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 L'aspect "initiatique" des contes et légendes

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Starchild*Light
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MessageSujet: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Dim 9 Oct 2016 - 21:50



L'aspect "initiatique" des contes et légendes



"Les écoles de mystère font prendre conscience de la présence de l’homme originel endormi au fond du cœur. Il est assoupi depuis si longtemps que nous avons oublié sa présence. Parfois cependant, une émotion l’éveille, ouvrant une voie permettant d’entendre un instant sa voix. Parmi toutes les formes de l’art des hommes, la poésie et la musique portent directement la parole de cet être mystérieux et secret, mais d’autres chemins mènent à lui. Depuis toujours, les enseignements ésotériques nous révèlent sa présence et sa nature véritable. Ils dévoilent progressivement aux initiés quel est le sens des vieux mythes et des antiques traditions, expliquant ce que signifient les fables et les légendes venues vers nous du fond des âges. Beaucoup des histoires et des contes traditionnels contiennent une même révélation adaptée au lieu du récit, à la civilisation du moment, ou à la qualité de l’auditeur.

On la trouve même dans les vieux contes de fées. Celui de la Belle au Bois Dormant, par exemple, raconte dans un langage pour enfants comment l’âme admirable, endormie depuis si longtemps dans le donjon d’orgueil, au cœur de la forêt d’épines de tous les dangers de la vie terrestre, peut être un jour éveillée par le baiser d’amour du prince audacieux, le chercheur de vérité. Et l’histoire de Peau d’âne est construite sur le même schéma général... Beaucoup de ces récits ne sont pas inventés simplement pour distraire. Ils nous transmettent une image symbolique menant à la révélation initiatique enseignée par la sagesse traditionnelle. Ils représentent notre destin car nous recherchons tous notre double intérieur et secret. Et dans le château clos de notre cœur égoïste, une créature merveilleuse attend toujours le prince intrépide que nous pouvons être pour qu’enfin, d’un baiser, il l’éveille...

... L’enseignement qu’on tire d’une fable est immédiatement utilisable. Le conte est distrayant. Mais lorsqu’il est initiatique, son rôle est différent. Il prépare l’auditeur à l’initiation à venir. En cette attente, le récit doit être simplement mémorisé. Comme un conte ordinaire, il raconte l’aventure émouvante de personnages sympathiques dans des situations étonnantes. La mémoire est stimulée car le lecteur est ravi. Survient alors parfois l’instant de l’initiation. Il est difficile de devenir adulte. Impliquant mort et résurrection, l’initiation peut être pénible. Le conte initiatique aussi, meurt et ressuscite. La révélation du sens anéantit la magie du récit féerique et ses aimables personnages. L’intelligence initiale du conte merveilleux est alors à jamais perdue, mais la contre partie de la perte est l’annonce merveilleuse de la résurrection. La Belle devient l’Âme endormie et le Maître soufi est l’Homme Éternel des origines....

Pour lire l'article complet: http://secretsdutarot.blogspot.ca/search/label/Le%20Petit%20Prince

*******



Je vous invite à partager ici des contes à saveurs "initiatiques".
Des classiques ou encore moins classiques; à partager vos ressentis
pour vos contes préférés; des extraits, etc ...


Raconte-Nous une histoire !

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Alcyan
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Dim 9 Oct 2016 - 22:19

Il était une fois, au temps d'avant le temps, une Petite Ame qui dit à Dieu : " Je sais qui je suis ! ".
Et Dieu dit : " C'est merveilleux ! Qui es-tu ? "
La Petite Ame cria : " Je suis la Lumière ! "
Et Dieu s'exclama avec un grand sourire : " Oui, c'est çà ! Tu es la Lumière. "

La Petite Ame était si heureuse ! Elle avait résolu le mystère que toutes les âmes du Royaume étaient venues résoudre. " Wow, dit la Petite Ame, çà c'est vraiment cool ! "

Mais bientôt, de savoir qui elle était ne lui suffit plus. La Petite Ame sentait des remous à l'intérieur, et maintenant, elle voulait être Celui qu'Elle était. Et donc, la Petite Ame retourna voir Dieu (ce qui n'est pas une mauvaise idée pour toutes les âmes qui veulent être Celui qu'Elles sont vraiment) et dit : " Salut, Dieu ! Maintenant que je sais Qui je Suis, est-ce que j'ai aussi le droit de l'être ? "

Et Dieu dit : " Tu veux dire que tu veux être Celui que Tu Es déjà ?
" Eh bien, répondit la Petite Ame, c'est une chose de savoir Qui Je Suis, et une autre totalement différente de l'être vraiment. Je veux sentir ce que çà fait d'être la Lumière ! "
" Mais tu es la Lumière ", répéta Dieu, avec un autre sourire.
" Oui, mais je veux voir comment on se sent ! s'écria la Petite Ame.

" Bon ", dit Dieu avec un petit gloussement, " je suppose que j'aurais dû le savoir. Tu as toujours été le plus aventureux ". Puis l'expression de Dieu changea. " Il y a juste une chose … "
" Quoi ? " demanda la Petite Ame.
" Eh bien, il n'existe rien d'autre que la Lumière. Vois-tu, je n'ai rien créé d'autre que ce que tu es ; alors, il n'y a pas de manière facile pour toi de faire l'expérience de Ce que Tu Es, puisqu'il n'y a rien que tu n'es pas ".
" Hein ? " dit la Petite Ame qui était maintenant un peu perplexe.

