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 Les perles de la connaissance

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MessageSujet: Les perles de la connaissance   Mer 27 Jan 2016 - 10:50

Rappel du premier message :

Extraits de "La guérison ésotérique". (source de connaissance hautement référentielle spirituellement s'entend où l'homme retrouve son véritable "statut")

Commençons tranquillement par:

1. Le corps physique

Le corps physique dense est la somme totale de tous les organismes qui le composent. Ceux-ci possèdent les fonctions variées qui permettent à l’âme de s’exprimer sur le plan physique ou objectif en tant que partie d’un organisme plus grand et inclusif.
Le corps physique est l’appareil de réponse de l’homme spirituel qui l’habite. Il sert à mettre cette entité spirituelle en rapport avec l’appareil de réponse du Logos planétaire, l’Être dans lequel nous vivons, nous nous mouvons, et avons notre existence.

2. Le corps éthérique

Le corps éthérique a pour objectif principal d’apporter vitalité et énergie au corps physique, et à l’intégrer ainsi dans le corps énergétique de la Terre et du système solaire.
Il se compose d’un tissu de courants d’énergie, de lignes de force et de lumière. Il représente une fraction du vaste réseau d’énergies constituant la trame de, toutes les formes grandes ou petites (macrocosmiques ou microscopiques).
Les forces cosmiques circulent le long de ces lignes d’énergie, comme le sang circule dans les veines et les artères. Cette circulation constante et individuelle-humaine, planétaire et solaire-de forces vitales animant les corps éthériques de toutes les formes est la base de toute vie manifestée. C’est l’expression di fait qu’aucune vie n’existe sous forme séparée.


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Néhémyo
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Mer 19 Avr 2017 - 15:38

Sortir du rêve lucide pour aller vers la SHC on n'y pense pas forcément sur le coup.
En fait il y a différent degrés de lucidité. On peut être médiocrement lucide en rêve et donc on ne pense même pas à sortir du rêve ou extra lucide Smile
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Zeddicus
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Mer 19 Avr 2017 - 15:39

Objection, le rêve lucide est bien une SHC et donc une sortie hors du corps ou voyage astral mais dont la conscience n'est pas entièrement lucide, que partiellement, en fait elle s'entoure de tout le contenu subconscient lequel n'est pas objectif ou consensuel avec l'environnement astral.
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Zeddicus
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Mer 19 Avr 2017 - 15:42

Pour basculer du RL à la SHC, Robert Bruce donne la technique suivante, il suffit de se laisser tomber en arrière, et on se retrouve en SHC. Cela prouve bien que le RL est déjà une SHC.
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Néhémyo
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Mer 19 Avr 2017 - 15:56

@Zeddicus a écrit:
Objection, le rêve lucide est bien une SHC et donc une sortie hors du corps ou voyage astral mais dont la conscience n'est pas entièrement lucide, que partiellement, en fait elle s'entoure de tout le contenu subconscient lequel n'est pas objectif ou consensuel avec l'environnement astral.
Je ne vois pas d'antonomisme entre ce que tu dis et ce que je dis.
Il est rare dans mes rêves lucides que je pense à faire une SHC objective tout simplement parce que comme une bleue, je pense que j'y suis déjà Laughing
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Totem
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Mer 19 Avr 2017 - 16:14

@Zeddicus a écrit:
Pour basculer du RL à la SHC, Robert Bruce donne la technique suivante, il suffit de se laisser tomber en arrière, et on se retrouve en SHC. Cela prouve bien que le RL est déjà une SHC.


Je connais cette technique pour l'avoir pratiquée et c'est bien en rêve lucide qu'on se retrouve le plus souvent et non en sortie hors du corps, mais on peut aussi se retrouver en sortie hors du corps et ça n'a plus rien à voir avec le rêve lucide, d'ailleurs avec l'habitude on peut faire la différence facilement.
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Jeu 27 Avr 2017 - 11:39

Fol le Fou a écrit:
Bonjour les p'tits lapins:

Le Jnana même à la folie. Pas une folie compulsive et incontrolée; non. Mais un état ou vous vous sentez en pleine exaltation intellectuelle et qui va vous briser le quota d'amour qui est en vous.

J'ai fais une de ces crises il y a deux jours et je me sens aussi froid qu'un iceberg quand à l'Amour du monde qui m'entoure. Même les oiseaux avec qui je parle, d'habitude, m'évitent, c'est dire..!

Pour vous qui restez sur la voie du coeur et de la contemplation; restez-y, croyez-moi..!


Fol.


*Pour sûr que de nouveaux courants emplis de joie et de sérénité te ramèneront sur le rivage Fol. :jap: C'est juste un "petit détour", et IL viendra te chercher.

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evol
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Jeu 27 Avr 2017 - 11:55

S'est bisard comme confusion
Dans une shc tu ne rêves pas No
Tu peux meme voire la réalité comme dans le corps physique
Ce n'est en rien un rêve lucide
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Totem
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Jeu 27 Avr 2017 - 17:50

@evol a écrit:
S'est bisard comme confusion
Dans une shc tu ne rêves pas No


Personne n'a dit ça Evol, tu n'as bien compris....
Il est dit qu'on peut passer du rêve lucide à la sortir hors du corps, de même qu'on peut passer du rêve au rêve lucide.
De plus dans un rêve lucide tu sais que c'est un rêve vu que tu es conscient.
Donc rien à voir avec le rêve inconscient auquel tu fait référence et qui est ce que tout le monde fait le plus souvent..
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Figaro
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Jeu 27 Avr 2017 - 20:12

Les perles de la connaissance.


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evol
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Ven 28 Avr 2017 - 0:19

Je suis lucide s'est clair ^^
Je comprends très bien merci ^^
Merci pour votre attention

Revenons au sujet
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Sam 6 Mai 2017 - 22:17

@Figaro a écrit:
Porte,

Es-tu feuille ?


*RE: Non, porte-feuille... Very Happy

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Mimy
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Dim 7 Mai 2017 - 2:19

Moi je suis une feuille pour que porte me porte... :mdr)
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Dim 7 Mai 2017 - 15:33

@Mimy a écrit:
Moi je suis une feuille pour que porte me porte... :mdr)



*RE: Peu importe du moment que feuille
S'envole à la porte de Mimy, qu'elle veuille
Ouvrir sa porte tendrement et ravie l’accueille,
"Lit-moi" dit-elle, j'ai tant à dire que le vent me souffle,
Aimer, s'ouvrir, parcourir par grande envolée est ma joie.

Quand la feuille s'émeut,
qu'elle frémit de toutes ses nervures,
Elle est prête pour son envol,
s'ouvrir à l'Amour sa vraie nature.

