commence à se dire qu'il lui manque certains produits et cela commence à l'ennuyer, alors il doute, panique... et finalement, sa conclusion est de dire : "Non, je ne peux pas assumer cela.". Résultat : il ne réalise aucun plat.

De l'autre côté, le deuxième homme n'est qu'un cuisinier amateur, mais, ne sous-estimant pas ses valeurs, il va réussir un plat merveilleux et attrayant. Pourquoi ? Parce qu'il est plutôt du genre à se dire : "Quoiqu'il advienne, je vais assumer. J'ai un peu de légumes, un peu de fruits et de fromage de chèvre, un peu d'huile d'olive... Eh bien je vais faire avec !" Voilà une attitude qui permet de désarmer une peur même énorme, parce que si, comme le premier homme, nous assujettissons notre succès à des conditions extérieures, vraiment, il y a de quoi avoir peur parce qu'on semble alors ignorer que la vie ne nous donne pas toujours ce que l'on veut.

Eh oui, quand on se sent toujours dépendant des conditions extérieures, on
est condamné à avoir peur. Mais du moment où l'on sait que, quelles que soient les circonstances extérieures qui arrivent, on pourra faire quelque chose, on sera alors en mesure d'assumer au moment opportun. On le pourra parce qu'on aura su dire oui à la vie ! A ce moment là, la peur a beaucoup moins d'emprise sur soi.

La peur positive
Ceci étant dit, jusqu'ici, on a abordé la peur sous sa forme négative et sous sa forme pathologique, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut négliger la peur dans sa dimension positive. Comprenez bien que lorsqu'on veut analyser une problématique, il est toujours nécessaire de voir les deux aspects (positif et négatif) de la chose. Ce sera donc le cas ici avec la peur. Celle-ci n'est pas toujours négative : elle est négative lorsqu'elle devient pathologique et excessive, mais il y a aussi un aspect positif de la peur, et cela peut se résumer ainsi : la peur est un capteur d'attention. La peur est une disposition qui, en l'homme, en considérant le monde dans lequel il vit, peut être tout à fait bénéfique.

La peur a son utilité, un peu comme la douleur physique. La majorité des gens, lorsqu'ils souffrent d'une maladie physique, souhaitent voir la douleur disparaître au plus vite, même s'il faut pour cela simplement couvrir le symptôme. Ici, on entre dans le monde de l'aspirine !... qui, vous vous en doutez bien, n'était pas non plus prévue au départ dans les plans de la Création. Dieu a créé l'homme mais pas l'aspirine (hi hi !)... L'homme a inventé l'aspirine parce qu'il n'a pas compris que la douleur est aussi un capteur d'attention. En effet, la douleur nous fait prendre conscience qu'il y a quelque chose en nous à transformer, qu'il y a dans notre attitude un danger pour notre intégrité. C'est pourquoi le fait de nier la douleur, c'est nier un outil considérable qui permet à notre attention d'être attirée vers des choses à transformer.

Eh bien, la peur, c'est un peu la même chose. Elle nous permet de voir ou de percevoir un danger, elle nous permet d'avoir une attitude prudente, elle fait en sorte que notre attention soit bien éveillée par rapport à certains dangers auxquels nous pourrions être confrontés. Vous voyez bien qu'à ce moment-là, la peur devient tout à fait un élément intéressant parce qu'elle nous permet aussi d'amorcer une transformation.

C'est pourquoi si vous avez peur face à une situation, avant de penser que vous souffrez d'une pathologie et que c'est un aspect négatif qui risque de vous paralyser dans votre croissance et votre développement, posez-vous d'abord la question : Est-ce que cette peur est justifiée ? Est-ce que cette peur ne m'amène pas finalement à prendre conscience de certains dangers qui sont en face de moi ?

Évidemment, à ce moment-là, la peur doit être justifiée, elle doit être une réaction adaptée à une situation précise, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas, généralement, lorsqu'on regarde la peur comme un phénomène omniprésent de l'humanité. Plus haut, je disais que la peur est présente partout dans les collectivités et les sociétés, et cela a existé à toutes les époques. Pensez à toutes ces grandes peurs collectives, la peur de l'An 1000, la peur de la peste, la peur du sida, la peur de l'An 2000 (qui, en passant, nous a bien fait rire !), la peur des attentats terroristes, la peur qui jaillit des conflits localisés partout où des populations entières sont entraînées dans la peur (cela étant en grande partie voulu et contrôlé par le gouvernement mondial obscur, bien entendu !)

A ce niveau, il est clair que la peur devient une chose dangereuse, parce qu'il y a une fabrication de la peur (les grands médias à la botte de l'ordre mondial se chargent de la diffuser), une peur que l'on subit par contagion ou par grégarisme, mais cette fabrication n'est pas artificielle. Pourquoi les médias entretiennent ils la peur ? C'est parce qu'ils ont bien compris que la peur est quelque chose de naturel qui suscite de l'intérêt en l'homme.

La peur est donc une arme à deux tranchants. Il y a ceux qui s'en servent pour manipuler : "Si tu ne fais pas cela, tu vas voir ce qu'il va t'arriver !". Bien entendu, là c'est un peu grossier mais on sait bien que c'est beaucoup plus subtil et qu'on peut très bien entretenir la peur avec des principes moraux, etc... Les despotes et les tyrans utilisent ce moyen-là depuis toujours, mais, tout naturellement, ils finissent eux-mêmes par subir les affres de la peur. Entourés d'obéissances et de servilités, les dictateurs ont toujours eu de longues nuits d'angoisse terrifiantes, dans le passé comme aujourd'hui. C'est normal car cette arme, quand on l'emploie pour manipuler, c'est qu'on lui reconnais vraiment un pouvoir et, dans ce cas, cette arme agit aussi sur celui qui l'utilise. C'est dans ce sens qu'on peut dire que la peur est une arme à deux tranchants.

On se demandera sans doute : "Quand même, pourquoi tant d'entretien de la peur dans les médias ?" Eh bien, pour une raison toute simple : ça fait grimper l'audimat ! On peut montrer du doigt les grands médias autant qu'on voudra, mais s'ils véhiculent tant la peur, c'est d'abord parce que les gens aiment ça! C'est malheureux à dire mais c'est ainsi. Il y en a même beaucoup qui payent pour avoir peur. Voir le nombre d'attractions dans les parc de loisirs et dans le sport dont le leitmotiv principal est la peur (les maisons hantées, les montagnes russes, le saut à l'élastique, etc...).

Si la plupart des gens aiment tant la peur, c'est parce que c'est une chose à laquelle nous sommes extrêmement sensibles. Savez-vous que le cerveau est beaucoup plus sensible à la peur qu'au plaisir ? Ceci parce qu'il est structuré, depuis le départ, de telle sorte qu'il veut d'abord assurer la survie de l'individu. C'est pourquoi, comme je le disais plus haut, la peur, à priori, n'est pas quelque chose de mauvais si l'on considère le monde dans lequel nous sommes, parce qu'en premier lieu, ça attire notre attention sur un danger, et notre cerveau est tout à fait de cet avis-là. Il faut bien comprendre que pendant des milliers d'années, le cerveau s'est spécialisé pour être sensible à la peur afin de pouvoir identifier les dangers. C'est sa grande spécialité ! Si nous pouvions un instant revenir dans les toutes les périodes du passé, nous nous rendrions compte qu'il était extrêmement important pour l'homme d'être attentif à tout ce qui pouvait présenter une menace de mort physique. Je vous laisse méditer sur la nuance entre ce que nous pouvions vivre dans la préhistoire et ce ce que nous vivons aujourd'hui.

Depuis ces temps, nous nous sommes éduqués de telle sorte que notre cerveau, aujourd'hui, pour qu'il devienne sensible au plaisir, il faut l'entraîner longtemps, il faut faire un travail incroyable de rééducation... sauf dans deux cas : le sexe et la faim. Au niveau de ces deux plaisirs, il y a des circuits déjà bien installés dans le cerveau, parce que la faim et le sexe assurent justement la survie de l'individu (si on ne mange part, on meurt) et de l'espèce (si on ne se reproduit pas, on disparaît). Donc, à ces deux niveaux, le cerveau a compris que, dans ces deux cas-là, le plaisir est drôlement utile et c'est pourquoi il a développé toute une sensibilité parfaitement adaptés pour le plasir du sexe et le plaisir de la faim.

Mais pour ce qui est du reste : apprécier la beauté d'une fleur, l'harmonie d'un jardin, le chant des oiseaux, la vie des insectes... là, c'est loin des préoccupations du cerveau d'un grand nombre d'individus.. Par contre, si vous leur présentez des avions qui s'écrasent sur des tours gigantesques, surtout s'il y a des gens à l'intérieur, alors là, tout le monde écoute parce que leur cerveau se dit quelque part : "Chouette ! Voilà quelque chose qui m'intéresse : un danger !" Evidemment, le cerveau, lorsqu'on ne le contrôle pas, est un peu pervers parce qu'il s'est tellement sensibilisé au négatif, au danger, il est tellement stimulé par la peur que, même si ça ne nous concerne pas directement, il va être à l'écoute d'une façon incroyable pour tous ces genres de drames que la télé nous montre, ceci parce que, quelque part, ça travaille sur le psychisme, là où il est programmé.

Nous voyons donc bien que le cerveau est extrêmement sensible et qu'il peut déclencher tout un ensemble de réactions qui sont liées aux expériences de la peur. Autrement dit, la peur entraîne des transformations physiologiques : l'augmentation de notre rythme cardiaque, la mobilisation du sang au niveau des muscles (on a l'impression d'avoir les jambes molles, mais ça ne nous empêche pas de courir !). Toute cela parce que la peur déclenche toujours une réaction adaptée au danger face auquel on est confronté.

Cette réaction adaptée, bien souvent, c'est la fuite, ou alors c'est l'attaque. Dans un cas comme dans l'autre, ça peut nous sauver la vie et c'est pourquoi, en ce sens, on peut dire encore une fois que la peur n'est pas forcément quelque chose de mauvais. Le tout étant de contrôler notre cerveau qui, lui, optera d'abord pour la fuite ou l'attaque, alors que les circonstances nous offrent d'autres possibilités. Si vous devez 1000 Euros à votre banquier, vous n'allez pas l'attaquer pour l'égorger ni fuir dans un autre pays. Votre sagesse trouvera une autre solution, n'est ce pas ?

Ceci pour bien montrer que les réactions physiologiques de la peur ne sont
pas forcément adaptées à la problématique à laquelle on est confronté, mais on comprend pourquoi cela arrive et on comprend aussi pourquoi on y est sensible. On saisit également pourquoi tout ce qui fait peur nous stimule considérablement et, pour tout le reste... et bien, il faut faire des effort pour s'y intéresser. C'est pour cela qu'on peut toujours juger les médias qui véhiculent la peur, mais s'ils font cela, c'est parce que les gens les écoutent car ça les intéresse. Si demain, une nouvelle catastrophe est annoncée à la une des journaux, tout le monde va courir pour acheter un journal, alors que si l'on annonce que tel pays vient de faire la paix avec tel autre, nous pouvons être certains qu'ils seront moins nombreux à vouloir acheter le même journal, parce qu'ici, leur psychisme s'en fiche complètement !

Vous comprenez maintenant pourquoi : tout ce qui fait peur attire beaucoup, beaucoup de gens !

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Anaëlle
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 14:00

Je disais plus haut que l'une des causes fondamentales de la peur est le phénomène de la "chute" telle qu'elle a été décrite dans les textes sacrés des diverses cultures spirituelles. Toutes nous parlent d'une expérience de rupture, de séparation, qui fait qu'on s'est coupé de la Source et qu'en faisant cela, on s'est coupé de soi-même. En fait, la peur dépend bel et bien de cette expérience par laquelle on se replie sur soi, avec l'impression d'être
isolé.