" Penses-y de cette façon " dit Dieu. " Tu es comme une bougie dans le Soleil. Oh, tu y es, c'est certain. Avec des millions d'autres bougies qui constituent le Soleil ! Et le Soleil ne serait pas le Soleil sans toi. Non, il serait un soleil sans l'une de ses bougies … et çà ne serait pas le Soleil du tout, car il ne brillerait pas avec autant d'éclat. Et pourtant, comment te connaître en tant que Lumière quand tu es parmi la Lumière ? - C'est la question. "
" Eh bien, " dit la Petite Ame toute ragaillardie, " tu es Dieu. Trouve quelque chose ! "

Dieu sourit encore une fois. " Je l'ai déjà fait, " dit Dieu. " Puisque tu ne peux pas te reconnaître en tant que Lumière quand tu es dans la Lumière, nous allons t'entourer d'obscurité. "
" Qu'est-ce que c'est l'obscurité ? " demanda la Petite Ame ".
Dieu répondit : " C'est ce que tu n'es pas. "
" Est-ce que j'aurai peur de l'obscurité ? " s'écria la Petite Ame.
" Seulement si tu choisis d'avoir peur " répondit Dieu. " Il n'y a vraiment rien à craindre, à moins que tu ne le décides. Vois-tu, nous inventons tout ceci. Nous faisons semblant. "
" Oh, " dit la Petite Ame, et déjà elle se sentait mieux.

Puis Dieu expliqua que pour pouvoir faire l'expérience de quelque chose, son exact opposé allait apparaître. " C'est un grand cadeau, " dit Dieu, " parce que sans cela, tu ne pourrais pas savoir à quoi ressemble cette chose. "
" Tu ne pourrais pas connaître le chaud sans le froid, le haut sans le bas, le vite sans le lent. Tu ne pourrais pas connaître la gauche sans la droite, ici sans là-bas, maintenant sans jadis. "
" Et donc, " conclut Dieu, " quand tu seras entouré par l'obscurité, ne brandis pas ton poing, n'élève pas ta voix et ne maudis pas l'obscurité. "

" Sois plutôt une Lumière vis-à-vis de l'obscurité, et ne sois pas fâché de cela. Alors, tu sauras Qui Tu Es Vraiment, et tous les autres le sauront aussi. Laisse tant briller ta Lumière que tous sauront combien tu es spécial ! "
" Tu veux dire que j'ai le droit de montrer aux autres combien je suis spécial ? " demanda la Petite Ame.
" Bien sûr, " dit Dieu en souriant. " Tu en as tout à fait le droit ! Mais souviens-toi, " spécial " ne veut pas dire " meilleur ". Tout le monde est spécial, chacun à sa façon ! Et pourtant bien des autres ont oublié cela. Ils ne réaliseront qu'ils ont le droit d'être spécial que si toi-même tu reconnais que tu as le droit de l'être. "
" Wow, " dit la Petite Ame, dansant et sautillant, riant et sautant de joie. " Je peux être aussi spécial que je veux ! "

" Oui, et tu peux commencer tout de suite, " dit Dieu. " Quelle partie du spécial veux-tu être ? "
" Quelle partie du spécial ? " répéta la Petite Ame, " je ne comprends pas. "
" Eh bien, " expliqua Dieu, " être la Lumière, c'est être spécial, et être spécial comprend beaucoup d'éléments. C'est spécial d'être gentil. C'est spécial d'être doux. C'est spécial d'être créatif. C'est spécial d'être patient. Est-ce que tu peux trouver d'autres façons d'être qui sont spéciales ? "

La Petite Ame resta assise en silence pendant quelques instants. " J'ai trouvé beaucoup de façons d'être spécial ! " s'exclama alors la Petite Ame. " C'est spécial d'être quelqu'un qui aide. C'est spécial d'être quelqu'un qui partage. C'est spécial d'être amical. C'est spécial d'être attentif aux autres ! "
" Oui ! " approuva Dieu, " et tu peux être toutes ces choses ou n'importe quel élément du spécial que tu souhaites être, à tout moment. C'est ce que veut dire : être la Lumière. "

" Je sais ce que je veux être ! Je sais ce que je veux être ! " annonça la Petite Ame toute excitée. " Je veux être la partie du spécial qui s'appelle " celui qui pardonne ". Est-ce que ce n'est pas spécial de pardonner ? "
" 0h oui, " assura Dieu à la Petite Ame. " C'est très spécial. "
" D'accord, " dit la Petite Ame. " C'est çà que je veux être. Je veux être celui qui pardonne. Je veux faire l'expérience d'être comme çà ".

" Bien, " dit Dieu, " mais il y a une chose que tu dois savoir. "
La Petite Ame commençait maintenant à s'impatienter un peu. Il paraissait toujours y avoir des complications.
" Qu'est-ce que c'est ? " dit la Petite Ame, en soupirant.
" Il n'y a personne à qui pardonner. "
" Personne ? " La Petite Ame pouvait à peine croire ce qui venait d'être dit.
" Personne ! " répéta Dieu. " Tout ce que j'ai fait est parfait. Il n'y a pas une seule âme dans toute la création qui soit moins parfaite que toi. Regarde autour de toi. "

C'est alors que la Petite Ame réalisa qu'une large foule s'était réunie. Des âmes étaient venues de près et de loin - de tout le Royaume - car la nouvelle s'était répandue que la Petite Ame avait cette conversation extraordinaire avec Dieu, et chacun voulait entendre ce qu'ils disaient.

Regardant les innombrables autres âmes réunies là, la Petite Ame dût acquiescer. Aucune ne paraissait moins merveilleuse, moins magnifique ou moins parfaite que la Petite Ame elle-même. Tel était le prodige des âmes réunies autour d'elle, et si brillante était leur lumière, que la Petite Ame pouvait à peine les regarder.

" Alors, à qui pardonner ? demande Dieu.
" Eh bien, çà ne va pas être drôle du tout ! " grommela la Petite Ame. " Je voulais faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne. Je voulais savoir quel effet çà faisait d'être cette partie-là du spécial. "
Et la Petite Ame apprit ce que c'était que d'être triste.