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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Mar 6 Juin 2017 - 12:28

Namasté à toutes et tous dans le TOUT.  :jap:

*Quelques perles sur le son mystique OM par le Dr. K. Parvathi Kumar

OM relie les 7 plans à ce qui est au-delà.
Suivez le sentier du OM avec la plus profonde intention et
atteignez la Pure Existence et la pureté de l'Existence.
OM est la voie la plus directe.

Le Mental est supérieur au sens,
Bouddhi est supérieur au mental,
l'Âme est supérieure à Bouddhi,
l'Âme est une incarnation du OM,
D'où il résulte que OM est supérieur à l'Âme individuelle.
Associez-vous à OM er réalisez l'essence de votre être.
Dès lors, contemplez continuellement le OM.


Atman ou le “Soi” est le centre de toute formation,
qu’elle soit individuelle ou universelle.
Seuls les voyants ayant atteint l'unicité et ayant ainsi obtenu la vision
peuvent expérimenter l'Atman.
Si vous souhaitez obtenir les qualités et les vertus des sages,
prenez refuge dans OM.
Il vous conduira à l'expérience du Soi/Existence
et la Grande Vision qui y est reliée.

Le mot, la pensée, l'intelligence et l'égoïsme
sont les perles tenues ensemble par le fil intérieur.
Le fil étant OM.
Associez-vous avec le fil, non avec les perles,
car les perles sont associées au fil et en sont dépendantes.
A travers une contemplation continuelle sur le OM,
soyez OM lui-même.
Vous demeurerez éternellement, avec ou sans les perles
de l'existence du Je, de l'intelligence, des pensées, des mots et des actes.

Durant le sommeil, la conscience et le rêve
le OM s'énonce lui-même.
Si vous suivez le OM
à travers un souvenir continu,
vous traverserez, en conscience, les 3 états
et vous connaîtrez pour vous-mêmes
que vous êtes au-delà des 3.
Dès lors, apprenez à suivre le OM
aussi continuellement que vous le pouvez.

OM est le souffle,
OM est la pulsation
qui est la base de la respiration.
OM est la base de la vibration de la vie
qui est la base de la pulsation.
OM vibre en vous comme la vie, la pulsation
et se conduit en tant que respiration.
L'être existe et fonctionne sur la base de OM.
Dès lors, contemplez continuellement le OM
et rétablissez votre Soi.


Fraternellement  :petitcoeur) OMMMM
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Sam 24 Juin 2017 - 20:33

Extraits des Shiva sûtras, instructifs au plus haut point à partager sans modération.

Celui qui perçoit l'univers comme un amas d'écume en plein océan ambrosiaque de la Conscience,
c'est lui, en vérité, l'unique Siva.

Ksemaraja

LES CINQ ÉTATS DE LA CONSCIENCE

ANALYSE DES SIVASUTRA ET DE LEUR COMMENTAIRE - Lilian Silburn

SUTRA 7-10

7 - JUSQUE DANS LES ÉTATS DIFFÉRENCIÉS DE VEILLE, DE RÊVE ET DE PROFOND SOMMEIL SE PRODUIT L'EXPANSION DU QUATRIÈME.

8-10 - LA VEILLE CONSISTE EN CONNAISSANCE, LE RÊVE EN PENSÉE DUALISANTE ET LE SOMMEIL PROFOND EN ABSENCE DE DISCRIMINATION OU EN ILLUSION.

ANALYSE


Lorsque toute la différenciation se résorbe, l'être illuminé voit avec émerveillement le Quatrième état se répandre spontanément sur les trois autres sans que subsiste la moindre différence entre ce ravissement et les activités ordinaires. La jouissance qu'il éprouve alors est une béatitude universelle qu'il confère sans effort à ceux qui l'entourent, à l'instar de la lune irradiant sa lumière dans les ténèbres. Dès que ces états différenciés sont remplis de la félicité à saveur unique du Quatrième, cet état qui a envahi les trois autres, et donc la totalité de la Conscience, n'est pas aboli pour autant, mais il n'existe plus sous forme d'état distinct dont on puisse parler.

La plénitude de la conscience du jnânin est suggérée simplement en sanskrit par l'expression turyatita ' au-delà du Quatrième '. Une seule réalité demeure, le Soi universel immuable et indescriptible puisque indifférencié et c'est là le sens ultime du terme samâdhi.

Par opposition à la pénétration dans la Réalité au cours de laquelle se révèlent conscience de soi et liberté plénières, les états de veille, de rêve et de sommeil profond relèvent de l'être transmigrant dont le Je (ahantâ ou subjectivité) se trouve recouvert par l'objectivité (idantâ).

Ces états comprennent à eux trois tous les états psychiques qu'un homme ordinaire peut éprouver :

— Jâgrat concerne l'objectivité au niveau du cognoscible (prameya) ; sujet connaissant, connaissance et connu (ce dernier comportant univers, corps, organes) y sont perçus comme extérieurs au sujet. Avec la veille, la perception des objets par les organes est commune à d'autres sujets ; elle est en outre distincte, évidente et stable. Tout ce qui remplit cette condition mérite donc d'être ainsi nommé.

Svapna, rêve, est spécifique au seul rêveur et indépendant du monde externe. Consistant en prise de conscience ou certitude mentale (âmarsa), il est clair mais instable et illusoire ; il apparaît comme ' l'ombre du cognoscible '. Ce terme couvre un vaste champ d'expérience qui s'étend entre l'activité vigilante de la veille et l'inconscience du profond sommeil. Domaine de l'introspection, de la rêverie, des réminiscences, des jeux de l'imagination, des sentiments, de l'ensemble des représentations propres à la seule pensée (manas), on situe svapna au niveau de la connaissance en tant que moyen (pramâna). Uniquement intérieur, il ne dépend nullement d'une activité dirigée vers le champ objectif en vue d'une fin pratique (arthakriyâkâritva).
Notons que même dans la vie ordinaire il arrive qu'il n'y ait aucune différence entre l'état de rêve et celui où le cognoscible se réduit à une construction mentale (vikalpa),


Susupti, ' sommeil profond ', est propre au pramâtr car seul y subsiste l'état de sujet en tant que germe des autres états et associé uniquement aux tendances obscures ou résidus des choses. Germe, absence de perception et silence le caractérisent. Susupti est le parfait repos du Soi dans le vide — s'il n'y a rien de distinct — ou dans le souffle vital (prâna) — s'il demeure encore une impression de plaisir ou de douleur. Son silence (tûsnïm) s'étend jusqu'au sujet même. Il désigne donc tout état où l'on perd conscience de la Réalité aussi bien interne qu'externe. Il fait partie de l'illusion (maya), source d'inconscience.