Or, on nous dit que pour comprendre et transcender la peur, il y a un sentiment absolument fondamental à cultiver : le sentiment d'être connecté.

Ceci est très intéressant parce que, dans une expérience de peur, on se sent en état de rupture et on s'isole, ce qui montre bien qu'il y a dans la peur cette problématique de la coupure. Le sentiment d'être connecté est donc en effet une clé extraordinaire. De nombreux chercheurs ont pu démontrer combien l'idée de ce ce sentiment de se sentir relié avec soi et les autres, et de se sentir relié à quelque chose de plus grand que soi, est une clé fondamentale de la santé émotionnelle et psychique.

Dans un état de peur pathologique, l'individu a toujours le sentiment d'être déconnecté, il s'éloigne souvent de ses proches, il se sent seul, ce qui ne fait qu'aggraver sa situation. L'inquiétude agit comme un acide brûlant les "cables " qui relient psychologiquement un individu à ses sources de soutien, et cela lui donne le sentiment de la solitude. C'est pourquoi il est important à ce niveau de faire ce travail qui consiste à développer ce sentiment d'être connecté, et cela doit se faire dans six grands domaines :

1. Etre connecté a la Famille :
Les valeurs familiales ont souvent été beaucoup bousculées ces dernières années, à un point où l'on oublie parfois l'importance des liens familiaux. C'est pourtant là où nous commençons à exister, à manger ensemble, à parler ensemble, à jouer ensemble, et c'est pourquoi la famille est toujours quelque chose de plus grand que soi. La famille, quelque part, est la source de ce que nous sommes, non seulement parce que nos parents nous ont donné naissance, mais aussi parce que c'est notre premier contexte d'éducation, de croissance et de développement ; ce sont nos premières fondations.

Donc, le premier moyen de combattre efficacement la peur, c'est de se savoir relié à plus grand que soi, à commencer par la famille. En effet, quand nous pensons que nous ne pouvons compter que sur nos propres forces, que nous nous sentons alors coupé(e)s de tout autre source, et que nous nous trouvons soudainement confronté(e)s à un événement perilleux, il est vrai que là, il y a de quoi entretenir une peur. Mais si nous nous savons relié(e)s à plus grand que nous, si nous savons qu'il y a un "au-delà" de ce que nous sommes sur lequel nous pouvons compter, tout de suite, il y a une grande partie de notre peur qui sera dissipée.

C'est pourquoi il faut essayer d'éduquer notre conscience à se sentir reliée. Déjà en entretenant des rapports avec des structures qui sont plus grandes que nous, et la première est donc bien la famille. Bien entendu, ce concept de la Famille peut s'étendre à l'échelle universelle (Les Familles d'âmes et la Famille de Lumière).

- 2. Etre connecté à son Histoire :
C'est aussi une démarche essentielle pour vaincre la peur : se réconcilier avec notre histoire, savoir que l'histoire nous a apporté tout un ensemble d'éléments avec lesquels nous pouvons travailler aujourd'hui. On peut voir la chose ainsi : "Je ne suis pas dépendant de mon histoire dans la mesure où je ne suis pas lié au passé d'une façon radicale, comme si je devais assumer ce passé à travers un principe de causalité irrémédiable. Mais, peu importe mon passé, tout cela est ce sur quoi je peux compter aujourd'hui, c'est une force."

Donc, apprendre à se relier à notre histoire est quelque chose de merveilleux. Malheureusement, on enseigne rarement cela de nos jours. L'Histoire qu'on nous raconte dans les écoles, c'est l'histoire des guerres et des conquêtes et, surtout, le nom des généraux, les dates des batailles, le nombre des pertes, etc...Bref, que des choses qu'on a plutôt envie d'oublier alors que l'Histoire doit plutôt nous permettre de comprendre ce que nous sommes, d'où nous venons et, surtout, de nous sentir reliés à quelque chose de plus grand que nous. L'Histoire nous permet aussi de nous inscrire dans une continuité, elle nous permet de savoir que notre vie a une importance, parce qu'il y a toute une succession qui va du passé vers l'avenir...mais, en même temps, qu'elle est bien relative.

Ne vous est-il jamais arrivé d'être dans un endroit et de vous imaginer ce que pouvaient faire d'autres personnes en ce même endroit, il y a 100 ou 200 ans en arrière ? Si cela vous est déjà arrivé, vous comprenez alors combien il est intéressant de se positionner dans l'histoire. Déjà, l'histoire de l'endroit en question relativise complètement vos problèmes car vous pouvez vous dire : "Je suis là dans cet endroit avec mes problèmes et je les rumine, et les gens qui sont venus au même endroit dans le passé ont sûrement fait comme moi et aujourd'hui, ils sont morts depuis longtemps... et dans 100 ans, quelqu'un viendra peut-être aussi dans ce même endroit et se posera la même question : qu'est-ce que pouvait bien faire ceux qui sont venus ici il y a 100 ans ?

Voyez combien l'Histoire peut, d'une part, nous relativiser et d'autre part, nous positionner dans une continuité. Voyez combien elle peut nous relier à quelque chose de plus grand que soi.

- 3. Etre connecté au plan social :
Entretenir les liens avec les voisins, les amis, les copains de travail, tout cela est également très important parce que, encore une fois, ça nous relie à plus grand que soi. Cela nous permet de sortir de nous-même, de ne pas rester enfermé sur notre propre réalité : "Si j'ai un problème, il y a des amis, des collègues, des voisins sur qui je pourrais compter parce que je suis connecté ! ".

Il est vrai que lorsqu'on est isolé et qu'on n'a personne autour de soi, on est beaucoup plus enfermé sur notre propre réalité et, donc, beaucoup plus craintif par rapport à une menace éventuelle - et c'est bien pour cela qu'on a tant construit de villages dans les campagnes ! - Eh oui, les hommes se rassemblent parce que la sensation (et la réalité) d'être connecté redonne confiance car on sait que si l'agresseur arrive, on* sera ensemble pour lutter. Cela est déjà vrai physiquement.

Par contre, ce qu'on oublie souvent, c'est que cela est aussi vrai psychologiquement , et que si nous nous sentons connectés à nos voisins et à nos amis, ce sentiment d'être connecté, au niveau psychologique, nous donne de l'assurance, une force qui nous permet d'affronter les éventuelles agressions d'une façon beaucoup plus calme et posée, et avec beaucoup moins d'inquiétude et de peur.

- 4. Etre connecté à l'information :
L'information est également un domaine très important où l'on peut et doit se sentir "branché", connecté. Cela est vrai parce que le domaine de l'information est aussi, avant tout, une chose qui est plus grand que soi. Par la lecture, par l'informatique, par Internet, etc..., on se relie chaque jour à plus grand que soi et, encore une fois, cela nous donne, inconsciemment, la sensation de ne pas être seul, on a l'impression d'être relié à d'autres choses, et, en conséquence, ça nous permet de limiter considérablement nos peurs.

- 5. Etre connecté aux institutions :
Les écoles, les lieux de travail, les clubs sociaux, les organisations philosophiques... Il y a, à notre époque, plein de remises en question par rapport à ces institutions qui rendent plus difficile la sensation d'être connecté. Mais on peut quand même se relier aux institutions qui représentent réellement quelque chose de plus grand que soi et qui nous apporte ce même sentiment d'assurance.

- 6. Etre connecté au Transcendant (à quelque chose qui dépasse notre entendement) : Autrement dit, cela signifie qu'il est important d'avoir une expérience spirituelle, c'est-à-dire une expérience par laquelle on se sent connecté à quelque chose de transcendant...

Déjà, on vient de voir que la famille, la plan social, l'histoire, l'information et les institutions sont des choses plus grandes que soi. Mais tout cela ne suffit pas pour vaincre totalement la peur, parce que là, on reste au niveau de l'affaire de ce monde limité. C'est pourquoi il faut aussi inclure, dans tout ce travail de libération de la peur, une sixième connexion à quelque chose qui est au-delà de ce monde, donc quelque chose que nous ne pouvons pas appréhender intellectuellement ou mentalement et qui est de l'ordre du transcendant.

C'est le moins facile à réaliser. Pourquoi ? Parce que, tout comme certains scientifiques diront : "Nous ne pouvons pas tenir un discours mystique ou qui ne soit pas scientifique", il y a aussi certains pseudo-spiritualistes qui vous diront: "Tu ne comprend pas cela ? C'est parce que tu n'as pas encore les outils, mais plus tard tu comprendras!". Quelle horreur !

Personnellement, chers amis, je préfére vous dire ceci : Vous pouvez et vous devez vous sentir relié(e)s à quelque chose qui transcende votre raison, non pas momentanément parce que vous n'avez pas fini de développer vos outils conceptuels, mais définitivement.

Pour prendre un exemple concret, prenons la naissance de Jésus qui a fait tant d'histoires chez les théologiens depuis 2000 ans, pour savoir si Joseph a fait l'amour à Marie ou s'il était trop ivre pour s'en rappeler, ou si Marie l'a trompé avec un autre homme...etc. Chez les scientifiques comme chez les théologiens, il n'acceptent de toute façon que des explications rationnelles, alors ils perdurent à chercher toutes les hypothèses matérielles et physiques.

De l'autre côté, pour beaucoup de mystiques, le fondement même du Christianisme, c'est que Marie ait eu un enfant sans Joseph.

Cependant, se sentir connecté à quelque chose de transcendant est une grande clé parce que cela nous permet d'être relié à vraiment, mais vraiment plus grand que soi !

Cette transcendance prendra pour chacun différentes formes mais laissez toujours une place au mystère, laissez une place à quelque chose qui vous dépasse à un tel point que, finalement, vous pourrez toujours y puiser une force qui vous dépasse.

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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 14:20

Pour approfondir ce qu'on vient de voir plus haut, on peut méditer sur certains symboles.

Prenons pour commencer le signe du Lion :
On sait que la peur est souvent rattachée à l'exercice du pouvoir, de la souveraineté, de la maîtrise, du contrôle. Or, analysons un instant le signe du Zodiaque, le Lion, qui représente, justement, l'emblème du pouvoir.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours d'astrologie ici mais disons globalement que le Lion est un signe solaire qui représente, sous son aspect positif, le pouvoir d'émettre, le rayonnement. Il y a ici un besoin de diriger, de gouverner, de guider. C'est tout le développement de la confiance en nos propres valeurs, du sens de l'autorité, mais aussi de la générosité et de la loyauté.

La problématique du Lion, lorsque cette énergie devient négative, c'est l'orgueil, le narcissisme, la vanité. Or, on sait très bien que la peur est souvent liée au pouvoir, surtout lorsque celui-ci est exercé sous un angle maléficié, par exemple, la tyranie, le désir de maîtriser les autres, de maîtriser la vie, de maîtriser le monde.

Le Lion, dans son aspect négatif, représente aussi le repli sur soi, mais qui est aussi une forme d'orgueil. C'est l'orgueil de ne vouloir compter que sur soi-même. Ce qui distingue le lion, c'est la crinière, qui représente un rayonnement. Mais ici, c'est un rayonnement que l'on croit ne venir que de soi-même. Il y a ce sentiment que tout vient de soi et que l'on peut tout maîtriser, qu'on est souverain, qu'on est maître, qu'on est roi.

Plus haut, nous avons vu que la peur est associée à l'isolement. Or, au niveau du signe du Lion, on le voit très bien. Sous son aspect négatif, le Lion représente le maître qui considère que toute la force vient de lui, et qu'en conséquence il est seul à exercer le pouvoir.