Mais juste à ce moment-là, une Ame Amicale s'avança de la foule. " Ne t'inquiète pas, Petite Ame, " dit l'Ame Amicale, " je vais t'aider. "
" Tu vas m'aider ? ". La Petite Ame s'illumina. " Mais qu'est-ce que tu peux faire ? "
" Je peux te donner quelqu'un à qui pardonner, tiens ! "
" Tu peux ? "
" Certainement ! " gazouilla l'Ame Amicale. " Je peux venir dans ta prochaine vie et faire quelque chose que tu pourras pardonner. "

" Mais pourquoi ? Pourquoi ferais-tu cela ? " demanda la Petite Ame. " Toi qui es un Etre d'une telle perfection achevée ! Toi, qui vibres à une telle vitesse que cela crée une Lumière si brillante que je peux à peine te regarder ! Qu'est-ce qui pourrait te faire vouloir ralentir ta vibration à une telle vitesse que ta brillante Lumière deviendrait sombre et dense ? Toi qui es si léger que tu danses sur les étoiles et que tu te déplaces à travers tout le Royaume à la vitesse de ta pensée - qu'est-ce qui te ferait venir dans ma vie et te rendre si lourd que tu pourrais faire cette mauvaise chose ? "

" C'est simple, " dit l'Ame Amicale, " je le ferais parce que je t'aime. "
La Petite Ame parut surprise par la réponse.
" Ne sois pas si stupéfait " dit l'Ame Amicale, " tu as fait la même chose pour moi. Tu ne te souviens pas ? Oh, nous avons dansé ensemble, toi et moi, bien des fois. A travers les éternités et les âges, nous avons dansé. A travers le temps tout entier, et dans bien des lieux, nous avons joué ensemble. C'est juste que tu ne te souviens pas.
" Nous avons tous deux été l'Ensemble de Toutes Choses. Nous en avons été le Haut et le Bas, la Gauche et la Droite. Nous en avons été le Ici et le Là-bas, le Maintenant et le Jadis. Nous avons été le Masculin et le Féminin, le Bon et le Mauvais - nous en avons été et la victime et le méchant.

" Ainsi, nous nous sommes rencontrés, toi et moi, maintes fois auparavant ; chacun apportant à l'autre l'exacte et parfaite occasion d'Exprimer et d'Expérimenter Qui Nous Sommes Vraiment.
" Et donc, " continua d'expliquer l'Ame Amicale, " Je vais venir dans ta prochaine vie et cette fois-ci je serai le " méchant ". Je ferai quelque chose de vraiment terrible, et alors tu pourras faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne. "
" Mais que vas-tu faire, " demanda la Petite Ame, un tout petit peu nerveuse, " qui sera si terrible ? "
" Oh, " répondit l'Ame Amicale avec une étincelle, " nous trouverons bien quelque chose. "

Puis, l'Ame Amicale parut devenir sérieuse, et dit d'une voix douce : " Tu as raison à propos d'une chose, tu sais. "
" Et c'est quoi ? " voulut savoir la Petite Ame.
" Il me faudra ralentir ma vibration et devenir très lourd pour faire cette chose pas très gentille. Il me faudra prétendre être quelqu'un de très différent de moi. Alors, j'ai une seule et unique faveur à te demander en échange. "

" Oh, n'importe quoi, n'importe quoi ! " s'écria la Petite Ame, et elle commença à danser et à chanter : " Je vais pouvoir pardonner, je vais pouvoir pardonner ! " Puis, la Petite Ame vit que l'Ame Amicale restait toute silencieuse.
" Qu'est-ce qui se passe ? " demanda la Petite Ame. " Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Tu es un tel ange de bien vouloir faire ceci pour moi ! "
" Bien sûr que cette Ame Amicale est un ange ! " interrompit Dieu. " Tous le sont ! Souviens-toi toujours : je ne t'ai jamais envoyé que des anges. "
Alors, la Petite Ame voulut plus que jamais exaucer la demande de l'Ame Amicale. " Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? " demande de nouveau la Petite Ame.
" Au moment où je te frapperai et te terrasserai, " répondit l'Ame Amicale, " au moment où je ferai la pire chose que tu puisses imaginer - à ce moment précis … "
" Oui ? " interrompit la Petite Ame, " oui … ? "

L'Ame Amicale devint encore plus silencieuse.
" Souviens-toi de Qui Je Suis Réellement. "
" Oh, je le ferai ! " s'écria la Petite Ame, " je le promets ! Je me souviendrai toujours de toi comme je te vois ici même, à cet instant ! "
" Bien, " dit l'Ame Amicale, " parce que, vois-tu, j'aurai fait semblant tellement fort, que je me serai oublié. Et si tu ne te souviens pas de moi tel que je suis réellement, je ne pourrai peut-être pas m'en souvenir pendant très longtemps. Et si j'oublie Qui Je Suis, tu peux même oublier Qui Tu Es, et nous serons perdus tous les deux. Alors, nous aurons besoin qu'une autre âme s'en vienne et nous rappelle à tous les deux Qui Nous Sommes. "

" Non, cela ne se passera pas ! " promit de nouveau la Petite Ame. " Je me souviendrai de toi ! Et je te remercierai de m'apporter ce cadeau : la possibilité de faire l'expérience de Qui Je Suis. "

Et ainsi, l'accord fut conclu. Et la Petite Ame s'engagea dans une nouvelle vie, toute excitée d'être la Lumière, ce qui était très spécial, et toute excitée d'être cette partie du spécial appelée le Pardon.