Turya. Ces trois états doivent être abandonnés au profit du Quatrième ; ils n'ont en effet d'autre but que de conduire à lui. Pour ce faire, chacun d'eux doit pénétrer dans le suivant : le cognoscible dans les instruments de la connaissance, ceux-ci dans le sujet connaissant et ce dernier, en vue de recouvrer la plénitude, s'immerge en pramiti, la pure intuition ou Connaissance définitive qui se confond avec le Quatrième état, vie des trois autres. Au terme de cette pénétration les trois états qui subsument toutes les formes d'existence, reposent donc en pramiti. Mais dans cette ultime Connaissance en laquelle on se détourne des choses dès qu'elles sont connues, celles-ci ne sont plus silencieuses comme dans le sommeil profond et l'on transcende l'état d'indifférence (audâsïnya).
Pure Connaissance, subjectivité sous forme de liberté, indépendante de toute voie d'accès, telle est la lumière consciente, ce Quatrième état qui brille de son propre éclat et subsiste à travers tous les états comme le fil qui les relie entre eux bien que l'on n'en ait pas conscience ; mais quand il s'oriente vers la plénitude en pénétrant dans l'énergie divine, il se manifeste comme la conscience du Je chez le grand yogin qui jamais ne s'assoupit.

— Turyatita ' par-delà le Quatrième ' est le royaume suprême de la Conscience, plénier, ininterrompu, essence merveilleuse, débordante de béatitude. En raison de sa plénitude il ne peut y avoir en lui de différenciation, et toute parole à son sujet se montre superflue.

Si en turya et en turyatita l'illumination est parfaite, contrairement à ce dernier, le Quatrième état n'est pas exempt de conditions limitantes tels le corps, le souffle, ni d'une certaine progression aussi longtemps qu'il n'a pas imprégné les trois autres états.

En outre une fine analyse décèle que chacun des quatre états peut contenir chacun des autres en des alliances riches de sens qui caractérisent états ordinaires et états mystiques.

Le jeu de ces rubriques combinées offre un tableau complet de la psychologie et de la mystique du Trika, dont la simplicité n'a d'égale que la subtilité, et ce, grâce à la définition des termes que nous venons de voir, c'est-à-dire à la corrélation établie entre un état de conscience, d'une part, et son champ ou niveau de réalité, d'autre part. Il faut donc garder cette corrélation présente à l'esprit. Un tableau permettra de la saisir d'un coup d'œil :

Veille         Rêve              Sommeil profond          Quatrième

Objet         connaissance        sujet                      pramiti

Veille    Objet connu     Connaissance claire   Les samskara  Proximité du 4ème
                                 
                              du sujet subsistent


Rêve       connaissance     Connaissance     Ils s'enfouissent  adhésion au 4ème
                                      dispersée


Sommeil     sujet             Connaissance     Ils se                 identité au 4ème
profond                           rétractée           résorbent


Quatrième   pramiti         Sujet lucide       Saveur du Je
état                                sans objet         bonheur

Horizontalement on voit les quatre niveaux de la réalité qui correspondent aux quatre étapes de la réalisation mystique, et verticalement, une résorption de plus en plus grande de chacun de ces niveaux jusqu'à ce que sa disparition dégage le niveau suivant.

État de veille et objectivité (prameya)


Sur fond de veille référant au cognoscible se déroulent les quatre états, eux-mêmes en corrélation avec leurs domaines respectifs, de sorte qu'une double lecture est possible, la résorption de l'objectivité se doublant du tableau général de la progression mystique analogue à la première lecture horizontale.

Jâgrat-jâgrat, veille dans la veille : quand, à l'état de veille, on s'absorbe dans une chose objective, une tache blanche par exemple, on a, du point de vue du yoga, l'état de non-éveillé dans le domaine du cognoscible (abuddha du prameya).

Jâgrat-svapna, rêve dans la veille : si l'on approfondit l'impression de blanc on a la connaissance de la tache blanche, sorte de rêve qui, pour le yogin, est un état d'éveillé relevant surtout de la connaissance instrumentale (buddha du pramâna).

Jâgrat-susupti, sommeil profond dans la veille : Quittant cette connaissance où subsiste encore la relation sujet-objet, on atteint l'état où prédomine le sujet connaissant : ' je perçois (la tache blanche) ', ce que le yogin appelle état de bien éveillé (prabuddha propre au pramâtr).

Jâgrat-turya, le Quatrième état dans la veille : on parvient au fruit de cette connaissance et à la vigilance du Quatrième état quand on se dit ' c'est du blanc, je l'ai vu ', et qu'on s'en détourne. Pour un yogin l'état de connaissance résultante est propre au parfaitement éveillé (suprabuddha du pramiti).


En un raccourci saisissant on découvre ici comment la perception de l'objet au sein de la veille renforcée par la veille relève de l'ignorance propre à la perception dualisante de l'homme ordinaire qui cesse d'être un ignorant en s'éveillant grâce au ' rêve ' : Ce terme s'applique dans ce contexte à la connaissance encore liée à la dualité sujet-objet ; on comprend comment on devient ensuite un sujet éveillé grâce au sommeil profond qui cache l'objet et la connaissance qu'on en a eue ; et on découvre comment enfin, à partir de là, le Quatrième se révèle. L'homme ordinaire nomme la veille ' jâgrat '. Le yogin qui s'exerce au samâdhi nomme ces états en relation avec l'objectivité. ' massifs ' (pindastha) du fait que l'ensemble des choses est contenu en une seule — la tache blanche dans l'exemple choisi. Avec le rêve dans la veille, le yogin se concentre sur la connaissance instrumentale. Avec le Quatrième dans la veille, il la délaisse pour atteindre le Quatrième état ; mais parvenu au Quatrième, il ne dépasse pas l'étape d'inhérence au Soi (âtmavyâpti). Par contre le jnânin doué de connaissance plénière parvient à l'inhérence divine (sivavyâpti). Il qualifie la veille d'universellement auspicieuse (sarvabhadra). A mesure que resplendit à ses yeux la Réalité consciente, il voit toutes choses débordant d'une existence glorieuse et universelle. La différence entre veille et sommeil a disparu.

État de rêve et moyen de connaissance (pramâna)


Sur le fond de rêve (svapna) les quatre états entraînent la résorption de la connaissance et dégagent finalement le sujet.

Svapna-jâgrat, la veille dans le rêve, est techniquement appelée ' va-et-vient ' (gatâgala) car l'inspiration et l'expiration s'y manifestent ; représentations, images, songes, hallucinations apparaissent très clairement.

Svapna-svapna ; avec le rêve dans le rêve, ce qui est intérieurement perçu est moins clair et le sujet sait que ses images sont purement subjectives. On nomme cet état très dispersé (suksipta) du fait que la pensée ne peut s'y concentrer. Le rêve est donc confus.