Souvenez-vous quand je disais qu'il importe d'être relié à plus grand que soi. Or, ici, le Lion maléficié n'est pas relié à plus grand que lui ; pour lui, l'instance suprême du pouvoir, c'est lui même !

Hélas, il y encore des "rois" tyranniques dans notre monde, parce qu'un véritable roi est un être qui exerce le pouvoir de droit divin, donc qui sait que s'il a le pouvoir, c'est parce qu'il est connecté à plus grand que lui. Mais le roi tyrannique, c'est tout à fait celui qui pense que tout vient de lui, et qui, en conséquence, se trouve isolé... parce que lui, la famille, l'histoire, les voisins et les amis, l'information et le transcendant, il n'en a rien à faire puisqu'il n'y a pas plus important que lui ; donc, forcément, comme tout repose sur lui, il se coupe et devient une source de la peur.

Le Lion, dans sa forme négative, évoque, en fait, la souveraineté de l'ego qui affirme son autorité en se plaçant dans un milieu où il est seul maître à bord. D'ailleurs, dans une communauté de lions, il y a toujours un mâle dominant et il ne faut pas que d'autres tentent de lui prendre sa place. Savez-vous d'ailleurs que le lion dominant n'hésite pas à manger ses petits mâles parce que, entre autres raisons, ils voient en eux des rivaux.

Le Lion négatif est donc vraiment l'image d'un être qui appuie son autorité sur le fait qu'il est le seul maître à bord. C'est celui qui est ébloui par sa propre lumière, aveuglé par son propre pouvoir, complètement replié sur lui. Et c'est cela qui est à l'origine de la peur.

La peur est aussi liée à un autre caractéristique du Lion : la Justice. Autrefois, on rendait justice entre deux lions. Toutefois, dans sa dimension négative, ça va donner une justice rétributive qui, effectivement, engendre la peur. Les lois de notre monde limité génèrent souvent la peur, parce que ce sont des lois de conséquentialité, où l'on reçoit en fonction de ce qu'on a fait, où l'on est seul à justifier sa production et à recevoir son dû.

Le régime de la loi perçu sous cet angle-là est effectivement quelque chose de terrifiant et c'est quelque chose qu'on a développé et que, malheureusement, on a exporté jusqu'au monde divin, au monde spirituel.


Pour développer cette analyse, prenons l'Evangile selon Saint Matthieu. Il contient un texte, à partir du verset 14 au chapitre 25, qui est tout à fait dans cette perspective de peur du Lion négatif. (Remarquez au passage qu'il s'agit d'une parabole qui, curieusement, précède celle du jugement dernier. Le "jugement dernier", c'est cette annonce de comment ça va se passer à la fin des temps, etc.... et là encore, nombreux sont ceux qui ont tremblés pendant des siècles parce qu'il y a eu un clergé dans l'histoire du Christianisme qui a brandit la peur du jugement dernier, uniquement dans le but de manipuler les consciences.

Mais voyons maintenant cette parabole racontée par le Christ.
La parabole des talents

"Il en sera aussi comme d'un homme qui, avant de partir en voyage, réunit ses serviteurs et leur confia ses biens. Il remit à l'un cinq talents, à l'autre deux, à l'autre un, selon la capacité de chacun. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents se mit à l'oeuvre, les fit produire, et en gagna cinq autres. De même, celui qui en avait reçu deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla creuser la terre et y enfouit l'argent de son maître.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient et leur fait rendre compte. Celui qui avait cinq talents se présenta, lui en apporta cinq autres,
et dit : Maître, tu m'as confié cinq talents ; en voici cinq autres que j'ai gagnés. Son maître lui dit : Très bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu, je te confierai beaucoup ; viens te réjouir avec ton maître.

Celui qui avait reçu deux talents se présenta aussi et dit : Maître tu m'as confié deux talents, en voici deux autres que j'ai gagnés. Son maître lui dit : Très bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu, je te confierai beaucoup ; viens te réjouir avec ton maître.

Enfin se présenta celui qui n'avait reçu qu'un talent : Maître, dit-il, je savais bien que tu es un homme dur ; tu moissonnes là où tu n'as pas semé ; tu ramasses là où tu n'as rien vanné. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Voilà, tu as ton compte.

Son maître lui répondit : Vaurien, fainéant ! Tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, que je ramasse où je n'ai pas vanné ! Il te fallait donc placer mon argent à la banque ; à mon retour, j'aurais retiré mon bien plus les intérêts. Ôtez-lui ce talent, et donnez-le à celui qui en a dix. On va donner à celui qui possède, et il sera dans l'abondance ; mais à celui qui ne possède rien, on ôtera même ce qu'il croit avoir. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents."


Ici, à priori, on peut dire que ce n'est guère rassurant... et en plus, il y a le jugement dernier qui arrive à la suite ! (hi hi hi) Blague à part, qu'est-ce donc que cette histoire pour qu'elle nous intéresse ici, me demanderez-vous ? Elle est intéressante parce qu'elle nous montre deux hommes qui reçoivent quelques talents, qui osent les utiliser et les multiplier, (ils ont confiance en la vie), et puis il y en a un troisième qui a peur et ne produit rien. Cette parabole est claire là-dessus ! Ce troisième homme enterre son seul talent, il n'ose rien, il mise sur la sécurité et il attend que le maître réclame son dû.

Sur cette histoire, il y aurait bien des choses à dire, car on peut penser que ce n'est pas juste que le premier ait reçu 5 talents, l'autre 2 et le dernier 1. Mais la parabole précise au début "selon la capacité de chacun". On pourrait se dire qu'alors, ça fonctionne au mérite... mais je pense qu'on peut l'entendre aussi selon le fait que chacun a reçu selon son ouverture, selon sa confiance, parce que, dans la vie, plus on a confiance en la vie, plus on reçoit. C'est ce que je disais plus haut : plus vous dites oui à la vie, plus la vie vous apporte l'abondance.

Donc, on voit bien, dans cette parabole, que ce troisième personnage a un réel problème d'ouverture, et cela se traduit par le fait que le maître va lui transmettre un talent, non pas parce que ce n'était que ce qu'il méritait, mais parce qu'il devait recevoir selon sa capacité à dire oui à la vie. Or, on ne peut pas totalement dire non à la vie ou alors on est foutu !

Ici, ce n'est pas encore un homme qui meurt mais qui fait semblant de vivre, c'est quelqu'un qui dit un tout petit oui à la vie. Et, malheureusement, c'est le cas de beaucoup d'entre nous. Certes, nous ne sommes pas morts. On a dit "OK, je vais vivre", mais c'est un petit oui minuscule et on a donc un petit talent minuscule.

Remarquez, ce petit talent de rien du tout, c'est déjà quelque chose. Le problème de la parabole, ce n'est pas qu'il en ait reçu qu'un ; la preuve, c'est que le premier en a reçu 5 et le second 2, et ils ont quand même reçu les mêmes félicitations et les mêmes récompenses.

Voyez-vous, ici, le maître n'était pas plus content du premier que du deuxième serviteur. Si le maître avait été calculateur et s'il se basait sur le principe du mérite, il leur aurait donné des récompenses différentes. Mais là, ce n'est pas le cas. Il les invite de la même façon à se réjouir avec lui, car, en effet, dire oui entraîne toujours une joie., et c'est pourquoi cette parabole est importante par rapport à cette transcendance de la peur, elle nous invite à l'aventure de la vie, à oser l'existence, à utiliser ce qu'on reçoit de la vie de manière à le faire fructifier au maximum, même lorsqu'il y a des risques. Celui qui a reçu cinq talents aurait très bien pu en perdre deux ou trois, mais il a quand même osé, alors que l'autre, le peureux, c'est celui qui "enterre" et qui ne fait rien fructifier parce qu'il n'ose pas se mettre dans une dynamique d'aventure.

Mais pourquoi ?

Parce que, comme il est dit dans cette parabole, cet homme voit le maître comme quelqu'un qui "moissonne là où il n'a pas semé" et qui "ramasse là où il n'a pas vanné". Mais pourquoi cet homme a-t-il cette opinion de son maître ?

On vous a sûrement déjà dit qu'il faut être capable de voir l'autre dans sa différence par rapport à soi. Or, ici, cet homme n'a pas cette vision. En fait, comment a-t-il vu Dieu (car le maître est une image de Dieu dans la parabole) ? Il l'a vu comme un reflet de lui-même. Cet homme qui "moissonne là où il n'a pas semé" et qui "ramasse là où il n'a pas vanné", ce n'est rien d'autre que lui-même et il a bien raison d'avoir peur car si le maître du monde est comme lui, la fin sera alors désastreuse.

Le problème, c'est que certains ont généralement encore cette vision de Dieu... ceci parce que la religion a souvent éduqué l'homme avec une vision effrayante de Dieu. Combien ont été éduqués dans la peur d'un dieu qui rend justice et qui est extrêmement exigeant, d'un dieu qui nous demande d'être parfaits, sans quoi, il n'y a pas de place auprès de Lui ? Hélas, beaucoup ont développé considérablement cette vision parce qu'ils ne sont pas capable de voir Dieu comme étant différent d'eux-mêmes. Les Maîtres véritables ont toujours dit que l'homme est à la ressemblance de Dieu, et non que Dieu est à la ressemblance de l'homme. Il y a une grande différence.

Lorsqu'on a un rapport avec Dieu comme celui du troisième serviteur de la parabole, alors la chance n'est pas possible. La parabole dit bien :"à celui qui ne possède rien, on ôtera même ce qu'il croit avoir." Eh oui, si vous voulez garder le peu que Dieu vous a donné, si vous voulez en garder le contrôle, vous pouvez penser que le meilleur moyen c'est de l'enterrer chez vous. Mais si vous faites cela, vous perdrez tout.

Dans cette parabole, il y a, en fait, un double message :
1. Attention de ne pas projeter ta vision des choses sur Dieu ; de ne pas réduire ce qui est transcendant à ce que tu es ici-bas. Parce que, là, il y a raison d'avoir peur. En effet, si, pour toi, la loi divine est une loi de mérite, basée uniquement sur ta capacité à faire fructifier les choses, alors tu te crées des raisons d'avoir peur du "jugement dernier".

2. Si tu n'oses pas ta vie et si tu mises sur la sécurité dans le sens où tu essaies de maîtriser, de contrôler les choses, y compris ta propre vie, alors tu vas tout perdre. Le Christ l'a dit : "Celui qui veut garder sa vie la perdra".

Donc, à l'issue de cette parabole, quand on a peur, on peut se poser la question suivante :Qu'est-ce que j'essaie de contrôler (de maîtriser) ? Et si la vie était autre chose qu'une projection de ce que je suis ?

Voilà ce que la parabole des talents nous invite à invoquer.

Pour en revenir et conclure avec le Lion, on peut donc dire que la peur est liée à cette attitude de vouloir contrôler les choses, et chaque fois que l'on se place dans cette attitude, on s'expose inévitablement à perdre ces choses, on s'expose à la mort. Egalement, chaque fois que l'on se place dans une attitude d'avidité (le Lion négatif étant aussi le symbole de l'avidité aveugle), chaque fois qu'on cherche à s'approprier les êtres et les choses, le problème de la peur finit par surgir.

Méditons au Psaume 27 (verset 1) qui dit : "Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je peur ?" Eh oui, si je suis relié à plus grand que moi, à la Source, à un principe qui est différent de moi et qui est le vrai Souverain, le vrai Maître, alors de qui puis-je avoir peur ? Si l'avenir du monde est entre les mains d'une Intelligence supérieure à la mienne, de quoi puis-je avoir peur?