Et la Petite Ame attendit anxieusement de pouvoir faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne, et de remercier l'Ame qui le lui permettrait.
Et dans tous les moments de cette nouvelle existence, chaque fois qu'une nouvelle âme faisait son apparition, que cette nouvelle âme amène de la joie ou de la tristesse - et surtout si elle amenait de la tristesse - la Petite Ame pensait à ce que Dieu avait dit :
" Souviens-toi toujours, " - et Dieu avait souri -,
" je ne t'ai jamais envoyé que des anges. "
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Mimy
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Dim 9 Oct 2016 - 23:22

Magnifique Alcyan. Ce sont tes souvenirs ?
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Starchild*Light
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Lun 10 Oct 2016 - 3:58


Merci @Alcyan I love you
La Petite Âme et le Soleil
écrit par Neale Donald Walsch



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Starchild*Light
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Lun 10 Oct 2016 - 4:40



Alice aux pays des merveilles
Par: Lewis Carroll (1865)



Chapitre 1
Au fond du terrier

Alice, assise auprès de sa sœur sur le gazon, commençait à s’ennuyer de rester là à ne rien faire ; une ou deux fois elle avait jeté les yeux sur le livre que lisait sa sœur ; mais quoi ! pas d’images, pas de dialogues ! « La belle avance, » pensait Alice, « qu’un livre sans images, sans causeries ! »

Elle s’était mise à réfléchir, (tant bien que mal, car la chaleur du jour l’endormait et la rendait lourde,) se demandant si le plaisir de faire une couronne de marguerites valait bien la peine de se lever et de cueillir les fleurs, quand tout à coup un lapin blanc aux yeux roses passa près d’elle.

Il n’y avait rien là de bien étonnant, et Alice ne trouva même pas très-extraordinaire d’entendre parler le Lapin qui se disait : « Ah ! j’arriverai trop tard ! » (En y songeant après, il lui sembla bien qu’elle aurait dû s’en étonner, mais sur le moment cela lui avait paru tout naturel.) Cependant, quand le Lapin vint à tirer une montre de son gousset, la regarda, puis se prit à courir de plus belle, Alice sauta sur ses pieds, frappée de cette idée que jamais elle n’avait vu de lapin avec un gousset et une montre. Entraînée par la curiosité elle s’élança sur ses traces à travers le champ, et arriva tout juste à temps pour le voir disparaître dans un large trou au pied d’une haie.

Un instant après, Alice était à la poursuite du Lapin dans le terrier, sans songer comment elle en sortirait.

Pendant un bout de chemin le trou allait tout droit comme un tunnel, puis tout à coup il plongeait perpendiculairement d’une façon si brusque qu’Alice se sentit tomber comme dans un puits d’une grande profondeur, avant même d’avoir pensé à se retenir.

De deux choses l’une, ou le puits était vraiment bien profond, ou elle tombait bien doucement ; car elle eut tout le loisir, dans sa chute, de regarder autour d’elle et de se demander avec étonnement ce qu’elle allait devenir. D’abord elle regarda dans le fond du trou pour savoir où elle allait ; mais il y faisait bien trop sombre pour y rien voir. Ensuite elle porta les yeux sur les parois du puits, et s’aperçut qu’elles étaient garnies d’armoires et d’étagères ; çà et là, elle vit pendues à des clous des cartes géographiques et des images. En passant elle prit sur un rayon un pot de confiture portant cette étiquette, « Marmelade d'Oranges. » Mais, à son grand regret, le pot était vide : elle n’osait le laisser tomber dans la crainte de tuer quelqu’un ; aussi s’arrangea-t-elle de manière à le déposer en passant dans une des armoires.

« Certes, » dit Alice, « après une chute pareille je ne me moquerai pas mal de dégringoler l’escalier ! Comme ils vont me trouver brave chez nous ! Je tomberais du haut des toits que je ne ferais pas entendre une plainte. » (Ce qui était bien probable.)

Tombe, tombe, tombe ! « Cette chute n’en finira donc pas ! Je suis curieuse de savoir combien de milles j’ai déjà faits, » dit-elle tout haut. « Je dois être bien près du centre de la terre. Voyons donc, cela serait à quatre mille milles de profondeur, il me semble. » (Comme vous voyez, Alice avait appris pas mal de choses dans ses leçons ; et bien que ce ne fût pas là une très-bonne occasion de faire parade de son savoir, vu qu’il n’y avait point d’auditeur, cependant c’était un bon exercice que de répéter sa leçon.) « Oui, c’est bien à peu près cela ; mais alors à quel degré de latitude ou de longitude est-ce que je me trouve ? » (Alice n’avait pas la moindre idée de ce que voulait dire latitude ou longitude, mais ces grands mots lui paraissaient beaux et sonores.)

Bientôt elle reprit : « Si j’allais traverser complétement la terre ? Comme ça serait drôle de se trouver au milieu de gens qui marchent la tête en bas. Aux Antipathies, je crois. » (Elle n’était pas fâchée cette fois qu’il n’y eût personne là pour l’entendre, car ce mot ne lui faisait pas l’effet d’être bien juste.) « Eh mais, j’aurai à leur demander le nom du pays. — Pardon, Madame, est-ce ici la Nouvelle-Zemble ou l’Australie ? » — En même temps elle essaya de faire la révérence. (Quelle idée ! Faire la révérence en l’air ! Dites-moi un peu, comment vous y prendriez-vous ?) « Quelle petite ignorante ! pensera la dame quand je lui ferai cette question. Non, il ne faut pas demander cela ; peut-être le verrai-je écrit quelque part. »

Tombe, tombe, tombe ! — Donc Alice, faute d’avoir rien de mieux à faire, se remit à se parler : « Dinah remarquera mon absence ce soir, bien sûr. » (Dinah c’était son chat.) « Pourvu qu’on n’oublie pas de lui donner sa jatte de lait à l’heure du thé. Dinah, ma minette, que n’es-tu ici avec moi ? Il n’y a pas de souris dans les airs, j’en ai bien peur ; mais tu pourrais attraper une chauve-souris, et cela ressemble beaucoup à une souris, tu sais. Mais les chats mangent-ils les chauves-souris ? » Ici le sommeil commença à gagner Alice. Elle répétait, à moitié endormie : « Les chats mangent-ils les chauves-souris ? Les chats mangent-ils les chauves-souris ? » Et quelquefois : « Les chauves-souris mangent-elles les chats ? » Car vous comprenez bien que, puisqu’elle ne pouvait répondre ni à l’une ni à l’autre de ces questions, peu importait la manière de les poser. Elle s’assoupissait et commençait à rêver qu’elle se promenait tenant Dinah par la main, lui disant très-sérieusement : « Voyons, Dinah, dis-moi la vérité, as-tu jamais mangé des chauves-souris ? » Quand tout à coup, pouf ! la voilà étendue sur un tas de fagots et de feuilles sèches, — et elle a fini de tomber.

