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 L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres

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Aloah
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MessageSujet: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Dim 5 Nov 2017 - 10:43

L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres

La «pensée unique» a peut-être une explication scientifique.
Il y a peu, Raphael Enthoven dénonçait avec virulence dans une colonne ce qu’il baptise le «Parti unanime», «ennemi de la nuance» qui hante les tréfonds des réseaux sociaux –ou pour le dire autrement la cohorte de celles et ceux qui ont l’idée saugrenue de ne pas toujours penser avec la même palette de nuances que Raphael Enthoven. L'enseignant de philosophie et animateur a le droit de se sentir oppressé par ses contempteurs et ses derniers celui de réagir à des propos qu’ils jugent inappropriés. Mais ces réactions un peu épidermiques sont-elles typiques de notre époque ultra-connectée ou bien la forme nouvelle d’une affection ancienne du corps social?

À la fin de la Seconde Guerre mondiale (oui, le point Godwin TOUT DE SUITE), les atrocités révélées du régime nazi posent de nombreuses questions aux politiques, psychologues et sociologues, à commencer par le mécanisme du consentement, qui a permis des crimes d’une intensité jamais égalée jusqu’alors, par des personnes qui se défaussent en expliquant n'avoir fait qu'«obéir aux ordres». Des recherches, en ce sens, débutent.
L’expérience de Milgram est bien connue. En France, c’est le film I comme Icare, d’Henri Verneuil, qui lui a donné son retentissement.

Dans un laboratoire, deux personnes participent à une expérience sur la mémoire et la douleur. L’une d’elle est attachée à une chaise électrique. L’autre est chargée de lui lire une liste de mots associés par paire. Puis de ne lui lire qu’un seul des mots, son compère devant lui donner l’autre, sous peine de recevoir une décharge électrique, avec en arrière-plan l’idée que la douleur peut avoir des effets bénéfiques sur les apprentissages. Plus les erreurs s’accumulent, plus la charge est forte. Elle peut atteindre un niveau potentiellement mortel.

Une expérience bidonnée
Sauf que tout est faux ou presque. La chaise n’est pas électrique. Le «cobaye» assis dessus est un acteur qui feint la douleur. Le seul cobaye est l’autre étudiant, celui qui pose les questions et tourne le bouton, sous la supervision des professeurs. Qui lui ordonnent d’augmenter l’intensité de faux «chocs électriques» jusqu’à atteindre le point critique. Tout le monde a signé une décharge: personne ne sera inquiété en cas de séquelles ou de décès. Les professeurs déclarent aux hésitants qu’ils ne seront pas poursuivis et prennent l’entière responsabilité de l’opération. Et le résultat est effrayant: plus de 60% des participants sont prêts à tuer un homme pour peu qu’on leur donne l’assurance qu’ils ne seront pas inquiétés.

Une expérience qui fait débat et dont les conclusions sont encore aujourd’hui débattues ou contestées.

Mais il est une autre expérience, menée en 1951 aux États-Unis, moins connue que celle de Milgram, et qui prend une coloration nouvelle avec l’émergence des réseaux sociaux, celle de Solomon Asch, au Swarthmore College de Pennsylvanie, sur la fabrication du consentement et du consensus.

À LIRE AUSSI  A-t-on mal interprété «l'expérience de Milgram», une des plus célèbres de l'histoire de la psychologie?

En 1951, Asch propose à des étudiants de participer à une soi-disant expérience de perception oculaire. Huit hommes sont ainsi réunis dans une pièce où leurs sont présentés des panneaux avec 4 segments verticaux dessinés. À gauche, un segment, de longueur variable. À droite, trois segments, A, B et C, dont un est de même longueur que le segment de gauche. Chacun leur tour, en partant de la droite, les participants doivent annoncer, à voix haute, quel est le segment (A, B ou C) qui a la même longueur que le segment témoin. On propose aux participants de se prononcer sur une série de 18 segments différents.

L’expérience ne revêt pas de difficulté particulière, le segment à trouver étant généralement d’une taille qui ne laisse guère de doute quant à son identification.