Par contre, si c'est le principe du contrôle et de la maîtrise qui dirige ma vie, alors j'ai tout raison d'avoir peur... puisque la parabole me dit que je vais alors terminer "dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents".

Voyons maintenant un autre symbole : L'ÎLE Que représente une île dans sa dimension négative ? C'est essentiellement un lieu isolé, où l'on se retrouve complètement coupé du reste du monde, n'est-ce pas ?

L'île est une image forte, voyez-vous, que je vous conseille d'utiliser dans une méditation qui a pour but d'inverser le processus, c'est-à-dire, il faudra faire en sorte que cette île - qui, dans le monde d'en-bas, est le symbole de l'isolement, de la rupture, de l'incapacité de communiquer avec le reste du monde - puisse devenir au contraire le lieu d'une communication privilégiée, non pas avec le monde extérieur mais avec le monde intérieur.

En effet, l'isolement d'avec le monde extérieur peut être propice à une connexion avec le monde intérieur. Mais si l'on n'est pas dans cette perspective d'être relié au transcendant, on finit par se couper de cette source.

Vous savez, quand on nous parle de l'expérience de la "chute", c'est justement ce moment où l'on commence à se couper du Créateur et à penser qu'on est notre propre source. On pense ne pas être relié à Dieu, ou, en tout cas, si l'on pense y être relié mais que c'est tout à fait accessoire, à partir de là, on se coupe aussi de cette source. C'est tout à fait ce que symbolise l'île, dans sa dimension négative.

LA MORT
Pour terminer avec les symboles, voyons le sujet de la mort. On admettra volontiers que, pour la plupart d'entre nous, notre peur ultime, c'est la peur de mourir. Franchement, imaginez que vous rencontrez un lion affamé (tiens, le revoilà lui !) en vous promenant dans la jungle. Votre première réaction sera d'avoir peur parce que vous saurez que le lion peut menacer votre survie.

La peur est rattachée à la mort parce qu'elle représente quand même la plus grande rupture, la plus grande expérience d'isolement. Oh, je sais, nous sommes plusieurs à dire que la mort ne nous fait pas peur, que c'est juste un changement, une transition vers un monde meilleur, etc.... Souvent, on cherche à nier la mort. Vous a-t-on jamais dit : "Oh, t'en mourras pas !" ? La négation, voyez-vous, c'est la façon la moins efficace mais la plus populaire d'affronter les choses.

Cependant, nous voyons bien que la mort entraîne une rupture entre nous et les décédés, au point que leurs corps sont partis en poussière et que leur âmes et esprits sont passés dans une autre dimension. Ici, l'unité n'a pas été préservée, qu'on le veuille ou non.

Savez-vous que dans l'imaginaire judéo-chrétien, on disait (et on le dit peut-être encore) que si on meurt, c'est parce qu'on a péché. "Le salaire du péché, c'est la mort." disait St.Paul. Mais qu'est-ce que cela veut dire ? Cela signifie que l'homme a introduit la mort au moment du fameux "péché originel" et la mort est la conséquence d'une rupture, et c'est d'ailleurs pourquoi elle entraîne également une rupture. La mort, bien des Maîtres l'ont enseigné, est la conséquence d'une coupure avec la divinité, d'un éloignement d'avec La Source.

Voilà donc, avec ces trois principes (le Lion, l'île et la mort) des éléments intéressants, toujours dans le but de vous aider à discerner les causes profondes, les attitudes fondamentales, l'aptitude métaphysique de l'homme qui a peur.

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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 14:33

nous allons maintenant observer la peur d'un point de vue psychologique et voir quels sont les faux et les vrais remèdes à la peur.

Les faux remèdes
Voyons d'abord les faux remèdes, c'est-à-dire les attitudes que l'on a pour habitude d'adopter par rapport aux expériences de la peur et qui, somme toute, ne sont pas utiles pour une véritable résolution du problème de la peur.

LA FUITE
Parmi les faux remèdes, l'une des attitudes les plus courantes consiste à fuir. Nous parlerons un peu des peurs pathologiques que sont les phobies, nous tâcherons de bien les cibler par rapports aux peurs naturelles, qui sont des réactions tout à fait adaptées à une situation de danger à laquelle on peut se trouver confronté.

Nous verrons donc la différence mais il est vrai que, confronté à une phobie, par exemple, on aura souvent tendance à fuir l'objet de sa peur. On dit d'ailleurs, à ce niveau-là, que la peur est mauvaise conseillère...

Pourquoi dit-on cela ? Parce que cela nous amène à fuir l'objet de notre peur qui, en réalité, est souvent inoffensif. C'est bien tout le problème des phobies : les choses qui nous font peur sont, la plupart du temps, sans aucun danger. Mais, très souvent, on se dit "Pour résoudre ma peur, je vais fuir, je vais tout faire pour ne plus être confronté à l'objet de cette peur. Je suis claustrophobe, alors je ne vais plus jamais prendre d'ascenceur. J'ai peur des serpents, je n'irai donc plus me promener dans les forêts ou les campagnes.

Ce type d'attitude (quand il y a phobie) est très souvent spontané : on cherche à tout prix à éviter ce qui nous fait peur, sans se poser de questions.


Il est vrai que la peur est parfois naturelle et légitime - comme lorsque nous sommes confrontés à un danger, parce qu'elle nous indique, à ce moment-là, d'éviter tel comportement ou telle direction qui mettent notre vie en péril. Mais lorsqu'il s'agit d'une peur pathologique, comme les phobies, le fait de fuir l'objet de notre peur en ignorant qu'il est complètement inoffensif, est un faux remède. Au contraire, c'est quelque chose qui va entretenir cette peur parce que, faute d'être confronté à l'objet, jamais on ne fera l'expérience de l'inexactitude de cette peur. Jamais on n'éprouvera que cette peur était factice.

La fuite est donc une des attitudes à éviter si l'on souhaite guérir la peur.

LA NEGATION
La négation, c'est comme lorsqu'on ressent un mal-être par rapport à une situation et où l'on se dit : "C'est pas possible, il y a aucune raison que je ressente ce mal-être" et là, on se met à nier le malaise. C'est ce que beaucoup font souvent lorsqu'ils ressentent un symptôme pathologique et qu'ils prennent une aspirine, un analgésique ; ils essaient de nier le symptôme. Ils ignorent que ce n'est pas la bonne solution que la négation de la douleur ou du mal-être ne peut conduire qu'à une aggravation de la situation, parce que, s'ils n'ont pas écouté le signal d'alarme, celui-ci devra retentir à nouveau, toujours avec plus de densité, jusqu'à qu'il attire leur attention.

C'est aussi le rôle de la peur de capter notre attention et le fait de nier la peur ne l'éliminera pas. Tout au plus, la nier va permettre qu'on couvre quelque chose pendant un certain temps, voire l'oublier un certain temps, mais elle restera toujours là présente, et dans un moment propice, elle va ressurgir et sans doute avec plus de force encore.

LA DEPENDANCE REFUGE
C'est là une autre attitude qu'on a tendance à adopter par rapport à une peur. Par exemple, lorsqu'on a peur de certaines choses, on compense en cherchant à l'oublier en pratiquant un sport de manière effrénée, ou en ayant une activité dans une discipline quelconque, ou en écoutant de la musique ou lisant des livres de façon excessive, comme pour oublier. La dépendance refuge, c'est un peu une façon de nier la peur. C'est en tout cas une façon de la couvrir, et, effectivement, cette occupation à laquelle on se consacre, va recouvrir notre sensation de peur, mais elle ne va pas l'extirper, de telle sorte que celle-ci va tôt ou tard resurgir.

On ne peut pas vivre toujours plongé dans la même occupation et dans la fuite pour oublier ce qui nous fait peur. D'ailleurs, chercher à oublier ce à quoi on est confronté est une attitude lâche et qui ne peut d'aucune manière résoudre nos problèmes. Par contre, ça ne veut pas dire que dans certains cas, ça ne puisse pas être utilisé, comme par exemple lorsque vous avez peur d'aller chez le dentiste. Vous êtes à une heure de votre rendez-vous. Pourquoi pas en profiter pour écouter votre disque préféré ou pour faire quelques exercices d'assouplissement, ou pour lire un ouvrage qui vous passionne... parce que, durant ce temps-là, vous oublierez effectivement votre peur du dentiste et vous vous éviterez une heure d'angoisse !

Mais, de façon générale, lorsqu'on est confronté à une peur qui revient périodiquement, cette dépendance refuge ne sera pas une solution.

Les bons remèdes
Si la fuite, la négation et la dépendance refuge ne sont pas des solutions, qu'est ce qu'on peut trouver qui puisse nous permettre, progressivement, à transcender cette expérience de peur ?

Eh bien, j'ai envie de dire : une bonne hygiène de vie !
Parce que l'expérience de la peur, nous l'avons vu, est caractéristique
du monde de la chute, de l'homme déformé, de l'être qui n'est pas en
accord avec son archétype, avec son axe ; qui, quelque part, s'est mis
en discordance avec sa nature véritable et profonde. Quelqu'un qui a
peur est quelqu'un qui n'est pas en communion avec lui-même, qui est en
dissonance par rapport à quelque chose de fondamental au niveau de sa
nature.

Parmi tous les élements fondamentaux d'une bonne hygiène de vie, il y en a certains qui touchent tout particulièrement la peur pour des raisons que vous allez comprendre, en raison de tout ce que nous avons vu jusqu'ici.

Prenons la respiration.
Celle-ci est une méthode d'une efficacité remarquable. D'ailleurs, spontanément, c'est souvent ce que l'on fait. Lorsque vous êtes confronté à quelque chose qui vous fait peur, qu'est-ce que vous faites ? Vous prenez une grande respiration, n'est-ce pas ? Et pourquoi donc ?

Il faut savoir que dans l'air, il y a une énergie très utile qui aide à affermir nos forces et à affronter nos difficultés. Respirer donne du courage, ceci parce qu'il y a cette énergie qui est insufflé par la respiration. Certains la nomment prâna, d'autres parlent d'énergie divine, de fluide, etc... Peu importe l'appellation qu'on lui donne, l'essentiel étant d'être conscient de la présence de cette force qui est dans l'air.

Lorsqu'on regarde la question d'un certain point de vue métaphysique, on sait que l'air comporte de l'oxygène et que, fondamentalement, dans l'air que nous respirons, il y a une grande proportion d'azote, il y a des gazs rares, etc... mais l'élément le plus fondamental pour nous est l'oxygène puisque c'est lui qu'on utilise de manière primordiale quand on respire.
Or, il faut savoir que cet oxygène entretient un feu à l'intérieur de nous, il entretient toutes les fonctions métaboliques du corps, mais les ésotéristes disent que "ce qui est en haut est comme ce qui est en bas". Donc, si l'oxygène entretient le feu métabolique (le feu vital) de l'organisme, il doit le faire aussi sur les autres plans, c'est-à-dire celui de l'âme et celui de l'esprit.

Si l'on est d'accord avec cela, on a déjà un élément intéressant parce que cet oxygène va représenter symboliquement une force, un support extraordinaire pour alimenter en nous le feu physique, le feu psychique et le feu spirituel. Autrement dit, pour alimenter la puissance de la vie qui s'oppose à celle de la mort, qui s'oppose justement à ce péril auquel on est confronté, car, finalement, notre peur est une peur de la mort, même quand on a peur des fourmis qui, de façon objective, ne menacent pas notre vie (du moins dans nos régions).

Il y a donc cette peur de la mort derrière la peur. Or, comme nous respirons une énergie qui entretient en nous la vie, évidemment, ça nous donne une force pour contrer tout ce qui, d'autre part, pourrait représenter un péril à cette vie.