Alice ne s’était pas fait le moindre mal. Vite elle se remet sur ses pieds et regarde en l’air ; mais tout est noir là-haut. Elle voit devant elle un long passage et le Lapin Blanc qui court à toutes jambes. Il n’y a pas un instant à perdre ; Alice part comme le vent et arrive tout juste à temps pour entendre le Lapin dire, tandis qu’il tourne le coin : « Par ma moustache et mes oreilles, comme il se fait tard ! » Elle n’en était plus qu’à deux pas : mais le coin tourné, le Lapin avait disparu. Elle se trouva alors dans une salle longue et basse, éclairée par une rangée de lampes pendues au plafond.

Il y avait des portes tout autour de la salle : ces portes étaient toutes fermées, et, après avoir vainement tenté d’ouvrir celles du côté droit, puis celles du côté gauche, Alice se promena tristement au beau milieu de cette salle, se demandant comment elle en sortirait.

Tout à coup elle rencontra sur son passage une petite table à trois pieds, en verre massif, et rien dessus qu’une toute petite clef d’or. Alice pensa aussitôt que ce pouvait être celle d’une des portes ; mais hélas ! soit que les serrures fussent trop grandes, soit que la clef fût trop petite, elle ne put toujours en ouvrir aucune. Cependant, ayant fait un second tour, elle aperçut un rideau placé très-bas et qu’elle n’avait pas vu d’abord ; par derrière se trouvait encore une petite porte à peu près quinze pouces de haut ; elle essaya la petite clef d’or à la serrure, et, à sa grande joie, il se trouva qu’elle y allait à merveille. Alice ouvrit la porte, et vit qu’elle conduisait dans un étroit passage à peine plus large qu’un trou à rat. Elle s’agenouilla, et, jetant les yeux le long du passage, découvrit le plus ravissant jardin du monde. Oh ! Qu’il lui tardait de sortir de cette salle ténébreuse et d’errer au milieu de ces carrés de fleurs brillantes, de ces fraîches fontaines ! Mais sa tête ne pouvait même pas passer par la porte. « Et quand même ma tête y passerait, » pensait Alice, « à quoi cela servirait-il sans mes épaules ? Oh ! que je voudrais donc avoir la faculté de me fermer comme un télescope ! Ça se pourrait peut-être, si je savais comment m’y prendre. » Il lui était déjà arrivé tant de choses extraordinaires, qu’Alice commençait à croire qu’il n’y en avait guère d’impossibles.

Comme cela n’avançait à rien de passer son temps à attendre à la petite porte, elle retourna vers la table, espérant presque y trouver une autre clef, ou tout au moins quelque grimoire donnant les règles à suivre pour se fermer comme un télescope. Cette fois elle trouva sur la table une petite bouteille (qui certes n’était pas là tout à l’heure). Au cou de cette petite bouteille était attachée une étiquette en papier, avec ces mots « Buvez-moi» admirablement imprimés en grosses lettres.

C’est bien facile à dire « Buvez-moi, » mais Alice était trop fine pour obéir à l’aveuglette. « Examinons d’abord, » dit-elle, « et voyons s’il y a écrit dessus « Poison » ou non. » Car elle avait lu dans de jolis petits contes, que des enfants avaient été brûlés, dévorés par des bêtes féroces, et qu’il leur était arrivé d’autres choses très-désagréables, tout cela pour ne s’être pas souvenus des instructions bien simples que leur donnaient leurs parents : par exemple, que le tisonnier chauffé à blanc brûle les mains qui le tiennent trop longtemps ; que si on se fait au doigt une coupure profonde, il saigne d’ordinaire ; et elle n’avait point oublié que si l’on boit immodérément d’une bouteille marquée « Poison » cela ne manque pas de brouiller le cœur tôt ou tard.

Cependant, comme cette bouteille n’était pas marquée « Poison, » Alice se hasarda à en goûter le contenu, et le trouvant fort bon, (au fait c’était comme un mélange de tarte aux cerises, de crême, d’ananas, de dinde truffée, de nougat, et de rôties au beurre,) elle eut bientôt tout avalé.

« Je me sens toute drôle, » dit Alice, « on dirait que je rentre en moi-même et que je me ferme comme un télescope. » C’est bien ce qui arrivait en effet. Elle n’avait plus que dix pouces de haut, et un éclair de joie passa sur son visage à la pensée qu’elle était maintenant de la grandeur voulue pour pénétrer par la petite porte dans ce beau jardin. Elle attendit pourtant quelques minutes, pour voir si elle allait rapetisser encore. Cela lui faisait bien un peu peur. « Songez donc, » se disait Alice, « je pourrais bien finir par m’éteindre comme une chandelle. Que deviendrais-je alors ? » Et elle cherchait à s’imaginer l’air que pouvait avoir la flamme d’une chandelle éteinte, car elle ne se rappelait pas avoir jamais rien vu de la sorte.