Svapna-susupti, sommeil profond dans le rêve : Cet état est appelé ' rétracté ' ou consistant (samgata). Le rêveur jouit d'un sommeil paisible dont les rêves ne manquent pas de cohérence comme dans l'état très dispersé qui précède.

Svapna-turya, avec le Quatrième état dans le rêve, le rêveur est parfaitement recueilli (susamâhila).


Ainsi à mesure qu'il avance au long de ces étapes propres au rêve, les représentations vont passer de la clarté à la dispersion puis à la rétraction laquelle permettra, avec l'instauration du Quatrième état à l'intérieur du rêve, un état très attentif de pure lucidité et, semble-t-il, de conscience de soi où le rêveur sait qu'il rêve, état qui annonce celui de pur Sujet conscient. L'homme ordinaire appelle cet état svapna, rêve, ou svâpa, songe. Le yogin le désigne par l'expression ' padastha ' car pour lui qui ' chemine ' (pada) à travers les quatre phases ici décrites, gravissant le chemin fait de souffle vital et de conception bien unis, l'univers ' réside ' (stha) uniquement dans la conception (samkalpa) qu'il en a. Quant au jnânin pour lequel le rêve est une connaissance qui, participant à la liberté, se joue du cognoscible sans référence à l'extériorité, il le nomme vyâpti, inhérence de son être à toutes les phases du rêve.

Profond sommeil et sujet connaissant (pramâtr)


Le sujet est inactif, indifférent à tout dans le profond sommeil sans rêve (susupti) mais comme ce sommeil contient l'univers en germe, on peut dire qu'en lui tout réside.

Sur ce fond de sommeil profond ce qu'il faut résorber du sujet, ce sont les tendances ou traces résiduelles (samskàra) du cognoscible et de la connaissance qui demeurent encore cachées en lui.

Susupti-jâgrat, avec la veille dans le profond sommeil, les tendances sont encore surgissantes (udita), d'où le nom donné à cet état.

Susupti-svapna, avec le rêve dans ce sommeil, les traces résiduelles sont plus ' abondantes ' ou accrues d'où le nom de vipula, abondant, qu'on lui donne. Dans ces deux derniers états ne subsiste que la conscience d'exister.

Susupti-susupti, le sommeil profond dans le sommeil profond est dit ' apaisé ' (sânta) car les tendances résiduelles ont disparu et on a l'impression d'être soi-même dissout.

Susupti-turya, le Quatrième état dans le sommeil profond est qualifié de très apaisé (suprasanna). Le sujet s'oriente vers la saveur du Je et, au réveil, garde conscience du bonheur éprouvé durant ce profond sommeil. Cette paix préfigure pramiti, la pure intuition délivrée des contingences.


Nommé susupti par l'homme ordinaire, ce sommeil est dit ' rûpastha ' par le yogin qui se ' tient ferme dans l'essence (râpa) ', celle du Sujet connaissant. En cet état, les choses sont inactives et le sujet indifférent à leur égard. Le jnânin appelle ' grande inhérence ' (mahâvyâpti) ce sommeil que ne restreint nullement le cognoscible, ou ' diffusion omnipénétrante ' puisqu'il remplit toutes les choses, aussi innombrables soient-elles. Les deux termes extrêmes de cette progression sont donc l'objet connu ou monde objectif (au niveau de jâgrat) et mahâvyâpti. Le Quatrième aura pour mission de combler la distance qui les sépare.

Quatrième état et la connaissance résultante (pramiti)


C'est de la grâce du Quatrième état que procèdent sujet, connaissance et connu. En sens inverse la pénétration dans la conscience qui suit une progression allant de la proximité à l'adhésion puis à l'identité, définit les trois phases du Quatrième état :

Turya-jâgrat : avec la veille dans le Quatrième, l'absorption et le cognoscible restent à proximité l'un de l'autre. On nomme cet état ' au-delà de la pensée ' (manonmana) et donc exempt de construction mentale (nirvikalpa).

Turya-svapna : avec le rêve dans le Quatrième, le moyen de connaissance (pramâna) est imprégné (uparâga) de cette absorption. Comme il n'est pas en relation avec les organes sensoriels, on le qualifie d'infini (ananta) car ni le temps ni l'espace ne le déterminent.

Turya-susupti : avec le sommeil profond dans le Quatrième état, le sujet s'identifie à cette absorption dans la Conscience ultime. Puisque tous les objets y résident en tant qu'énergie universelle on le nomme sarvârtha.

Il n'y a pas de Quatrième dans le Quatrième, celui-ci n'étant que Sujet connaissant et jamais objet de connaissance. L'homme ordinaire ignorant turya le nomme Quatrième. Le yogin qui tend à la plénitude le désigne par l'expression ' au-delà de l'essence ' (rûpâtita), à savoir celle du sujet et de l'objet propre à un yogin en état de profond sommeil où tout repose en silence. Le jnanin le nomme ' accumulation ' ou ' totalité ' (pracaya) car tout l'univers s'y trouve sous forme de pure énergie cosmique.
Turyatita, ' par-delà le Quatrième état '



Ce suprême royaume de la Conscience qui s'étend au-delà du Quatrième n'est pas atteint par la pratique mystique (bhâvanâ) ; le yoga ne peut donc y conduire et le yogin qui n'y a pas accès ignore son nom. Seul l'atteint par la puissance de la parfaite contemplation du Tout (prasamkhyâna) le jnânin qui l'appelle ' grande totalité ' (mahâpracaya) en raison de son incomparable plénitude, car il contient à la fois les énergies objectives et les énergies subjectives.

Comme il est plénitude indifférenciée, les quatre états résident en lui, mais lui ne réside nullement en eux. Dire qu'il est toujours surgissant (satatodita) suggère uniquement son universelle inhérence (sarvavyâpti).

Siva possède également ces quatre modalités de la Conscience : il a pour énergie de Conscience, turyatita ; pour énergie de félicité, le Quatrième ; pour énergie de volonté, le sommeil profond ; pour énergie de connaissance, le rêve et pour énergie d'activité, la veille.

SUTRA 11

11 - CELUI QUI JOUIT DES TROIS états EST LE SOUVERAIN DES HÉROS,
ANALYSE


A partir du présent sûtra le texte traite de turyatita, la Conscience ininterrompue d'un viresa ' souverain des héros ', à savoir de ses énergies sensorielles sur lesquelles il règne en maître. L'épanouissement interne dont il s'agit ici peut être comparé à l'épanouissement externe décrit dans les aphorismes III, 38-39.

Les yeux ouverts, le viresa voit tout en lui-même. Il est souverainement libre, n'étant plus régi par ses organes. En effet, une fois les trois états imprégnés du Quatrième, les tendances à la dualité qui demeuraient latentes en lui s'évanouissent définitivement et, loin d'engendrer la différenciation, ses organes débordant de félicité la résorbent au contraire.