Il est clair qu'on aborde là le niveau énergétique de la question. Mais vous savez que certains ésotéristes ou hermétistes, bien qu'ils s'intéressent à cette dimension énergétique -(parce que la nier ou s'en désintéresser, ce serait nier et se désintéresser d'une dimension fondamentale de l'univers et de l'homme, et en conséquence, ce serait malhonnête de le faire) - ils cherchent aussi à la relativiser dans la mesure où l'on sait fort bien qu'il n'y a pas que cela, et que si l'on prend une grande respiration, avant d'affronter quelque chose qui nous fait peur, il se passe aussi autre chose.

Dans l'expérience de la respiration, hormis cet apport de prâna qui entretient en nous la vie, on retrouve l'expérience de la connexion, de la liaison, de la relation, car lorsque vous respirez, il y a un mouvement d'inspir et d'expir qu'on peut considérer comme une dynamique d'accueil et de don, donc une dynamique relationnelle. Nous captons des choses qui viennent de l'extérieur et qui nous seront utiles, et nous transmettons vers l'extérieur des choses qui vont être utiles à l'extérieur.

Personnellement, je n'aime pas trop entendre dire que "nous captons de l'oxygène et rejetons nos poisons !". D'abord, poison par rapport à qui ? Peut-être poison par rapport à moi, parce que si je reçoit et que je ne donne pas, je m'empoisonne, je fait croupir cette énergie, cette réalité. Mais, par rapport à l'arbre qui m'a donné l'oxygène, ce Co2 n'est pas un poison, loin de là.

Donc, il y a réellement un échange et c'est tellement vrai qu'on peut dire que la respiration est vrai ment un élément déterminant dans notre mise* en relation avec l'extérieur, avec les autres. Pourquoi croyez-vous qu'on s'embrasse sur la bouche dans un couple ? C'est parce qu'on ressent, à un niveau profond, un besoin d'échanger nos souffles. C'est la matérialisation la plus parlante et la plus efficiente de cette relation entre deux personnes.

Savez-vous que respirer en conscience, c'est prier ? Eh oui, respirer, c'est se mettre en relation avec Dieu. La personne qui respire en conscience connait un instant merveilleux car elle sent que s'établit un lien très étroit avec sa partie divine. D'ailleurs, souvent, on découvre à ce moment-là qu'on n'était pas en contact avec soi auparavant, qu'il y avait une distance entre soi et Soi. On en reste même très étonné.

On retiendra donc le fait que la respiration fait participer à l'altérité, à ce qui
nous entoure, et que, quelque part, lorsqu'elle prend une dimension mystique, elle devient vraiment prière. Prier, comme l'ont dit tous les grands maîtres spirituels, c'est respirer avec Dieu.

Lorsque vous respirez, prenez conscience que vous rétablissez le contact, que vous vous reliez à nouveau, et souvenez-vous ce que nous avons vu plus haut, à savoir que la cause métaphysique, profonde, ultime, de la peur est une question de rupture. La peur, c'est parce qu'on ne se sent pas (ou plus) connecté avec plus grand que soi, on ne se sent pas connecté avec l'autre.

Or, dans la respiration, si vous le faites en conscience, si vous respirez lentement, si vous prenez un rythme en fonction de ce que vous souhaitez développer, il est vrai que, très tôt, vous prenez conscience que vous vous reliez à plus grand que vous. Il y a quelque chose qui, à un niveau profond, vous permet cela. En plus, la respiration développe une chose merveilleuse : la confiance.

Il faut savoir que le système respiratoire est lié au développement de la confiance... parce que, quand on respire, il faut vraiment avoir confiance. Quand vous échangez votre souffle avec quelqu'un, c'est une intimité qui vous relie de façon telle qu'il doit y avoir de la confiance, sinon ça devient suffocant.

On comprendra aisément que la confiance en soi, la confiance en l'autre, cette confiance en Dieu, qu'on peut appeler la foi, nous libère de nos peurs. Quand on développe une véritable confiance, quand on développe une attitude ou l'on se sent relié, forcément, pour toutes les explications données ci-dessus, on se libère de nos peurs. Or, la respiration permet cela.

Donc, quand on est confronté à une peur, qu'elle soit bien ciblée en fonction d'un objet bien déterminé, ou qu'elle soit plus diffuse, plus complexe à cerner, l'outil primordial à appliquer, c'est la RESPIRATION. Non seulement parce qu'elle aura un effet général sur soi - elle apportera à l'intérieur de notre expérience une dimension de relation et de confiance - mais aussi parce qu'elle aura un effet immédiat sur nos peurs.

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Anaëlle
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 15:52

Le sommeil
Il y a un second principe essentiel dans la guérison de la peur qui est important : le sommeil. Aussi curieux que cela puisse paraître, parmi les outils concrets, pratiques, simples, déjà pour faire un travail de base qui favorise le développement d'un terrain où la peur ne peut plus s'enraciner, le sommeil sera toujours présenté de façon systématique. Pourquoi ?

Parce que, quelque part, le sommeil ressemble à la respiration. Dans le sommeil, il y a tout un effet de reconstruction du corps, de restructuration de la vitalité organique elle-même, et c'est au niveau du sommeil profond que ça se passe. Il y a également un effet de réharmonisation et de revitalisation psychique au niveau du sommeil paradoxal, et on a observé que, plus la fatigue augmente, plus les peurs, les anxiétés, les angoisses, se développent, parce que c'est comme si l'on n'avait plus les ressources.

Evidemment, c'est assez facile à comprendre. Par exemple, que ce soit réel ou non, admettons que vous soyez confronté à un péril, si vous êtes en forme, si vous êtes plein de vitalité, vous allez gérer la situation car vous serez alors capable d'employer cette expression : "Quoi qu'il arrive, je vais assumer". Il est vrai que lorsqu'on est plein d'énergie, devant un péril, c'est plus facile de se dire qu'on va pouvoir assumer, que lorsqu'on est épuisé par le manque de sommeil.

Il apparaît évident que le sommeil aura un rôle extrêmement important à jouer au niveau de la peur, et que la fatigue va être, au contraire, un lieu d'enracinement de cette problématique, quelque soit sa nature. Donc, il importe de soigner son sommeil, d'essayer de trouver des conditions favorable au sommeil (par ex. : un lieu pas trop chauffé, repas léger et bonnes pensées avant de s'endormir). Savez-vous que certaines personnes font toute une préparation avant de s'endormir afin d'avoir des "rêves de niveau supérieur"?

Pourquoi ne pas les imiter en essayant d'entretenir, avant de vous endormir, des pensées positives, en essayant d'élever votre conscience, en sachant que ce sera votre dernière pensée qui vous guidera dans une sphère de l'autre côté de cette réalité qui est en harmonie avec cette pensée. Comprenez bien que si vous vous endormez avec une pensée négative, troublée, vous vous retrouverez dans une zone trouble, négative, et tous ceux qui s'intéressent de près aux transferts de la conscience pendant le sommeil sont conscients de cela, non seulement aux niveau des études cliniques et psychologiques, mais surtout au niveau des écoles initiatiques, spiritualistes, qui travaillent beaucoup avec les techniques du sommeil, parce que c'est ancestral. On sait qu'au temps des Egyptiens, il y avait déjà ces grandes écoles de guérison par le sommeil. Et ces méthodes, on les retrouvait en Grèce, en Amérique du Sud, et même dans la Bible, parce que le sommeil a toujours été considéré comme un moment privilégié pour accéder à certaines forces et, surtout, pour entrer en contact avec l'Eternel !

Vous n'avez qu'à étudier le chamanisme d'Amérique du Nord, où l'on enseigne des techniques très précises pour dormir, pour se préparer à l'endormissement de façon à ce que l'on puisse entrer en contact avec le Grand Esprit, ou avec l'esprit de telle plante ou de tel animal, en fonction des besoins que l'on a.

C'est donc vrai que le sommeil est considéré non seulement comme une période où l'on "recharge ses batteries" (ses forces physiques, psychologiques et spirituelles), ce qui nous donne une disposition propice pour affronter ensuite une agression, mais en plus, c'est une expérience relationnelle et c'est cela qui est important. C'est-à-dire que le sommeil, comme la respiration, est une occasion de se mettre en relation avec "l'autre monde", avec des dimensions subtiles et, éventuellement, en relation avec des Êtres de Lumière, et, ultimement, en relation avec la Divinité Elle-même..

Evidemment, lorsqu'on s'endort, on quitte ce monde d'en-bas, on prend de la distance par rapport à ce monde extérieur, celui-là même qu'on craint quand on a peur... parce que quelqu'un qui a peur, c'est quelqu'un qui accorde au monde extérieur un pouvoir sur lui. Si vous ne reconnaissez pas au monde extérieur un pouvoir sur vous, vous n'avez pas peur, mais du moment que vous accordez cette autorité, ce pouvoir au monde extérieur, effectivemment, vous serez confronté tôt ou tard à des peurs.

Or, quand vous dormez, vous prenez précisément une distance par rapport à ce monde d'en-bas. C'est comme si vous vous retiriez de ce monde pour aller vers un autre monde. Les anciens ne disaient-ils pas que le sommeil est une "petite mort", c'est-à-dire un moment où l'on quitte ce monde d'en-bas pour aller vers le monde d'en-haut ?

En réalité, c'est très rarement le cas, car la mort n'est pas quelque chose de naturel. Ce n'est pas parce que le coeur s'arrête de battre que l'activité de notre cerveau est nulle, ni, si l'on nous enterre, qu'on est mort pour autant. De même, ce n'est pas parce que notre coeur bat et qu'on s'amuse dans le monde, qu'on est vivant pour autant aussi. C'est toute une problématique, mais c'est vrai que mourir, c'est un contrat, cela prend une préparation incroyable, sinon, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, on rate notre mort, tout simplement ! Et cela est encore le problème de la majorité des gens sur cette planète, qui ne meurent pas, même s'ils transitent sur un autre plan. C'est un pélérinage temporaire dans un monde qui est tout à fait semblable à celui-ci, et puis après on revient. C'est la Roue de Samsara des Bouddhistes : pour mourir, il faut quitter ce cercle clos. Pour mourir, il faut sortir de ce monde et aller ailleurs.

Le sommeil, c'est la même chose. C'est une petite mort, mais où la plupart des gens ne font que séjourner dans des zones psychiques plus ou moins troubles de ce monde, mais ils n'en sortent pas. Par contre, si l'on fait un travail de préparation au sommeil et que l'on essait de porter les pensées positives, de se concentrer sur la Lumière avant de s'endormir, à partir de là, on peut commencer à faire des expériences de "sorties" où l'on s'approche des réalités spirituelles.

A partir là, le sommeil devient très intéressant parce qu'il représente une expérience qui est à l'inverse de ce que l'on nomme "la chute", c'est-à-dire qui consiste à prendre distance par rapport au monde d'en-bas et à retourner ou à participer de nouveau, ne serait-ce qu'à un niveau minime, à la réalité du monde d'en-haut.

Beaucoup de correspondant(e)s me disent souvent qu'ils aimeraient pouvoir faire du voyage astral. A ceux-là, je répond aujourd'hui : apprenez d'abord à gérer votre sommeil dans le sens où je viens de l'expliquer ci-dessus. Sachez bien que le sommeil est une expérience initiatique extraordinaire et ce n'est d'ailleurs pas pour rien que, dans les contes, il arrive que ça dure cent ans ! Il y a ici un symbolisme qui est tout à fait extraordinaire et c'est pourquoi le sommeil a un rôle important à jouer au niveau de la peur.