Un moment après, voyant qu’il ne se passait plus rien, elle se décida à aller de suite au jardin ; mais hélas, pauvre Alice ! en arrivant à la porte, elle s’aperçut qu’elle avait oublié la petite clef d’or. Elle revint sur ses pas pour la prendre sur la table. Bah ! impossible d’atteindre à la clef qu’elle voyait bien clairement à travers le verre. Elle fit alors tout son possible pour grimper le long d’un des pieds de la table, mais il était trop glissant ; et enfin, épuisée de fatigue, la pauvre enfant s’assit et pleura.

« Allons, à quoi bon pleurer ainsi, » se dit Alice vivement. « Je vous conseille, Mademoiselle, de cesser tout de suite ! » Elle avait pour habitude de se donner de très-bons conseils (bien qu’elle les suivît rarement), et quelquefois elle se grondait si fort que les larmes lui en venaient aux yeux ; une fois même elle s’était donné des tapes pour avoir triché dans une partie de croquet qu’elle jouait toute seule ; car cette étrange enfant aimait beaucoup à faire deux personnages. « Mais, » pensa la pauvre Alice, « il n’y a plus moyen de faire deux personnages, à présent qu’il me reste à peine de quoi en faire un. »

Elle aperçut alors une petite boîte en verre qui était sous la table, l’ouvrit et y trouva un tout petit gâteau sur lequel les mots « Mangez-moi » étaient admirablement tracés avec des raisins de Corinthe. « Tiens, je vais le manger, » dit Alice : « si cela me fait grandir, je pourrai atteindre à la clef ; si cela me fait rapetisser, je pourrai ramper sous la porte ; d’une façon ou de l’autre, je pénétrerai dans le jardin, et alors, arrive que pourra ! »

Elle mangea donc un petit morceau du gâteau, et, portant sa main sur sa tête, elle se dit tout inquiète : « Lequel est-ce ? Lequel est-ce ? » Elle voulait savoir si elle grandissait ou rapetissait, et fut tout étonnée de rester la même ; franchement, c’est ce qui arrive le plus souvent lorsqu’on mange du gâteau ; mais Alice avait tellement pris l’habitude de s’attendre à des choses extraordinaires, que cela lui paraissait ennuyeux et stupide de vivre comme tout le monde.

Aussi elle se remit à l’œuvre, et eut bien vite fait disparaître le gâteau.

*******



Alice aux pays des merveilles:
https://fr.wikisource.org/wiki/Alice_au_pays_des_merveilles

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evol
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Lun 10 Oct 2016 - 9:49

Ce que j'avais vu des contes de fées s'est de transmettre des messages initiatiques, tout en transmettant aux enfants la notion du bien et du mal
Dans le sens aussi que le mal peu prendre l'apparence du bien
Ex : le loup montre patte blanche...
ne pas mentir
A force de crier au loup...

Star wars est issue de la mythologie
Le bien et le mal sont incarnés, mais les enjeux sont politiques (rapport de force, et d'influence entre le bien et le mal)

Alice écrit par un mathématicien anglais était bourrée d'allusions a la critique de la société victorienne
Décrivant symboliquement la psyché Humaine, chacun peut en faire de multiples interprétations
Il s'inscrit dans une logique de l'absurde

Le besoin de contes de fée 'initiatique' reste très en demande
Cela pourrait expliquer le succès d'harry potter qui révèle (entre autre) que la magie pourrait etre une matiere comme les autres, enseigné a l’école
S’était comme cela pendant la haute egypte berceau de toutes les plus grandes science initiatique

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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Lun 10 Oct 2016 - 21:17




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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Mar 11 Oct 2016 - 0:31

Pour ceux que ça un interesse Burensteinas a fait de très belles analyses du contenue alchimique des contes les plus célèbres et les plus naïfs (en apparence).
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Mar 11 Oct 2016 - 6:34


I love you Merci pour ce lien @Néhémyo Plein de Petits coeu



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Alcyan
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Mar 11 Oct 2016 - 9:04

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evol
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Mar 11 Oct 2016 - 11:21

Un conte d'actualité


Ne regarder pas le sens, trouver plutôt ce que l’histoire vous inspire

Le garçon qui criait au loup !
d’après Esope…

Il était une fois un jeune berger qui gardait tous les moutons des habitants de son village. Certains jours, la vie sur la colline était agréable et le temps passait vite. Mais parfois, le jeune homme s’ennuyait.

Un jour qu’il s’ennuyait particulièrement, il grimpa sur la colline qui dominait le village et il hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

A ces mots, les villageois bondirent hors de leurs maisons et grimpèrent sur la colline pour chasser le loup. Mais ils ne trouvèrent que le jeune garçon qui riait comme un fou de son bon tour. Ils rentrèrent chez eux très en colère, tandis que le berger retournait à ses moutons en riant toujours.

Environ une semaine plus tard, le jeune homme qui s’ennuyait de nouveau grimpa sur la colline et se remit à crier : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Une nouvelle fois, les villageois se précipitèrent pour le secourir. Mais point de loup, et rien que le berger qui se moquait d’eux. Furieux de s’être fait avoir une deuxième fois, ils redescendirent au village.

Le berger prit ainsi l’habitude de leur jouer régulièrement son tour… Et chaque fois, les villageois bondissaient sur la colline pour trouver un berger qui riait comme un fou !

Enfin, un soir d’hiver, alors que le berger rassemblait son troupeau pour le ramener à la bergerie, un vrai loup approcha des moutons…

Le berger eut grand peur. Ce loup semblait énorme, et lui n’avait que son bâton pour se défendre… Il se précipita sur la colline et hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Mais pas un villageois ne bougea… « Encore une vieille farce ! dirent-ils tous. S’il y a un vrai loup, eh bien ! Qu’il mange ce menteur de berger ! »

Et c’est exactement ce que fit le loup !

