Environ 4000 ans avant J.C. existait en France une gravure représentant une femme berçant un enfant.
Les païens de ces lieux avaient reçu une grande prophétie, une révélation apportée par les Druides : une jeune femme parfaite donnerait naissance à un Dieu, et ce Dieu apporterai la lumière et la vérité au monde.
Ces païens étaient les Carnutes, qui donnèrent leur nom à la ville qui fut alors fondée : Chartres.
On attribuait à la sculpture gravée dans le tronc creux d’un poirier, au sommet d’un petit monticule considéré comme sacré, des pouvoirs magiques.
Ce monticule s’élevait au-dessus de ce que les Carnutes appelaient la wouivre, un puissant courant d’énergie purificatrice qui sourdait ici même des profondeurs de la terre.
Pour les Carnutes, la wouivre était l’artère vitale du sang qui irriguait la planète.
On venait alors de toute l’Europe pour sentir passer dans ses veines le courant qui stimulait la part divine de tout homme et de toute femme.
L’expérience était inexplicable mais inoubliable. L’esprit s’éveillait, et les êtres humains s’accomplissaient en leur destin d’anthropos.
Accentuant encore la sainteté du lieu, un puits aux profondeurs insondables s’enfonçait dans la terre, emplit des eaux de la Femme qui était la Terre.
La Sainte Mère de tout ce qui est, était ici vénérée depuis aussi longtemps que l’on pu s’en souvenir de mémoire d’homme.
Pour les Carnutes elle s’appelait Bélusama, l’épouse et l’égale de Dieu, nommé Belen.
Son nom était une référence à l’équinoxe de printemps, lorsque la durée du jour et celle de la nuit sont exactement les mêmes, lorsque le jour et la nuit composent une totale harmonie.
Belen avait à ses côtés une sœur épouse, sœur parce qu’elle était l’autre moitié de son âme, épouse parce qu’elle était sa bien-aimée, Belusama.
Belen, disait-on, régnait sur le ciel et sur l’air, et Belusama sur la terre et sur la mer. Le Dieu du ciel couvrait la déesse terre en une naturelle et parfaite union.
Ensemble, ils formaient le tout.
Des terres leur étaient dédiées, nombreuses, et il faut savoir que la région où est située Chartres et où sourdait la wouivre magique, porta longtemps le nom de l’épouse de Dieu.
Dans les temps anciens, on l’appela Belusama, puis la Belusa, et elle en vint, avec l’évolution de la langue, à prendre son nom d’aujourd’hui, la Beauce.
Ainsi dans l’étymologie ancienne appelait-on « Chartres », la terre sacrée des Carnutes qui vivaient dans la région sacrée de la Mère de Tout ce qui Est, la Beauce.
La gravure dans le poirier sacré représentait-elle Bélusama, la parfaite épouse de Dieu qui créerait une nouvelle vie sous la forme d’un enfant humain ?
Cela sans doute et autre chose encore.
Elle représentait le divin Principe Féminin en création, et le représentera toujours.
Elle est le visage féminin de Dieu.
Extrait de « Le Livre de l’Amour » de Katleen Mc Gowan.