Plus précisément, si le profond sommeil comporte la fusion du sujet et de l'objet ressentie au réveil comme un état de paix, en turyatita cette fusion est vécue en toute conscience, sujet et objet étant simultanément présents, car le viresa a dévoré et parfaitement assimilé l'univers entier.

Il traverse donc de multiples états sans être jamais effleuré de la moindre impureté. On le qualifie de manthanabhairava du fait qu'il ' baratte ' toute chose à l'intérieur de l'unique Conscience et jouit de la richesse qu'est la Réalité bhairavienne, breuvage d'extase qui s'écoule du fusionnement du sujet et de l'objet ainsi barattés.

D'où le chant du Tantra « autonome » (le Svacchanda) sur le thème de son infinie liberté ; libre par essence, libre aussi quant aux moyens — l'union indépendante — et quant à la fin atteinte : le libre Bhairava. Il se promène à son gré dans le Soi, car il ne trouve partout que le Soi ou Bhairava. Il s'absorbe si profondément dans le libre Bhairava qu'il s'identifie à Lui.

Alors la connaissance de la Réalité sera la même dans toutes les modalités de conscience, jamais moindre ni plus grande.

Notons bien qu'il ne suffît pas de s'élever de temps à autre jusqu'au ravissement du Quatrième état, celui-ci doit pénétrer le corps et les organes, autrement dit s'épanouir en turyatita, sinon le yogin demeure le jouet de ses énergies.

SUTRA 12

12 - L'ÉMERVEILLEMENT caractérise LES ÉTAPES DU YOGA
ANALYSE


L'unique signe qui permet de reconnaître ce virendra comme définitivement établi en Paramasiva est l'émerveillement qu'il éprouve, ou sentiment indicible de sa souveraineté.

Ce qui aux étapes inférieures lui arrachait un cri de surprise ravie (camatkâra) se dévoile maintenant comme sa propre nature immuable, d'où son émerveillement (vismaya).

En effet camatkâra et vismaya ne se situent pas au même niveau de la vie mystique : le premier, au stade de pure Science, n'est que la saveur propre au Quatrième état ; le second ressortit à turyatita; c'est le samâdhi dans lequel l'intérieur a pénétré dans l'extérieur et l'extérieur dans l'intérieur, leur harmonie ayant pour expression la kramamudrâsamatâ ; l'émerveillement possède donc une saveur universelle.

Les choses les plus ordinaires paraissent inouïes au yogin qui les contemple en leur essence. Une simple touche de la Conscience suffit pour qu'un son, une couleur lui semblent divins. Le corps entier, les choses perçues, étant imprégnés de pure conscience, en sont transfigurés. Aussi la jouissance spontanée engendrée de la sorte est-elle à tout instant nouvelle.

La roue des énergies qui suscite ces merveilles dont jamais le yogin ne se lasse a pour centre le cœur et pour périphérie les organes sensoriels en contact avec leur champ objectif. Mais ici Ksemarâja préfère l'image d'un lotus qui déploie peu à peu ses pétales et dont l'épanouissement coïncide avec une félicité universelle qui se répand sans arrêt.

Les étapes de yoga qui accompagnent ce déploiement, le précèdent ou le suivent, ne sont que les phases de l'identification à la Réalité ultime. Il ne faut pas les confondre avec des impressions lumineuses (bindu), des goûts et des parfums surnaturels ni avec l'apparition de divinités, ni avec certains pouvoirs surnaturels (siddhi) qui ne sont nullement des signes de progression, dans la voie de siva, mais des phénomènes ressortissant à une voie inférieure.



SUTRA 13 - 14

13 - Sa VOLONTÉ EST L'ÉNERGIE UMÂ, C'EST KUMÂRÏ, LA VIERGE.
Énergie suprême, ardente, sans attachement, elle n'est jamais objet mais toujours sujet. Le yogin à l'ardente volonté possède un corps universel :

14 - Son CORPS EST le monde PERCEPTIBLE.


Le treizième aphorisme décrit l'efficience provenant de cet émerveillement, car au stade où est parvenu ce roi des yogin, tous ses désirs se réalisent. La source de son énergie que Ksemarâja s'emploie à définir est la volonté (icchâsakti), tremplin d'udyama, saut imprévu qui, en un surpassement de soi, mène à la conquête de la liberté.


Fraternellement :petitcoeur)  

"Ardu, mais une seule étincelle peu engendrer un brasier".


Dernière édition par porte le Dim 25 Juin 2017 - 19:10, édité 1 fois
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Mimy
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Sam 24 Juin 2017 - 22:48

@porte a écrit:
@Mimy a écrit:
Moi je suis une feuille pour que porte me porte... :mdr)



*RE: Peu importe du moment que feuille
S'envole à la porte de Mimy, qu'elle veuille
Ouvrir sa porte tendrement et ravie l’accueille,
"Lit-moi" dit-elle, j'ai tant à dire que le vent me souffle,
Aimer, s'ouvrir, parcourir par grande envolée est ma joie.

Quand la feuille s'émeut,
qu'elle frémit de toutes ses nervures,
Elle est prête pour son envol,
s'ouvrir à l'Amour sa vraie nature.

Fraternellement :petitcoeur)



Merci, mon poète préféré. .. :bisous)


Dis donc, la feuille est bien bavarde..ah, mais qu'elle joie de valser dans le vent..se laisser emporter, au gré de ses caprice...
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Mar 4 Juil 2017 - 10:42

@Mimy a écrit:
@porte a écrit:
@Mimy a écrit:
Moi je suis une feuille pour que porte me porte... :mdr)



*RE: Peu importe du moment que feuille
S'envole à la porte de Mimy, qu'elle veuille
Ouvrir sa porte tendrement et ravie l’accueille,
"Lit-moi" dit-elle, j'ai tant à dire que le vent me souffle,
Aimer, s'ouvrir, parcourir par grande envolée est ma joie.

Quand la feuille s'émeut,
qu'elle frémit de toutes ses nervures,
Elle est prête pour son envol,
s'ouvrir à l'Amour sa vraie nature.

Fraternellement :petitcoeur)



Merci, mon poète préféré. .. :bisous)


Dis donc,  la feuille est bien bavarde..ah, mais qu'elle joie de valser dans le vent..se laisser emporter,  au gré de ses caprice...


*RE: Une communion, une joie...une perle scintillante...sans doute... Very Happy

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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Mer 13 Sep 2017 - 10:22

Citations spirituelles d’Hermès Trismégiste 
 
1)Distingue clairement qu'il y a deux consciences en toi. Celle de la dense matière de ta chair et celle de ton être essentiel qui a la faculté d'être attentif à cette chair. Voilà où se situe le centre de ton attention où tu dois installer ton vouloir ardent.