Crier au Loup:
 

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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Sam 15 Oct 2016 - 19:45


Merci @Alcyan :ange4)
Merci @evol I love you

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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Lun 17 Oct 2016 - 2:25




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Alcyan
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Mar 18 Oct 2016 - 11:42

"Le voyage symbolique" est inclus dans le livre 1 de Cyrill Scott "L'initié". Voici le lien pour découvrir cette belle histoire, aux pages 78-134

[url=Le voyage symbolique]http://www.parolesvivantes.com/appels_livres/initie_1.pdf[/url]
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Jeu 27 Oct 2016 - 11:04

La reine des Korrigans :

Il était une fois un pauvre pêcheur qui s'appelait Pierre Cavalin. Il demeurait en haut d'une falaise surplombant la mer.
Ce soir-là, il faisait mauvais temps. Pierre, assis au coin de la cheminée, mangeait une bonne soupe au lard avec quelques tartines de pain beurré.
Tout à coup on frappa. Pierre alla ouvrir la porte. Une vieille femme, toute ruisselante, vêtue de guenilles entra.
Le pauvre pêcheur l'invita à s'approcher du feu et à partager sa nourriture. La pauvresse but sa soupe avec appétit. Alors, elle lui dit qu'elle était la reine des korrigans. Pour le récompenser de sa bonté, elle l'invita dans son palais au pied de la falaise. Elle lui dit d'apporter trois sacs. A minuit pile, Pierre entrait dans la grotte des Korrigans.
Dans une grande salle toute illuminée dansaient des centaines de Korrigans habillés de rouge. Le pêcheur fut entrainé par les lutins dans une ronde interminable. Pierre aperçut des coffres emplis d'or.
La reine lui dit qu'il pouvait en prendre autant qu'il voulait à condition de partir avant le chant du coq.
Il mangea, dansa toute la nuit. Quand le soleil commença à se lever, il se précipita pour remplir ses sacs d'or.
Soudain, le chant du coq retentit. Pierre courut vers la sortie. Il avait trop attendu : Lorsqu'il arriva chez lui, il ouvrit ses sacs et constata que son trésor s'était transformé en cendres. Pierre était désolé.
A la tombée de la nuit, la reine des Korrigans revint le voir. Elle eut pitié de lui. Elle lui offrit un plat magique, en terre, qui se remplirait de nourriture à chaque fois qu'on le désirerait.
Pierre Cavalin conserva le plat en terre toute sa vie durant et ainsi, il n'eut plus jamais faim.
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Jeu 27 Oct 2016 - 14:34

Hum , les Trois petits cochons qui portent chacun une qualité qui les différencie , l'un est costaud , l'autre intello et le dernier émotif , décident de se construire un abris pour se protéger du Loup , ils construisent une maison en paille que le loup détruit , ils construisent ensuite une maison en bois , le loup la détruit aussi , ils construisent enfin une dernière maison en pierre qui résiste au loup , et vivent enfin heureux , ce conte simple est riche en symbolisme ' initiatique ", mais je ne vais pas m'évertuer à en donner une signification , certaines sont évidentes , je les laisse à votre sagacité , love .
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Sam 29 Oct 2016 - 20:50





"L'ensemble des albums raconte la vie des Schtroumpfs dans leur village au cœur d'une forêt imaginaire en Europe durant un Moyen Âge mythifié, se défendant face à Gargamel et son vilain chat Azraël ou partant dans de grandes aventures. Toute la tribu vit dans des champignons aménagés en maisons, dans un petit village au cœur de la forêt. Les Schtroumpfs sont petits et bleus avec une queue. Ils sont vêtus d'un bonnet et d'un pantalon blancs, à l'exception de leur chef, le Grand Schtroumpf, vêtu de rouge, ainsi que quelques autres Schtroumpfs, comme le Schtroumpf bricoleur, le Schtroumpf paysan ou le Schtroumpf costaud. Le sorcier Gargamel et son chat Azraël sont les pires ennemis des Schtroumpfs,... Gargamel en a besoin pour fabriquer la Pierre Philosophale..."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Schtroumpfs

Sans oublier le langage Schtroumpf ... !

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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Sam 29 Oct 2016 - 21:43

Credo Mutwa
Chaque écolier en Afrique du Sud, est au courant de l ‘histoire d’une princesse appelée Khombecansini.

Khombecansini devait se marier avec un beau prince appelé Kakaka, un nom qui veut dire “celui qui est éclairé”.

Maintenant, un jour où Khombecansini était en train de ramasser du bois de chauffage dans la brousse, elle rencontra une créature appelée un Imbulu. Et cet Imbulu était un lézard qui avait le corps et les membres d’un être humain, mais avec une longue queue. Et ce lézard parla à la princesse Khombecansini, “Oh, combien vous êtes belle, ma fille, si seulement je pouvais être comme vous. Si seulement je pouvais vous ressembler. Puis-je venir près de vous?” dit la femme-lézard Imbulu à la princesse. Et la princesse dit, “Oui, vous pouvez.”

Et alors que la femme-lézard, qui en était une des plus grandes, venait près de la fille, elle cracha dans les yeux de la fille et elle commença à changer. C’est à dire que le lézard prit soudain une forme humaine et ce lézard commença à ressembler de plus en plus et de plus en plus à la fille, à l’exception de sa longue queue pointue. Et ensuite, dans une explosion inattendue de violence, la femme-lézard immobilisa la princesse et lui enleva tous ses bracelets et ses colliers ainsi que sa jupe de mariée, et elle les enfila. C’est ainsi que le lézard devint la princesse.

À présent il y avait deux femmes identiques dans la brousse, la femme-lézard à la forme modifiée et la femme originale. Et la femme-lézard dit à la femme originale, “Maintenant tu es mon esclave. Alors tu vas m’accompagner au mariage. Je serai toi et tu seras mon esclave, suis-moi ! ” Elle prit un bâton et se mit à tabasser la pauvre princesse. Et ensuite elle s’en alla, accompagnée par d’autres filles qui étaient les demoiselles d’honneur, selon la coutume zouloue, et elle arriva au village du prince Kakaka. Mais, avant qu’elles n’atteignent le village elle devait faire quelque chose au sujet de sa queue, c’est à dire que la femme à la forme changeante devait, d’une manière ou d’une autre se cacher la queue. Donc, elle força la princesse à tisser un filet avec des fibres et elle y rentra sa queue et elle l’attacha serré sur elle-même. Elle ressemblait maintenant à une femme Zoulou avec de très grosses fesses attirantes, quand elles sont vues du dehors.