Une mauvaise blague
Sauf qu’une fois encore, comme dans l’expérience de Milgram, les dés sont pipés. Le seul cobaye de l’expérience est le 7e homme. Les autres, les «confédérés», sont de mèche avec Asch. Quand les deux premiers panneaux sont présentés, ils donnent tous la bonne réponse. Mais à partir du troisième, le premier à parler donne une réponse manifestement erronée. Les complices qui suivent donnent la même réponse. Arrive le tour du cobaye, qui généralement donne la bonne réponse. Le 8e homme, qui ferme la marche, donne la même réponse que les six premiers. A partir de ce troisième panneau, les «confédérés» vont donner à 11 reprises des réponses manifestement fausses, pour un total de 12 réponses fausses et 6 réponses correctes.
Lentement le piège se referme sur le cobaye, qui constate, panneau après panneau, que ses réponses ne collent que rarement avec celles des autres –avant de finir souvent par faire la même réponse qu’eux, alors qu’il ne peut pas ignorer que la réponse qu’il fournit est totalement fausse.

L’expérience est menée de manière différentiée: 50 expériences sont ainsi pipées, et 37 autres expériences «de contrôle» sont effectuées sans présence de confédérés. Dans le groupe de contrôle, la marge d’erreur sur la longueur de segment est inférieure à 1%.

Mais dans le groupe avec confédérés, le taux d’erreur est de 36,8% pour les cobayes, avec des résultats variés: 5% se conforment absolument aux résultats proposés par les autres, 25% contredisent systématiquement les autres quand ils proposent une réponse erronée (et se tiennent donc fermement à ce qu’ils pensent juste), et le reste, soit 70% des participants, se conforme plus ou moins aux réponses des autres. Au total, plus de 75% des participants donnent au moins une réponse fausse.

Les cobayes sont naturellement interrogés à l’issue de l’expérience, afin qu’ils exposent les raisons qui les ont poussés à donner les réponses qui ont été les leurs. Parmi les explications qui reviennent le plus souvent chez ceux qui ont proposé des réponses erronées, on trouve le manque de confiance en soi, le désir de rentrer dans la norme et parfois une certaine confusion dans la compréhension de l’exercice.

Des individus tiraillés 
Parmi les 25% qui ont refusé de plier face à la pression des réponses des autres, la plupart affirment avoir été tiraillés entre leur sentiment («c’est la réponse B») et la réaction des autres («Mais pourquoi disent-ils que c’est la réponse C?»), mais avoir malgré tout décidé de conserver leur opinion.

Parmi les 75% restants, certains (12) ont été victimes de ce que Asch appelle une «distorsion de la perception». Pour le dire autrement: ils ont réellement pensé que c’était eux qui se trompaient et que les autres avaient raison. D’autres ont subi, toujours selon les termes de Asch, une «distorsion du jugement». Au bout de quelques erreurs, ils ont fini par se dire qu’ils devaient se tromper et que si tous les autres donnaient la même réponse, c’est qu’ils devaient avoir raison.

Un troisième groupe a subi ce que Asch appelle une «distorsion de l’action»: ils savaient pertinemment que la réponse qu’ils donnaient était fausse, mais ils l’ont quand même donnée, car ils ne voulaient pas être exclus du groupe.
À LIRE AUSSI  Comment les démocraties peuvent dériver vers les crimes de masse
Au cours des années qui suivent –et alors que la nature de ses expériences n’est naturellement pas divulguée, Ashe poursuit ses expérimentations en variant les conditions originales. Il observe ainsi que le taux de mauvaises réponses chute considérablement si le nombre de confédérés est plus réduit (ex: 3 ou 4 confédérés au lieu de 7).

Il constate également que si l’on permet à un deuxième ou à un troisième cobaye de participer – et donc de donner lui aussi la «vraie bonne réponse» – alors le taux d’erreurs chute aussi de manière très importante. Pour exprimer une opinion divergente de la majorité, l’individu aime pouvoir s’appuyer sur d’autres.

Le nombre contre la vérité 
Les conclusions de Asch tendent à démontrer qu’il existe bel et bien une forme d’influence normative du groupe, pas aussi totalitaire que certains chercheurs obsédés par la «psychologie des foules» peuvent se l’imaginer, mais bien réelle: au total, sur plusieurs centaines d’expérience, le taux de conformation (les individus donnent les mêmes réponses fausses que les confédérés) tourne autour de 30%.
Quand des individus se trouvent des excuses ou des raisons plus ou moins objectives pour proposer à une question simple une réponse qu’ils savent erronée au motif que tout le monde fournit une réponse erronée, on n’est pas très loin de la dictature molle de l’unanimisme, de cette fameuse «pensée unique» (qui rappelons-le est toujours la pensée du camp d’en face –dans notre camp on est pragmatique et on pense par soi-même. Et si on pense tous la même chose, c’est le fruit du hasard –ou de notre intelligence).