Bien entendu, on n'a pas besoin, ici, de parler toute cette symbolique du sommeil pour dire que c'est un remède efficace à la peur. Déjà, à un premier niveau, par rapport à ce que nous avons vu plus haut en introduisant la question, il paraît tout à fait logique que le sommeil est un outil formidable pour guérir et transcender la peur.

Donc, toujours dans l'idée de cette hygiène de vie, que nous avons démarré avec la respiration, il faut donc travailler aussi avec le sommeil.

Par ailleurs, en plus de la respiration et du sommeil, il va de soi qu'il faudra se pencher sur les questions relatives à l'alimentation mais cela dépasse le cadre de cet exposé et il y a suffisamment de livres à ce propos qui ont déjà été publiés. Sachez toutefois qu'une carence en magnésium est très propice au développement de certaines formes pathologiques de la peur.

La relaxation
S'il y a un autre excellent remède pour transcender ses peurs, c'est celui de la relaxation. Quelle que soit la voie que vous choisissez pour vous libérer de vos peurs, la relaxation aura toujours une part très importante parce qu'elle vous permet de faire l'expérience d'un lâcher-prise, on peut même ajouter d'une réalité organique qui, sur les plans subtils, vous livrent un message, celui qu'il n'est plus nécessaire d'avoir peur.

Voyons comment cela se passe. Lorsque les muscles sont détendus, il y a un message qui est transmis au cerveau et qui est le suivant : "Le corps est détendu, c'est donc qu'il n'y a plus de danger, donc plus de raison d'avoir peur."

Ce que nous devons comprendre ici, c'est que lorsqu'on atteint un état de relaxation physique et qu'effectivement les muscles sont détendus, le cerveau l'interprète comme le fait qu'il n'y a plus de danger, puisqu'on n'est plus en situation de fuite ou d'attaque (voir ce dont je parlais plus haut à ce propos) et qu'il n'y a donc aucune raison d'avoir peur.

Voyez-vous, sur cette base toute simple, il y a des techniques extraordinaires qui permettent de se libérer de ses peurs à partir de méthodes de relaxation, et à chaque fois, on constate qu'il y a quelque chose de tout à fait remarquable qui se passe, parce qu'à cette relaxation physique va correspondre une détente psychique, une espèce de lâcher prise qui fait en sorte que la peur n'a plus de prise.

Pourquoi la peur n'a-t-elle plus de prise ? Parce que la peur, comme nous l'avons déjà vu, s'enracine dans une volonté de contrôler, de maîtriser, dans une attitude typiquement masculine et on sait d'ailleurs que les muscles sont masculins.

La symbolique du système musculaire est d'ailleurs très intéressante parce que celui-ci incarne cette masculinité de façon incroyable, mais en même temps, on sait aussi que les muscles fonctionnent toujours par muscles agonistes et muscles antagonistes, c'est-à-dire que si l'on veut plier son bras, si tous les muscles se contractent, ça bougera pas. Pour qu'il y ait du mouvement, faut qu'un muscle agoniste se contracte pendant qu'un muscle antagoniste se détend.

Donc, à chaque fois, il y a expression d'une volonté (d'une virilité) et, en même temps, d'une détente. Ce qui veut dire que, pour pouvoir se mouvoir, il faut à la fois "agir" et "lâcher prise". Or, quand nous relaxons nos muscles, nous lâchons prise, et quand nous lâchons prise, nous nous mettons dans une attitude de confiance. Tout cela est enregistré et influence notre vie psychique, c'est pourquoi ça devient un terrain défavorable à l'enracinement de la peur.

Vous constaterez par vous-même que lorsque vous êtes complètement relaxé, à ce moment-là, vous pouvez non seulement lutter contre une peur spécifique, mais cela a un effet général. Ca rend votre terrain moins propice à l'enracinement de la peur avec un grand P, et moins propice à l'enracinement de toutes vos petites peurs du quotidien. Plus vous travaillerez la relaxation, moins la peur aura d'emprise sur vous.

Si je n'avais qu'un seul exercice à vous proposer pour vous libérer vos peurs, ce serait certainement celui de la relaxation ! Il existe de de nombreuses méthodes qui sont proposées pour y parvenir. Toutefois, voyons une méthode très intéressante.

Fondamentalement ,il y a deux sortes de relaxation : la relaxation active et de relaxation passive. La relaxation active est une façon de se relaxer qui consiste en une série d'exercices (qui varient selon les écoles) qui requiert cependant de tendre d'abord des muscles spécifiques, puis de les relâcher, ceci afin de bien ressentir le contraste entre la tension et la détente, afin de bien identifier les deux états et d'apprendre à les reconnaître.

Par exemple, en pratiquant cette méthode 2 fois 10 minutes par jour pendant 1 mois, vous allez déjà commencer à identifier comment vous vous sentez lorsque vous êtes tendu et lorsque vous êtes relaxé. Ensuite, vous pourrez, en raison de cela, découvrir qu'il y a des tensions en vous, les identifier et procéder à la relaxation parce que vous vous serez habitué à bien sentir le contraste entre tension et détente, de telle sorte que vous pourrez reproduire ce ressenti, et passer à la relaxation passive, c'est-à-dire vous mettre à l'écoute du corps, ressentir en conscience que vous avez une tension à tel endroit et relaxer celle-ci.

Comment faire pour développer concrètement cette aptitude ? Il y a la relaxation progressive de Jacobson, qui permet d'identifier des groupes de muscles impliqués, de connaître le mouvement correspondant de contraction et de détente, et de relaxer toutes les zones du corps. Pour cela, il faut choisir un endroit calme, à la lumière réduite, tamisée. Vous vous étendez sur un lit ou un divan de façon à ce que votre corps soit entièrement soutenu, et là, en fonction de certains groupes de muscles, vous allez faire cette alternance entre contraction et détente. Contractez un groupe de muscles (de votre choix) pendant 5 ou 10 secondes, puis détendez-le et prenez conscience de la différence entre l'état de tension et celui du relâchement. Ensuite, répétez l'expérience avec chaque groupe musculaire de votre corps. Surtout, lorsque vous contractez un groupe de muscles voulu, laissez bien les autres parties du corps détendues.

Il faut évidemment éviter de bouger car la relaxation est un abandon de soi, elle se caractérise par une absence d'effort. Après une contraction, laissez les muscles se détendre dans la position où ils retombent, sans les déplacer. Vous vous rendrez compte que lorsque vous êtes vraiment détendus, quelle que soit la position, ça ne vous incommode pas.

Autre chose d'important : il ne faut pas se forcer à se relaxer, car là, on est à l'inverse du principe. Apprendre à se relaxer, c'est apprendre à lâcher-prise. La plupart des bons enseignants spiritualistes ont bien compris que la relaxation est la base principale et que tant qu'on n'y arrive pas, c'est pas la peine de passer à autre chose.

Par contre, si vous suivez cette méthode toute simple (qui est inspirée des travaux de Jacobson), la relaxation va se faire d'elle-même. A force d'observer cette alternance entre contraction et détente, progressivement, l'état de relaxation s'installe.

Les groupes musculaires peuvent être regroupés en quinze groupes principaux. D'abord la main gauche : fermez la main et repliez-la sur l'avant-bras, contractez le muscle pendant 5 à 10 secondes ( Faites bien attention à ce que le reste du corps ne se crispe pas) et soyez à l'écoute de cette tension, puis relâchez et ressentez également cette détente. Recommencez une seconde fois.

Ensuite, passez au bras gauche : repliez l'avant-bras sur le bras jusqu'à ce que la main touche l'épaule. Contraction pendant 5 à 10 secondes, puis détente. Tachez de bien ressentir la différence entre les deux phases. Recommencez une fois. Inutile de vous répéter intérieurement "faut que je me détende" (car là vous vous forcez !).

Après, faites la même chose avec la main droite, puis avec le bras droit.

Ensuite, passez au front : relevez les sourcils de façon à plisser la peau du front. Pendant 5 à 10 secondes, soyez bien à l'écoute de cette tension. Puis relaxez, et imprégnez-vous de cette détente. Recommencez l'exercice une fois.

A partir de là, vous commencez à être à l'écoute de votre corps, à ressentir ce qu'est d'être tendu et détendu, ce qui va vous permettre dans un mois ou deux de vous dire : "Tiens, j'ai une tension au niveau des muscles du front, ou du bras, etc..., parce que je peux identifier cette sensation que je ressens quand je fais mon exercice de relaxation."

Passons aux yeux et aux paupières : fermez les yeux le plus fort possible, contractez pendant 10 secondes et ressentez cette contraction, puis relaxez et ressentez cette détente. Renouvelez l'exercicez une fois.

Ensuite, bouche et mâchoire : commencez à sourire de façon exagérée, puis ouvrez tout grand la bouche en exercant une pression comme si un objet sous la mâchoire opérait une résistance. Ressentez bien cette tension, puis relâchez et comparez la différence. Puis recommencez.

Ensuite, passez à la langue : amenez le bout de celle-ci à l'endroit où les dents rejoignent le palais, et sans replier la langue, vous poussez sur
e palais. Contraction (10 secondes) puis détente (10 secondes), avec, chaque fois, conscientisation des deux états. Recommencez une fois.

Puis vient le cou : penchez la tête vers l'avant, repliez le menton sur le cou puis détendez, toujours selon le même principe.

Les épaules : ramenez les épaules vers l'arrière, comme si les omoplates
allaient se toucher, en pointant les coudes vers le bas, vous descendez les épaules le plus bas possible, puis détente.

Thorax et abdomen : contractez d'abord le thorax vers l'intérieur, puis vous expirez (détente). Ensuite vous contractez le thorax vers l'extérieur, puis détente. (faites toujours les exercices deux fois). Même chose pour l'abdomen.

La cuisse gauche : soulevez légèrement la jambe gauche et contractez ses muscles, puis détente.

Le mollet et le pied gauche : pointez d'abord le pied vers l'avant en contractant légèrement les orteils, ensuite pointez-le vers le visage. Puis détendez.

Recommencez la même chose avec la cuisse droite, puis avec le mollet et le pied droit.

A partir de là, vous aurez fait une relaxation des principaux groupes musculaires du corps, vous aurez identifié la différence entre la tension et la détente et vous aurez en même temps enregistré dans votre subconscient qu'il est possible de passer d'un état de contraction à un état de détente volontairement.

Voyez-vous, il y a en nous une instance psychique qui a besoin de voir les choses, de les sentir. Tant que l'on n'a pas ressenti quelque chose dans le concret, ce n'est pas une expérience qu'on a vécu. Pour se détendre, il faut d'abord expérimenter la possibilité qu'on a de le faire.

Vous pourrez donc, si cela vous intéresse, vous entraîner à faire ces exercices tous les jours pendant un mois minimum, de manière à ce que vous développiez une aptitude non seulement à identifier une tension dans une région particulière du corps, mais, en même temps, la conviction qu'il vous est possible, volontairement, de passer d'un état de tension à celui de la détente.

Il y a des gens qui nous disent souvent que la relaxation n'est pas pour eux parce qu'ils sont tendus et qu'ils ne savent pas se relaxer. Et bien justement, cet exercice vous apprendra à le faire et vous fera développer la conviction que vous êtes en mesure de le faire. D'ailleurs, après un exercice comme celui-là, généralement, vous allez vous ressentir relaxés, et si ce n'est pas le cas au tout début, si vous persévérez, vous apprendrez très rapidement qu'il est possible de passer de la contraction à la détente, et non pas de manière abstraite, pas en vous disant "il est important de se relaxer", mais en sachant dans votre corps, dans votre chair, ce que ça représente.