Et ensuite, quand elle arriva et devint la femme du prince, une chose étrange se mit à se passer dans le village. Tout le lait se mit à disparaître parce que chaque nuit la princesse à la forme changeante, la fausse princesse, avait l’habitude de dégager sa queue, qu’elle utilisait pour aspirer tout le lait aigre à travers un trou au bout de la queue. Et la belle-mère dit, “Qu’est ce que c’est ? Pourquoi le lait est en train de disparaître ?” Alors, elle dit, “À présent, je vois, il y a un Imbulu parmi nous.”

La belle-mère, qui était une vieille dame intelligente, dit, “Il faut creuser un trou devant le village et il doit être rempli de lait.” Et c’est ce qu’on fit. Et ensuite, on a dit à toutes les filles qui étaient venues avec la fausse princesse de sauter par-dessus ce trou. L’une après l’autre, elles ont sauté. Et quand celle à la forme changeante fut forcée, à la pointe de la lance, de sauter elle aussi, au moment où elle sauta sa longue queue jaillit du filet sous sa jupe et se mit à boire bruyamment le lait à travers son trou, et les guerriers tuèrent celle à la forme changeante. Et c’est ainsi que la véritable princesse Khombecansini devint la femme du roi – du roi Kakaka.
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Mimy
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Dim 30 Oct 2016 - 23:34

http://www.voirfilms.co/kirikou-et-la-sorciere.htm

Kirikou.

J'adore cette histoire.

Elle n'est même pas codée.
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Auria
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Sam 12 Nov 2016 - 14:54

Conte asiatique :

À sa mort, Confucius se rendit d’abord aux enfers.  
Il y vit des milliers d’hommes et de femmes attablés devant des tables craquant sous le poids de mets plus délicieux les uns que les autres.  
Ils avaient le droit de manger ce qu’ils voulaient, autant qu’ils le voulaient, à l’unique condition qu’ils se servent de baguettes de 1m50 de long.
Tous mouraient de faim, et ils étaient désespérés car ils savaient qu’ils pourraient réfléchir pendant l’éternité sans trouver la solution.

Ensuite Confucius arriva au paradis.
Il y vit des milliers d’hommes et de femmes attablés devant des tables chargées de mets irrésistibles et appétissants.
Ils avaient le droit de manger ce qu’ils voulaient, autant qu’ils le voulaient, à la condition d’utiliser les mêmes baguettes de 1m50 qui désespéraient les damnés de l’enfer.  
Tous se régalaient car, ils s’en servaient pour se nourrir les uns les autres.
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did
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Dim 13 Nov 2016 - 3:15

Auria : :jap: Comme dit Monique Matthieu : "l'enseignement qui grandit votre âme doit être simple" Ce qui n'empêche pas la profondeur, car cette histoire de Confucius me fait penser a ce que dit Nagarjuna : "Tant que tu fais la différence entre samsara et nirvana, tu es au samsara". Wink
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Dim 13 Nov 2016 - 16:14

Samsara c'est plus planant que Nirvana.
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Auria
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Lun 14 Nov 2016 - 9:16

@did a écrit:
cette histoire de Confucius me fait penser a ce que dit Nagarjuna : "Tant que tu fais la différence entre samsara et nirvana, tu es au samsara". Wink

:jap:
Samsara et nirvana sont pile et face de l'existence. Mais comme le dit Iago. Samsara c'est plus planant ! Wink
Un parfum aux effluves entêtants qui met l'essence en carafe et les sens sans dessus-dessous !!

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Figaro
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Lun 14 Nov 2016 - 9:25



Corinna Bille, formidable conteuse
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MessageSujet: Re: L'aspect "initiatique" des contes et légendes   Jeu 13 Juil 2017 - 21:05

Merci à vous toutes et tous pour ces contes et histoires initiatiques
qui nous touchent au plus profond du coeur ! :jap: I love you






Etre au service de...

Un jeune moine zen vient d'entrer au monastère, il est guidé vers la pièce où se trouve le Roshi (maître zen) qui l'attend calme et posé, assis sur son trône.

Le jeune moine se prosterne en signe de respect et, de manière inattendue, le Roshi se lève et invite le jeune moine à s'asseoir à sa place. Très gêné, le novice ne sait quoi dire et balbutie : « Mais comment puis-je me mettre à votre place, je ne la mérite pas encore ? » D'un simple regard, le maître lui fait comprendre de s'asseoir enfin puis, sans mot dire, se retire dans l'arrière-salle.

Quelques secondes après il revient avec une bassine remplie d'eau tiède et une éponge et s'agenouille au pied du disciple pour lui laver les pieds. Le malaise du jeune est à son comble et s'esclaffe : « Pardonnez-moi, mais je ne peux accepter pareille situation, c'est gênant ... » À peine a-t-il terminé sa phrase que le Roshi lève les yeux et lui dit :"quel orgueil" « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », dit le zen. Vous n'avez pas moins de valeur lorsque vous êtes en bas et vous n'en avez pas plus parce que vous êtes en haut.
C'est le regard que vous posez sur vous qui détermine votre valeur et non la place que vous occupez.


Une personne qui a suffisamment confiance en elle, et donc qui a une claire conscience de sa vraie nature, ne se sentira jamais moindre dans une situation en apparence "basse".

Le zen dit aussi : "Servir et être servi sont les deux plis d'un même vêtement"  


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