Il existe donc, selon Asch, ce que l’on appelle une influence normative. D’autres chercheurs y voient plutôt un processus de dépersonnalisation de l’individu. Certains rappellent également que l’expérience est conduite dans les années 1950, à l’époque ou le Maccarthysme fait des ravages et la peur de ne pas être «dans le moule» aussi. D’autres enfin posent la question de la validité même de l’expérience en rappelant que nombre de personnes interrogées affirment avoir douté ou pas forcément compris ce que l’on attendait d’eux et questionnent également le caractère peu éthique de la méthode.

Difficile contrepied 
Malgré tout, ce que l’expérience de Asch montre tend à se vérifier à l’âge de la prise de parole publique sur les réseaux sociaux. Lorsqu’une opinion semble se développer de manière majoritaire, il devient très compliqué d’émettre un avis contraire et plutôt que de se taire, nombreux sont celles et ceux qui se montrent prêts ou prêtes non seulement à taire leur désaccord, mais à se joindre au chœur antique.

Il arrive fort heureusement que l’opinion majoritaire soit parfaitement justifiée. Mais que l’opinion ait tort ou raison n’importe finalement pas, et c’est aussi ce que montre l’expérience de Asch: quand le plus grand nombre prend la parole et va dans le même sens, il devient extrêmement difficile d’émettre un jugement contraire, quand bien même on est fondé à le croire parfaitement justifié. Voilà sans doute pourquoi Winston Churchill a dit que la démocratie était le pire des régimes politiques –à l’exception de tous les autres.

À LIRE SUR LE MÊME SUJET:
-Pourquoi s'offusquer de la post-vérité? C'est le mode par défaut de notre cerveau
-Nous voilà entrés dans l’ère du mensonge
-Les légendes urbaines et les rumeurs ont aussi une fonction sociale
VIA : http://www.slate.fr/story/153113/asch-ou-la-fabrication-de-la-conformite
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Dim 5 Nov 2017 - 10:50

Merci Aloah... On peut lire aussi "la fabrication du consentement".
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Dim 5 Nov 2017 - 11:06

Très intéressant ce texte qui montre comment la masse influence l'individu et complémentaire de celui de Totem dans le sujet de la manipulation qui montre comment un individu peut prendre le contrôle de plusieurs autres.

Merci

:jap:
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Dim 5 Nov 2017 - 12:26

Citation :
La «pensée unique» a peut-être une explication scientifique.

Oui il y a une science pour cela appelée ponérologie politique

La ponérologie politique : étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques – une psychologie du complot (1/3)

La psychopathie est « le plus grand obstacle au développement de la personnalité et des groupes sociaux ». « L’incapacité générale à reconnaître le type psychologique de ces personnes [i.e. les psychopathes] provoque d’immenses souffrances, la terreur de masse, l’oppression violente, le génocide et la décadence de la civilisation… Tant que le pouvoir suggestif [i.e. hypnotique, charmant et “envoûtantˮ] des psychopathes n’est pas confronté avec les faits et avec les conséquences morales et pratiques de sa doctrine, des groupes sociaux entiers peuvent succomber à son appel démagogique. » (Kazimiers Dabrowski, 1902-1980, auteur de la théorie de la désintégration positive et du concept de psychopathie essentielle.)


La suite ici :
https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.wordpress.com/2015/12/02/la-ponerologie-politique-etude-de-la-genese-du-mal-applique-a-des-fins-politiques-une-psychologie-du-complot-13/
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Mar 7 Nov 2017 - 20:02

Du dévoiement de la notion de loyauté dans les relations et de ce qu'elle nous conduit à faire ou à subir.Préférer être aimé ou accepté qu'être dans la raison.
Merci, je connaissais les expériences contenant de la violence mais pas celle des traits. Qui sait avec la force du cerveau si le cobaye ne finirait pas par avoir de réels troubles passagers de la vue?
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Akalan
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Mar 7 Nov 2017 - 23:35

oui enfin c'est pas une nouvelle, suffit de voir l'influence des religions dans le monde

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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Mer 8 Nov 2017 - 1:07

@Akalan a écrit:
oui enfin c'est pas une nouvelle, suffit de voir l'influence des religions dans le monde

Oui mais Selon Phillips et Axelrod auteurs d'un ouvrage de référence en la matière, « Encyclopedia of Wars », sur 1763 guerres qui ont eu lieu au cours de l'humanité, 123 sont issues de motifs religieux. Soit 7% du nombre de guerres et 2% de toutes les personnes tuées lors des conflits.