Vous pouvez également employer des images mentales qui vont favoriser la relaxation. Si vous travaillez sur le pied, les yeux fermés, tâchez de visualiser ce pied, imaginez bien ses détails (sa couleur, ses contours, etc.), puis transmettez l'impulsion de le relaxer. On peut donc utiliser un support visuel par rapport aux zones corporelles, mais aussi des images relaxantes. Par exemple, si le fait de voir un ciel étoilé vous détend, alors visualisez ce ciel étoilé pendant l'exercice.

Conclusion
Voilà donc une façon de vaincre ses angoisses, de ne pas laisser la peur s'enraciner, parce que, justement, on est dans une situation où l'on apprend un lâcher-prise de base au niveau corporel qui, immédiatement, aura une répercussion au niveau psychique (âme) et au niveau spirituel (esprit). C'est pourquoi les Anciens, quand ils faisaient des rituels dans des temples (qui étaient des répliques de l'Univers et aussi du corps humain avec des repères très précis), ils savaient que ce qu'ils créaient au niveau du microcosme pouvait se reproduire à l'échelle du macrocosme. Ceci pour vous dire que si vous vous relaxez, vous introduisez le principe du lâcher-prise au niveau universel.

Ca vous donne déjà une ampleur incroyable à votre exercice si vous avez besoin de cela. Si vous avez besoin de sentir qu'il faut que vous aidiez le monde (sans devenir délirant), vous pouvez alors vous dire qu'effectivement, ce qui se passe au niveau du microcosme a un impact au niveau du macrocosme, comme l'inverse d'ailleurs, et que ce qui se passe au niveau du physique (car c'est surtout cela que je veux illustrer) se passe également au niveau des plans plus subtils.

En conséquence, cette relaxation physique, c'est le signe visible et aussi l'amorce d'un lâcher-prise psychologique et d'un lâcher-prise spirituel. Dans la pratique, vous vous rendrez compte que tout cela est vrai. On se rend bien compte que les personnes qui apprennent à se relaxer au niveau corporel, déjà, elles ont un mieux être, une meilleur gestion de leurss énergies face à des problématiques auxquelles elles sont confrontées, donc elles peuvent plus facilement dire "quoi qu'il arrive, je vais assumer", mais en plus, on voit bien que, psychologiquement et spirituellement, elles acquièrent progressivement un lâcher-prise qui est tout à fait étonnant. Alors pourquoi pas vous ?


Evidemment, utilisez cette technique comme vous le ressentez, en l'appliquant à votre propre problématique personnelle.

Effectivement, bien respirer, bien dormir, bien s'alimenter et bien se relaxer, c'est une hygiène de vie qui devrait faire partie de nos préoccupations, de notre désir de nous libérer de nos peurs et de les transcender !


Dernière édition par Anaëlle le Dim 27 Sep 2009 - 17:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 16:11

Il est de qui ce texte Anaelle?
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Anaëlle
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 21:29

C'est un ami qui l'a écrit à partir de ces expériences de vie .
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Jean-Yves
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 21:50

Bonsoir et merci Anaelle pour ce texte

Je trouve qu'il est remarquable, en tout cas la partie que j'ai lue (la moitié pour l'instant).
J'aimerais le relayer sur mon blog, pourrais-tu Anaëlle demander à ton ami s'il l'autorise et s'ill souhaite qu'on y asssocie son nom ou son pseudo.
Car bien sûr il n'est pas correct de laisser supposer qu'on est l'auteur d'un texte si ce n'est pas le cas.

Merci
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Anaëlle
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 27 Sep 2009 - 22:13

Tu auras la réponse demain en principe .
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Anaëlle
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MessageSujet: Re: La peur   Mar 29 Sep 2009 - 21:54

Bref il ne répond pas dans ce cas je pense que tu peux prendre son texte, de toute manière le connaissant sa ne le dérangera pas car c'est fait pour être partagé, pour faire passer le message du fruit de son expérience, de ces lectures et il l'avait mi sur son forum. Alors oui va y. Et signe anonyme ou régis, qu'importe le nom l'essentiel est le message .
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Francesca
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MessageSujet: Re: La peur   Mer 30 Sep 2009 - 18:10

drunken Est-ce que le courage signifie “ ne plus avoir peur ”, de la vie, des autres, de leur jugement et du mal-être qui peut naître de certaines expériences ?

J’ai longtemps cru qu’il fallait se débarrasser de la peur. Aujourd’hui, je sais que la peur ne disparaît pas et j’ai décidé de ne plus lui faire la guerre. Quand j’en prends conscience, je l’accueille et lui permets d’être. Mais pour autant, elle ne va pas diriger ma vie. Je la reconnais, je l’accepte, je l’accueille et je l’aime. C’est alors qu’elle se transforme et que mon “ élan du cœur ” – le courage – se manifeste. Etre courageux, c’est toujours faire ce que dit notre cœur, sans même raisonner, parce que cette force n’a rien à voir avec le cerveau. Cet élan nous fait dire des mots qui nous échappent et qui témoignent de notre vérité profonde, de la seule énergie véritable en soi : l’amour.

Le courage est un élan du cœur qui nous fait quitter la réflexion – parfois la spéculation et l’abstrait – pour passer à l’action. Il permet donc la concrétisation de la pensée qui conduit à l’action. Cette valeur m’évoque l’image d’une personne sur le bord d’un tremplin. Cette personne veut plonger, mais a peur de l’inconnu.
Elle s’interroge : comment cela va-t-il se passer ?
Y a-t-il de l’eau ?
Vais-je bien plonger ?
Quelle est la profondeur ?

Cette peur légitime est celle du futur. Et nous voilà à hésiter, souffrir, entre l’élan du cœur qui veut plonger pour passer à autre chose, et la peur de ce qui va arriver. Le courage nous permet de prendre la décision de sauter, quoi qu’il arrive.

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MessageSujet: Re: La peur   Mer 30 Sep 2009 - 22:57

J'aime beaucoup ce que tu as écrits Francesca.

Le courage ne signifierait pas "ne plus avoir peur" en effet, mais littéralement "etre pres du coeur" comme en est son sens étymologique.
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MessageSujet: Re: La peur   Jeu 1 Oct 2009 - 0:26

Kalabra a écrit:
J'aime beaucoup ce que tu as écrits Francesca.

Le courage ne signifierait pas "ne plus avoir peur" en effet, mais littéralement "etre pres du coeur" comme en est son sens étymologique.

Oooh..... cheers .... je garde ça dans un coin de ma caboche..... heu, je veux dire pas trop loin du coeur !
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Pongo
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MessageSujet: Re: La peur   Ven 16 Juil 2010 - 1:05

Modération:
Sujet déplacé dans Psychologie

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francis loiseleur
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MessageSujet: Re: La peur   Ven 16 Juil 2010 - 15:55

La Peur.

La peur fondamentale est la peur de la mort... les autres lui sont reliées.

Et la peur de la mort est la conséquence de l'ignorance....

C'est L'IGNORANCE qui engendre la peur et uniquement elle.... Réflèchissez bien à ce point de vue et vous pourrez en tirter facilement cette conclusion trés simple.

Le seul remède: CHERCHER..... Tout le reste n'est que "tranquilisants"
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Imré
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MessageSujet: Re: La peur   Sam 17 Juil 2010 - 11:42

La peur ... c'est la chose qui personnelement m'a diminué violemment depuis tout petit.

Je rejoind francis. Toutes les peurs sont reliés à la peur de la mort.

Mais dit comme ça, ça ne paraît pas très évident à comprendre.

En fait, je préfère parler de la peur de ne plus être. Comme si ce qui nous faisait peur avait la possibilité de faire disparaître des partie de nous, voir l'entièreté de ce que nous sommes, comme si cela niais un moment notre existence.

Les peurs, toute les peurs sont liés à l'égo, au : moi je suis ceci, moi je suis cela.
Bien évidemment nous sommes quelques choses, mais pas ceci ou cela. Nous sommes en réalité bien plus que ce que l'on pense être, infiniment plus. Mais vu que l'on ne se connait pas, que l'on est pris constamment dans le tourbillon de la pensée, du mental, des pensées parasites, il nous est impossible de voir ce que nous sommes sans tous les étiquetages que l'on se colle sur le front. Voir ce que l'on est, une fois débarassé du superflu. Voir ce qu'il reste sans l'égo, sans l'identification à tel ou tel image. C'est le plus important. Et ce qu'il reste est beau, lumineux, et ce chez chacun. On veut vivre au travers d'images, d'identification égotique car l'on a peur de ne pas être, on ne se sent pas, on ne sent pas qui l'on est réelement, du coup, pour pallier à cette peur de ne pas être, on se crée au fur et à mesure de notre vie, avec les assemblages égotiques qui nous semblent intéressant, une identité, identité qui reflète avant tous les manques dont on souffrent.

C'est l'égo qui pérénise les peurs. Lorsque l'on a plus peur de ne pas être quelque chose au yeux des autres ou à nos propres yeux, alors les peurs n'ont plus aucune prises sur nous, et de ce fait, le stress, l'anxiété, l'angoisse, la souffrance en général, et toutes la négativité constante qui en découle s'évapore, laissant de plus en plus place à la nature réel de notre essence.

En général, plus l'on répulse la peur, plus on tente de s'en éloigner, plus on la fuis, et plus elle nous rattrape, car elle monopolise notre attention, et de ce fait prend de plus en plus de place dans notre psyché, dans notre conscience. Et puis moins on souhaite la voir, et plus l'imagination amplifie les effets de la peurs, et rende son existence terrorisante.

Une métaphore aisé à saisir : Un enfant, dans sa chambre, entend des bruits bizarres dans sa garde robe, il fait nuit, et ses parents sont déjà couchés et hors d'atteinte de tout appel sonore. Il est seul, confronté à l'obscurité. Il ne sait pas ce qui fait ce bruit dans son armoir, il commence à avoir peur, et imagine toute sorte de chose. Plus il attend, et plus la peur prend de grande proportion car étant de plus en plus entouré par des spéculations en tout genre et de plus en plus présent dans l'esprit du jeune enfant. Maintenant s'il il choisi d'aller voir, ce qui se trouve dans sa garde robe, peut être y trouvera t-il un gros papillon de nuit qui faisait du bouquant avec sa ailes contre les paroies du meuble ... Et du coup sa peur, face à la réalité s'en trouvera évaporé.


La seul solution contre la peur, c'est de reconnaitre sa nature illusoire, et de l'éclairer avec la lumière de l'attention. Pour ça, il est nécessaire de vouloir découvrir ce qu'elle est, limite l'aimer, car l'amour attire, au lieu de répulser.


La peur, une fois éclairé par l'attention, n'est plus rien. Un peu de courage est nécessaire pour aller à sa rencontre. On peu aussi argumenter contre les peurs ...

Dans tous les cas, moins on cherche à vouloir savoir, à vouloir comprendre, et plus l'obscurité à prise sur nous, plus elle gagne en puissance et plus nous en souffrons.


La négativité, sous toutes ses formes ( irritation, colère, tristesse, stress, anxiété, angoisses, etc ... ) prend sa source dans l'illusion, dans la non connaissance réel de la nature des choses.



L'illusion engendre la souffrance et la souffrance crée la négativité.
( au passage la négativité étant à le responsable de toutes les merdes dans ce monde. )

L'unique solution à tout cela c'est la compréhension, la saisi de l'illusion et sa dissolution, uniquement possible de part l'envie de comprendre, de découvrir, de voir comment marchent les choses, de voir le contenu de notre esprit, sa nature, ses bases, ses mécanismes, ses influences.


( bref passage de ma part ^^ Bonne suite les amis Wink )
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francis loiseleur
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MessageSujet: Re: La peur   Sam 17 Juil 2010 - 18:08

@Imré a écrit:
La peur ... c'est la chose qui personnellement m'a diminué violemment depuis tout petit.