2)Sache que ta nature est triple en Un ; physique, astrale et mentale. […] Au-dessus et au-delà de la nature trinitaire de l'homme se trouve le royaume du Soi Spirituel. Ce "Je" supérieur possède quatre qualités qui rayonnent dans chaque plan de l'existence.
 
3)Il y a l'Un, le premier, qui n'a ni commencement ni fin, qui a créé toute chose, qui gouverne tout, qui est bon, qui est juste, qui illumine et qui supporte.
 
4)Les attributs de Dieu dans sa maison de Lumière sont trois : pouvoir infini, sagesse infinie, amour infini. […] Dieu réalise trois choses inévitables : manifester le pouvoir, la sagesse et l'amour. À ces trois choses se rattachent trois pouvoirs qui créent toutes choses : l'Amour Divin possède la connaissance parfaite ; la Sagesse Divine connaît tous les moyens possibles et le Pouvoir Divin est acquis par la volonté commune de l'Amour Divin et de la Sagesse.
 

5)L'âme de l'homme est toujours en mouvement, sans limite, une étoile qui file dans l'infini vers ce grand but où elle fusionnera avec la LUMIÈRE DU TOUT. Une lumière dans la lumière. Voilà ce que tu es maintenant si tu sais convertir ton regard. TU AVANCERAS TOUJOURS, SOUTENU PAR LA LOI DE LA CAUSE ET DE L'EFFET JUSQU'AU MOMENT OÙ LES DEUX DEVIENDRONT UN. LA CAUSE ET L'EFFET FUSIONNERONT DANS LA LUMIÈRE.
 
6)Sache que l'homme dans son voyage vers la lumière cherche à échapper aux ténèbres de la nuit qui l'entourent comme les ombres qui entourent les étoiles dans le ciel. Comme ces étoiles dans l'espace lui aussi brillera à travers les ombres de la nuit. Sa destinée grandiose va toujours le conduire en avant jusqu'au point où il sera UN AVEC LA LUMIÈRE. Même si sur sa voie il doit passer au milieu des ombres, devant lui brille à jamais la Grande Lumière. Sa voie est obscure mais il doit conquérir les ombres qui coulent autour de lui comme la nuit. Le grand fleuve de la nuit sur lequel la barque solaire navigue à jamais. Loin dans le futur, je vois les hommes de la lumière, libres des griffes des ténèbres qui enchaînent leur Âme. Ils vivent dans la Lumière, libres des chaînes de l'obscurité qui couvrent la lumière qui est la lumière de leur Âme. Sache, Ô homme, qu'avant d'atteindre cet état il y aura plusieurs ombres obscures qui voileront ta lumière et qui tenteront de noyer dans les ténèbres la lumière de l'Âme qui veut se libérer. Ce combat entre la lumière et l'obscurité est titanesque, très ancien et pourtant toujours nouveau. Pourtant, sache qu'il y aura un temps, loin dans le futur, où LA LUMIÈRE SERA TOUT et où l'obscurité s'évanouira. Sois attentif à mes paroles de sagesse, Ô homme. Sois prêt et vigilant, et jamais ta lumière ne sera obscurcie.
 
 
 
7)A l'origine de la création, il y eut la Cause première qui provoqua la manifestation de TOUT CE QUI EST. Toi-même, tu es l'effet d'une cause et aussi la cause d'autres effets. C'est pourquoi, Ô homme, assure-toi que les effets que tu provoques seront eux-mêmes les causes d'effets qui seront parfaits. Le futur n'est jamais figé mais il est déterminé par la libre volonté de l'homme au fur et à mesure où il se déplace à travers l'espace-temps jusqu'AU MOMENT OÙ COMMENCE UN TEMPS NOUVEAU. LA FIN DES TEMPS EST LE DÉBUT D'UN TEMPS NOUVEAU. L'homme peut lire le futur en examinant attentivement les causes et leurs effets. Cherche à travers la causalité et tu trouveras sûrement les effets. (MAIS QUE FAIRE LORSQUE LES CAUSES SONT TELLEMENT COMPLEXES ET NOMBREUSES QU'IL EST IMPOSSIBLE D'ÉTABLIR UNE LIGNE DIRECTRICE ?) ALORS SIMPLIFIE TA VIE.
 
8)Sache, ô homme, que l'espace est tout entier rempli d'univers contenus dans d'autres univers, des mondes entiers se superposent. Chacun est dans un autre et pourtant ils sont séparés par la LOI.
 

Fraternellement :petitcoeur)
 
 
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evol
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Mer 13 Sep 2017 - 11:10

Sauf que Shiva n'a rien a voir avec le Soi  No
Sinon utilisez le mot Soi
Shiva n'est pas lié a des égrégores positifs (C'est le dieu de la destruction en 1er. )

Un mot a sens précis, on ne peut pas virtuellement lui donner un autre sens qui n'a pas  de correspondance

Si vous voulez absolument utiliser des mantras vous pouvez faire le votre avec des mots simples, reliés a votre conscience et surtout des mots modernes (énergie temps présent) non relié a des concept du passé
ex
"Je Suis Calme'
"Je Suis en Paix'
'Je Suis la Joie' ' La joie se transmet et s'est une forme alchimique de transformation a un niveau élevé)
Etc
En ayant au préalable pris conscience du sens de chaque mot que vous allez utiliser
Sa répétition va imprégner, en premier, le subconscient qui va en faire sa vérité dans la répetition, et la réaliser.
Le nombre de répétitions va finir par déclencher (réellement un état)
Seuil la pratique donne la conscience, et les Vrais changement d’état de conscience

Prise de conscience = conscience augmentée dans le but du Mantra

Donner un mantra s'est comme donner un poisson a celui lui a faim, au lieu de lui apprendre a pécher.

Les maîtres de l'antiquité gardaient jalousement leur secrets surtout pour maintenir leur élèves captifs dans leur enseignements ^^

L'information est libre sunny
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Lun 18 Sep 2017 - 23:18

@evol a écrit:
Sauf que Shiva n'a rien a voir avec le Soi  No
Sinon utilisez le mot Soi
Shiva n'est pas lié a des égrégores positifs (C'est le dieu de la destruction en 1er. )

*RE: Quel raccourci tu peux faire Evol...c'est un manque de perception et de connaissance dont tu pourrais t'abstenir d'étaler pour faire croire que tu sais, au moins dire que c'est le peu dont tu es capable.

SHIVA: "Le Propice, le Gracieux, le Compatissant" (heu, tu connais ces aspects...) et je puis témoigner de ceci incidemment, de certains fardeaux dont il me fit la Grâce de me soulager, et je lui en rends ici infiniment Grâce. 