http://epurodez.livehost.fr/wp-content/uploads/2015/10/Violence-Religion.pdf
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Akalan
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Mer 8 Nov 2017 - 4:09

je comprend pas a quoi ca répond parce que j'ai pas parlé de guerres, mais compte tenu du fait que les religions sont sensés propager la vertu je trouve ça assez énorme qu'elles aient engendrées 7% des guerres, ce serait un peu comme dire que Dora l'exploratrice engendre 7% de violence dans les cours de recrées,
ensuite je trouve que ce chiffre n'est pas bien analysé, voir même pas analysé du tout, on fait un bête lien : guerre religion 7% Donc : religions pas beaucoup d'induction de guerres,
oui sauf que les religions ne sont pas sensées avoir d'armées, et ne sont pas les pouvoirs centraux, qui eux ont les impôts, les armées, les centres de décisions, etc
donc que le fait que malgré ces deux facteurs elles aient quand même réussi à engendrer des guerres parait déjà bien plus tenir de la prouesse en la matière,
ajouter à ca tout ce qui ne relève pas de la guerre, comme par exemple l'assimilation culturelle, le contrôle de l'information et des états, comme par exemple avec la destruction des cultes païens, ici, à rome, au mexique, en afrique, etc c'est quand même pas mal ce qu'ils ont saccagé

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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Mer 8 Nov 2017 - 6:24

Les religions présentent un programme de développement spirituel (déjà là y a beaucoup à dire)
Ensuite les religions s'organisent en "églises" qui sont en quelque sorte les écoles dans lesquelles les croyants viennent se former à cette religion.
Les "églises" ne sont que des écoles spirituelles.
Dans chaque école il y a les bons et les mauvais élèves (ceux qui ne comprennent pas, déforment etc. pas dans le sens diabolique... quoique)
Il y a aussi les bons et les mauvais professeurs
Et pour finir l'école peut même être dirigée par un parfait abrutis

Pourtant cette école est censée appliqué en programme, la plupart du temps présenté comme devant amener à un certain épanouissement de l'Homme, à la non violence etc.

D'où l'existence d'aberrations comme une église poussant un peuple à la guerre alors que son programme de développement de l'Homme promettait la paix et l'amour pour tous...

La religion constitue toujours un idéal à atteindre (déjà là faut bien choisir) et ensuite à chacun d'essayer de l'atteindre.
Même nous lorsque nous parlons d'amour universel, de lumière, nous cherchons juste à échapper aux autres religions afin de nous construire un nouvel idéal mais il y a parmi nous des gens qui se perdent en chemin.
Il n'est pas inimaginable qu'un "éveillé" conduise un jour tout un peuple, grâce à son charisme vers une guerre...
Tout le monde, à sa manière, est en marche vers le divin. Maintenant le chemin est long et semé d’embûches...
On a vu des moins bouddhistes attaquer des musulmans dans certains pays asiatiques alors que plus non-violent qu'un bouddhiste cela devrait en principe être difficile. Et des musulmans en faire autant etc.

Tout cela pour dire, que l'Homme, avec toutes ses faiblesses, à bien du mal a se tenir à son véritable chemin vers le divin
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Mer 8 Nov 2017 - 6:43

Quand on y pense le mot "berger" dans la religion catholique, ça paraît tout doux, en fait c'est d'une rare violence, ça veut dire que nos parents étaient des moutons!

Et maintenant on parle d'éveil, nous ne sommes pas parfaits mais au moins la démarche sonne plus juste? Elle ne fait pas fi de la responsabilité individuelle!
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Mer 8 Nov 2017 - 7:35

Si cela est le "nous" je suis définitivement PAS de cette planête
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Suara
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Mer 8 Nov 2017 - 9:18

@Shadow Messenger a écrit:
Si cela est le "nous" je suis définitivement PAS de cette planête
Sans doute? Oups, tu répondais à quoi au juste si ça ne t'ennuie pas?
Bonne journée.
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Néhémyo
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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   Mer 8 Nov 2017 - 16:23

@Shadow Messenger a écrit:
Si cela est le "nous" je suis définitivement PAS de cette planête
Si-si, juste que tu n'as peut-être pas encore été fouiller dans tes profondeurs.
Tu pourrais être terrifiée le cas échéant de devoir reconnaitre que tu portes peut-être autant de choses sinistres ou de mécanicité que d'autres humains.
Donc continuer à se bercer dans l'illusion qu'on est tellement différent, incompris, 'pas de ce monde' ça peut être une voie de tangeante efficace...
T'inquiète hein on passe tous par là... sunny

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MessageSujet: Re: L'expérience de Asch, ou pourquoi nous finissons par avoir le même avis que les autres   

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