Je rejoins francis. Toutes les peurs sont reliés à la peur de la mort.

Mais dit comme ça, ça ne paraît pas très évident à comprendre.

En fait, je préfère parler de la peur de ne plus être. Comme si ce qui nous faisait peur avait la possibilité de faire disparaître des partie de nous, voir l'entièreté de ce que nous sommes, comme si cela niais un moment notre existence.

Les peurs, toute les peurs sont liés à l'égo, au : moi je suis ceci, moi je suis cela.
Bien évidemment nous sommes quelques choses, mais pas ceci ou cela. Nous sommes en réalité bien plus que ce que l'on pense être, infiniment plus. Mais vu que l'on ne se connait pas, que l'on est pris constamment dans le tourbillon de la pensée, du mental, des pensées parasites, il nous est impossible de voir ce que nous sommes sans tous les étiquetages que l'on se colle sur le front. Voir ce que l'on est, une fois débarrassé du superflu. Voir ce qu'il reste sans l'égo, sans l'identification à tel ou tel image. C'est le plus important. Et ce qu'il reste est beau, lumineux, et ce chez chacun. On veut vivre au travers d'images, d'identification égotique car l'on a peur de ne pas être, on ne se sent pas, on ne sent pas qui l'on est réellement, du coup, pour pallier à cette peur de ne pas être, on se crée au fur et à mesure de notre vie, avec les assemblages égotiques qui nous semblent intéressant, une identité, identité qui reflète avant tous les manques dont on souffrent.

C'est l'égo qui pérennise les peurs. Lorsque l'on a plus peur de ne pas être quelque chose au yeux des autres ou à nos propres yeux, alors les peurs n'ont plus aucune prises sur nous, et de ce fait, le stress, l'anxiété, l'angoisse, la souffrance en général, et toutes la négativité constante qui en découle s'évapore, laissant de plus en plus place à la nature réel de notre essence.

En général, plus l'on répulse la peur, plus on tente de s'en éloigner, plus on la fuis, et plus elle nous rattrape, car elle monopolise notre attention, et de ce fait prend de plus en plus de place dans notre psyché, dans notre conscience. Et puis moins on souhaite la voir, et plus l'imagination amplifie les effets de la peurs, et rende son existence terrorisante.

Une métaphore aisé à saisir : Un enfant, dans sa chambre, entend des bruits bizarres dans sa garde robe, il fait nuit, et ses parents sont déjà couchés et hors d'atteinte de tout appel sonore. Il est seul, confronté à l'obscurité. Il ne sait pas ce qui fait ce bruit dans son armoire, il commence à avoir peur, et imagine toute sorte de chose. Plus il attend, et plus la peur prend de grande proportion car étant de plus en plus entouré par des spéculations en tout genre et de plus en plus présent dans l'esprit du jeune enfant. Maintenant s'il il choisi d'aller voir, ce qui se trouve dans sa garde robe, peut être y trouvera t-il un gros papillon de nuit qui faisait du bouquant avec sa ailes contre les parois du meuble ... Et du coup sa peur, face à la réalité s'en trouvera évaporé.


La seul solution contre la peur, c'est de reconnaitre sa nature illusoire, et de l'éclairer avec la lumière de l'attention. Pour ça, il est nécessaire de vouloir découvrir ce qu'elle est, limite l'aimer, car l'amour attire, au lieu de répulser.


La peur, une fois éclairé par l'attention, n'est plus rien. Un peu de courage est nécessaire pour aller à sa rencontre. On peu aussi argumenter contre les peurs ...

Dans tous les cas, moins on cherche à vouloir savoir, à vouloir comprendre, et plus l'obscurité à prise sur nous, plus elle gagne en puissance et plus nous en souffrons.


La négativité, sous toutes ses formes ( irritation, colère, tristesse, stress, anxiété, angoisses, etc ... ) prend sa source dans l'illusion, dans la non connaissance réel de la nature des choses.



L'illusion engendre la souffrance et la souffrance crée la négativité.
( au passage la négativité étant à le responsable de toutes les merdes dans ce monde. )

L'unique solution à tout cela c'est la compréhension, la saisi de l'illusion et sa dissolution, uniquement possible de part l'envie de comprendre, de découvrir, de voir comment marchent les choses, de voir le contenu de notre esprit, sa nature, ses bases, ses mécanismes, ses influences.
( bref passage de ma part ^^ Bonne suite les amis Wink )

Trés belle étude, un peu compliquée pour moi, (j'aime ce qui est simple).... mais bien.

J'ajouterai un peu d'humour:

La peur de la mort, bien maitrisée. peut parfois nous sauver la vie !!!

Face à une circonstance imprévue, un grave danger = la peur de la mort surgit à l'improviste, cela déclenche une bonne décharge d'adrénaline.

Alors soit, on s' affole, on fait n'importe quoi, et seule ce qu'on appelle la chance, peut nous sauver.
Soit on "gère" cette adrénaline, nos réflexes sont augmentés et on s'en tire sans affolement.
grâce, en fin de compte à cette peur de la mort !!!

Pa banal non ?

Moralité: La peur de la mort, ou même la peur tout court, peut être une alliée....
Tout est une question d'équilibre:

La peur permanente de la mort (ou autre si vous voulez) est très destructrice: c'est la "déprime",
l'affolement, la perte de son self contrôle etc.

Une peur occasionnelle bien maitrisée est bénéfique..... "C'est bon pour le moral".

Au fait, La peur de ne plus être, n'est-ce pas la même chose que la peur de mourir?

"Tu vas à la pèche, non je vais à la pèche"

On finira par se comprendre.
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Imré
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MessageSujet: Re: La peur   Sam 17 Juil 2010 - 23:19

@francis loiseleur a écrit:
Au fait, La peur de ne plus être, n'est-ce pas la même chose que la peur de mourir?

"Tu vas à la pèche, non je vais à la pèche"

On finira par se comprendre.

^^



Le choix des mots est important car leur répercution, même si ils se ressemblent beaucoup peut, en particulier dans le mental, grandement varier.

Dire à quelque un : tout le monde à peur de la mort, créera chez lui la réaction de pensée : non ... moi j'ai pas peur de la mort ... Tout simplement car dans un premier temps, cette peur ne lui dit pas grand chose dans son vécu, et ensuite, son égo lui fera dire que lui n'a pas peur de ce genre de chose ...

Maintenant si l'on dit à quelqu'un que tout le monde à peur de ne plus être, de ne plus exister .... là effectivement, cela réveillera en lui une certaine confirmation ... ( ah ouai, clair, ça me ferait flipper de ne plus exister ... ).


Et puis la peur de la mort est avant tout assimiler à la mort du corps physique, alors que la peur de ne plus etre à la disparition de l'identité, de l'égo, voir de la conscience. La peur de ne plus être est bien plus intrinsèque que la peur de la mort Wink Du coup la personne ah moins du mal à reconnaitre l'existence de cette peur chez lui.


Dans la communication, savoir jouer avec les mots pour transmettre de façon optimale est important Wink
Ici, ça a peu être l'air de chicannerie, mais en réalité, en tout cas de là où j'observe le sujet, cela n'en est pas car peu avoir de grande différence d'influences sur le psyché, en particulier sur l'égo ... et lorsque l'égo est titillé, en général le partage cesse.


Mais bon, dans ce cas ci, c'était une question de profondeur de sens, une envie de rendre plus clair, par l'utilisation d'autre terme, une idée.









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stardust
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 18 Juil 2010 - 8:04

bonjour,

et que conseillerez vous de dire a un enfant de 4 et demi qui a peur de la mort?

je vous explique mon petit filleul et angoissé depuis tout petit ,il a peur de beaucoup de choses (meme les moucherons a une certaines epoques!),
l autre soir ma belle soeur mangé avec des amies et une dame qui etait invitée aussi a dit qu on venait de lui dire qu c est parce qu il avait peur de la mort,evidement tout le monde s est arreté de parler pour la regarder et elle a dit que depuis longtemps les esprits venaient lui parlaient et que c est ce qu ils venaient de lui dire...(je vous laisse imaginer la reaction des personnes presentes a ce sujet ;o) )

en sachant que mon frere (son pere ) et moi meme avons ete marqué par la mort de notre pere tres jeune, j y vois un lien ,mais auriez vous un conseil pour la façon de lui en parler ?
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 18 Juil 2010 - 9:38

Bonjour

Il suffit simplement de lui dire que la vie c’est comme un papillon, un jour ou l’autre on doit partir pour aller vers un pays magnifique. Et que si les gens pleur, c’est parce qu’ils sont triste de ne pouvoir l’accompagné dans son voyage… car là ou il va c’est le pays du Père Noel… la mort c’est un beau voyage, ce n’est pas triste… c’est triste pour ceux qui reste.

:coeur)
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domi35
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 18 Juil 2010 - 10:43

J’aimerai juste rajouter ceci pour les adultes

‘C’est triste pour ceux qui restent’ car ils ne comprennent pas. Ils sont comme des enfants à qui on à caché la vérité.

:383570gif
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 18 Juil 2010 - 15:27

merci domi ta phrase pour les adultes me touchent particulierement ...
je pense lui parler un peu de tout ça quand je le garderais tout seul chez moi ,un jour il m a dit "tu sais moi j aimerais bien monter au ciel voir papi dominique"... je vous explique meme pas ce que j ai ressenti Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: La peur   Dim 18 Juil 2010 - 20:05

@stardust a écrit:

bonjour,

et que conseillerez vous de dire a un enfant de 4 et demi qui a peur de la mort ?

je vous explique mon petit filleul et angoissé depuis tout petit ,il a peur de beaucoup de choses (même les moucherons a une certaines époques !),
l autre soir ma belle sœur mangeait avec des amies et une dame qui était invitée aussi a dit qu on venait de lui dire que c est parce qu'il avait peur de la mort, évidement tout le monde s'est arrêté de parler pour la regarder et elle a dit que depuis longtemps les esprits venaient lui parler et que c est ce qu ils venaient de lui dire...(je vous laisse imaginer la réaction des personnes présentes à ce sujet ;o) )

en sachant que mon frere (son pere ) et moi meme avons ete marqué par la mort de notre pere tres jeune, j y vois un lien ,mais auriez vous un conseil pour la façon de lui en parler ?

Eh bien perso je dis que c'est "comme si on part pour un pays lointain et merveilleux mais qu'on ne peut pas revenir et que les gens qu'on a laissé nous rejoindront un jour et qu'en attendant il est possible de les voir mais que eux ne nous voient plus et ne nous entendent plus, sauf quelques personnes" ; et j'explique aussi que c'est l'amour qui nous relient tous et que même si une personne part pour ce pays lointain eh bien si elle et nous on le veut mutuellement, alors un jour on se retrouve et que c'est obligé si on le souhaite vraiment, mais qu'il est important d'être patient et que ce pays-là, on ne sait pas quand on y va à l'avance, mais qu'on ne doit pas "faire exprès" d'y aller sinon on risque de ne pas retrouver la personne.
Je n'ai jamais été étonnée que ma fille m'ait expliqué un jour (elle avait 4-5 ans) qu'il y avait une petite fille qui venait jouer avec elle et qu'elle lui a dit qu'elle avait eu un accident avec ses parents (c'est un exemple parmi d'autres), d'ailleurs je le sens aussi parfois qu'il y a du "passage" (c'est assez furtif).

Je pense que les enfants ont souvent moins peur de la mort que les adultes... et je pense qu'il est possible qu'effectivement, le petit "prenne" la peur de quelqu'un d'autre.

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La peur
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