*L'aspect destructeur est lié tout simplement au trois phases de toute création: Création-maintien-destruction, mais en aucun cas la supposition qui découle de l'ignorance et non pas de science spirituelle dans ce cas. A méditer... drunken 

-Le troisième dieu de la Trinité hindoue (Trimurti), dans le cadre de laquelle il représente l'aspect destructeur du Divin; désigne fréquemment l'Absolu.
Dans le Shivaïsme, il est l'Être suprême, le Dieu qui est la Totalité et qui se trouve en tout et tous; simultanément Créateur et création, immanent et transcendant. En tant que personne divine, il est le Destructeur, mais aussi le Protecteur et le Créateur. Tous les aspects diversifiés de la Divinité se résolvent en Lui, l'Unique, synthèse des trois perfections: Parameshvara (le Seigneur suprême), ParaShakti (pure conscience) et ParaShiva (Réalité absolue).

Fraternellement  :petitcoeur) 

L'on retrouvera la Présence de Shiva dans la perle bleue de la conscience divine sise en sahasrara:



*Rencontre il y a quelques années avec l'apparition de Murugan en sahasrara (la démarche qui provoqua ceci n'est pas à mettre en étalage), sachons que ceci est possible tout simplement:
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wb35
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Lun 18 Sep 2017 - 23:35

Porte a écrit :

Dans le Shivaïsme, il est l'Être suprême, le Dieu qui est la Totalité et qui se trouve en tout et tous; simultanément Créateur et création, immanent et transcendant. En tant que personne divine, il est le Destructeur, mais aussi le Protecteur et le Créateur. Tous les aspects diversifiés de la Divinité se résolvent en Lui, l'Unique, synthèse des trois perfections: Parameshvara (le Seigneur suprême), ParaShakti (pure conscience) et ParaShiva (Réalité absolue).

:jap: sunny
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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Jeu 28 Déc 2017 - 19:25

Namasté à toutes et tous dans le TOUT. :jap: 

*Je vais aborder deux sujets ce jour: l'innocuité en lien avec le non-jugement (la mise en pratique effective du pardon en le St Esprit) et la mise en pratique du regard de l'égalité révélateurs de cette innocuité, puis certaines étapes de la méditation.

*SUJET I


L’INNOCUITÉ, SA TRIPLE EXPRESSION – A.BAILEY

 
L’innocuité est l’expression de la vie de celui qui réalise l’unité de l’être, qui vit consciemment comme âme dont la nature est amour, dont la méthode inclut tout et pour qui toutes les formes sont pareilles parce que toutes voilent et cachent la lumière et ne sont que l’extériorisation du seul Etre infini. Cette réalisation se manifestera en une véritable compréhension du besoin de son frère, dépouillée de sentimentalisme et d’opportunisme. Elle conduira au silence qui ne se réfère pas au soi séparé. Elle produira la réponse immédiate au besoin réel, réponse qui caractérise les Grands Êtres car, dépassant l’apparence, ils découvrent la cause intérieure des conditions manifestées dans la vie extérieure et, de ce point de sagesse, ils peuvent aider et conseiller. L’innocuité apporte la prudence dans le jugement, la réticence dans les paroles, la faculté de freiner toute action impulsive et la suppression de la tendance à la critique. Ainsi libre passage est livré aux forces de l’amour véritable et aux énergies spirituelles qui conduisent la personnalité à l’action juste.
Que l’innocuité soit donc la note fondamentale de votre vie ! Votre examen de conscience du soir doit se faire dans cette direction; divisez-le en trois parties :


1. Innocuité en pensée. Le premier résultat sera un langage mesuré.


2. Innocuité dans la réaction émotive ; le résultat sera un canal pour l’aspect amour de l’âme.


3. Innocuité dans l’action. Ce qui donnera équilibre, efficacité dans l’action et libération de la volonté créatrice. Ces trois points doivent être étudiés d’après leurs effets sur soi-même et son propre développement, d’après les effets sur ceux avec qui vous entrez en contact et qui constituent votre milieu.



 
**SUJET II 



« De l’intellect à l’intuition » par Alice A Bailey

 1. La Concentration.

L’acte par lequel nous concentrons notre intellect et ainsi apprenons à en faire usage ;

2. La Méditation.

La concentration prolongée de l’attention, dans toute direction donnée ; la fixation persistante du mental sur une idée déterminée ;

 3. La Contemplation.

Une activité de l’âme, détachée du mental qui est maintenu à l’état quiescent ;

4. L'illumination.

 Le résultat des trois étapes précédentes, impliquant l’apport à la conscience cérébrale du savoir acquis ;

5. L'inspiration.

 Le résultat de l’illumination, tel qu’il se manifeste dans une vie de service.

 Ces cinq étapes conduisent à l’union et à la connaissance directe de la Divinité. Pour la majorité de ceux qui entreprennent l’étude de la méditation, l’étape à envisager pour une durée prolongée, et pratiquement à l’exclusion de toutes les autres, est celle de la concentration, de l’acquisition du contrôle des processus mentaux. Il est à présumer que, dans une certaine mesure, ils possèdent l’aspiration, sinon, ils ne désireraient pas méditer. Signalons, cependant, que l’aspiration n’est d’aucune utilité, si elle n’est soutenue par une volonté forte et accompagnée d’une endurance et d’une persévérance à toute épreuve.

 Fraternellement  :petitcoeur) 



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MessageSujet: Re: Les perles de la connaissance   Sam 13 Jan 2018 - 16:17

Les perles de la connaissance 


L' amour et la compassion dans le bouddhisme


Bien que le bouddhisme demeure encore mal connu en Occident, il y jouit pourtant d'une réputation certaine du fait de sa non-violence, de son pacifisme et de sa tolérance. Cela est vraisemblablement dû, pour une large part, à la place importante occupée dans le bouddhisme par les notions d'amour et de compassion.
L'amour (sanskrit maitrî) y est compris comme le sentiment visant à procurer le bonheur de tous les êtres, tandis que la compassion (karunâ) consiste à vouloir les délivrer tous de la douleur. Sans doute n'est-il pas inutile de rappeler ici, pour les méditer, ces paroles du Buddha concernant l'amour, et qui doivent être accomplies par "celui qui recherche le bien" :

"Que tous les êtres soient heureux ! Qu'ils soient en joie et en sûreté ! Toute chose qui est vivante, faible ou forte, longue, grande ou moyenne, courte ou petite, visible ou invisible, proche ou lointaine, née ou à naître, que tous ces êtres soient heureux ! Que nul ne déçoive un autre ni ne méprise aucun être si peu que ce soit ; que nul, par colère ou par haine, ne souhaite de mal à un autre. Ainsi qu'une mère au péril de sa vie surveille et protège son unique enfant, ainsi avec un esprit sans limites doit-on chérir toute chose vivante, aimer le monde en son entier, au-dessus, au-dessous et tout autour, sans limitation, avec une bonté bienveillante infinie. Étant debout ou marchant, assis ou couché, tant que l'on est éveillé, on doit cultiver cette pensée. Ceci est appelé la suprême manière de vivre." (Suttanipâta, I, 8. Cité in Rahula, p. 125)

Les récits édifiants des jâtaka relatant les existences antérieures du Buddha Shâkyamuni ont également popularisé son idéal altruiste, qui se concrétise en particulier par le don de son corps - pour nourrir une tigresse affamée sur le point de dévorer ses propres petits, de sa chair, de sa tête, de ses yeux, de sa moelle et de son cerveau. (Lamotte, Traité 1, p. 143, n. 1 ; 2, p. 712-718, 751-753, 979-983)
 
Le contexte doctrinal


Le bouddhisme se présentant comme une voie spirituelle complète, c'est-à-dire une progression vers un but en fonction d'une pratique, ces notions d'amour et de compassion ne sauraient être considérées d'un point de vue purement spéculatif mais doivent s'intégrer dans la "culture mentale" qu'il préconise. De fait, associés à la joie et à l'équanimité, l'amour et la compassion constituent les quatre "pensées immensurables" (apramâna), résumées dans cette quadruple aspiration que le pratiquant doit orienter successivement vers les êtres dans les dix directions de l'univers :

"Puissent tous les êtres vivants posséder le bonheur et sa cause,
Puissent tous les êtres vivants être séparés de la souffrance et de sa cause,
Puissent tous les êtres vivants ne jamais être séparés du bonheur qui ne connaît aucune souffrance,
Puissent tous les êtres vivants demeurer dans l'équanimité sans attachement ni répulsion de près ni de loin !"
Pourtant, et malgré leurs qualités intrinsèques, l'amour et la compassion exercés dans le cadre des "quatre immensurables" ne constituent que des vertus relativement médiocres. Selon les commentaires (Lamotte, Traité 3, p. 1239-1273), ils contribuent ainsi à ébranler ou à écarter les passions qui se dressent sur le chemin menant à l'éveil, mais en aucun cas ils ne sauraient éliminer ces passions. En fait, leur exercice conduit à une renaissance dans l'une ou l'autre des demeures des dieux (deva).
En effet, et contrairement à ce que l'on pense souvent, le bouddhisme n'est pas à strictement parler athée, en ce sens - et en ce sens seulement - qu'il reconnaît l'existence d'une condition divine (Lamotte, Histoire du bouddhisme indien, p. 759 ssq. ; Traité 1, p. 142 en note). Avec le genre humain, elle constitue même l'une des deux bonnes destinées, par opposition aux trois mauvaises destinées des animaux, des esprits affamés (preta) et des enfers. Cependant les dieux sont eux aussi soumis au cycle des naissances et des morts, de sorte qu'à la fin de leur existence paradisiaque, ils peuvent tout aussi bien retomber dans de mauvaises destinées, en fonction de leurs actes passés (karman). À tout prendre, diront les exégètes, la situation des dieux est même plus infernale que celle des enfers, car leur bonheur provisoire les détourne de l'aspiration à l'éveil (bodhi), qui seule leur permettra de s'affranchir de la souffrance universelle.
À cet égard, l'amour et la compassion des "quatre illimités" sont bien inférieurs au "grand amour" et à la "grande compassion" (mahâ-maitrî mahâ-karunâ), qui, avec la sagesse (prâjñâ), sont constitutifs de la réalisation des buddha parfaitement accomplis. C'est dans le cadre du bouddhisme du Grand Véhicule (mahâyâna) que se développera tout spécialement cet idéal altruiste, qui s'exprime dans le voeu de non plus se délivrer simplement de la souffrance, mais de devenir effectivement un buddha parfaitement accompli afin de pouvoir ensuite guider tous les êtres vers la délivrance. Ce voeu, ou "pensée de l'éveil" (bodhicitta), se détaille dans les "quatre voeux universels" suivant :

"Les êtres vivants innombrables, je m'engage à les délivrer.
Les passions innombrables, je m'engage à les trancher.
Les doctrines innombrables, je m'engage à les connaître.
L'éveil insurpassable, je m'engage à le réaliser."

Celui qui a produit un tel voeu est un "bodhisattva", ou "être visant l'éveil", dont la carrière se déroule en dix grandes étapes, au cours desquelles il développe notamment les six "perfections" (paramitâ) du don, de la discipline, de la patience, de l'énergie, de la méditation et de la sagesse.
Une étape déterminante est réalisée par le bodhisattva lorsque celui-ci atteint la huitième des dix étapes, car à partir de celle-ci il se trouve assuré d'obtenir inéluctablement l'éveil, la suite de son parcours se déroulant spontanément et sans effort. L'accès à ce huitième stade, baptisé "Inébranlable", est déterminé par l'obtention définitive de "l'endurance de la non-naissance des choses" (anutpattika-dharma-ksânti). (Ducor, Le Sûtra d'Amida, p. 30-33)
Ce terme déroutant désigne en fait ce que l'on peut bien considérer comme "la pierre angulaire du Mahâyâna" (Lamotte, L'enseignement de Vimalakîrti, p. 411) ; il nécessite donc quelques explications. Au cours de sa carrière, le bodhisattva développe en effet, de plus en plus, sa perfection de sagesse, lui permettant, en dernière analyse, de reconnaître non seulement l'inexistence des êtres mais aussi l'inexistence des choses qui les composent ; grâce à cette opération, le bodhisattva s'affranchit de ce moteur des renaissances qu'est l'illusion.

C'est une des données communes à toutes les écoles du bouddhisme que les individus (pudgala) sont dépourvus de nature propre (svabhâva), c'est-à-dire d'un substrat particulier, pour la simple raison qu'ils ne sont qu'un conglomérat de différents éléments (dharma) dont aucun ne peut prétendre à la prééminence sur les autres. En fait d'identité, un individu n'est qu'un assemblage provisoire d'éléments hétérogènes réunis par la synergie d'actes antérieurs; c'est l'inexistence de l'individu (pudgala-nairâtmya) et, en particulier, la négation de l'âme individuelle (anâtman) (Lamotte, Traité 1, p. 32, 67-69 ; et 2, p. 735-750 ; Histoire du bouddhisme indien, p. 29-31).
Le bouddhisme lui-même est particulièrement conscient de l'originalité de cette analyse : "Il n'y a pas de délivrance en dehors de cette doctrine [du Buddha], car les autres doctrines sont corrompues par une fausse conception du 'moi'." (de La Vallée Poussin, L'Abhidharmakosha, ch. 9, p. 230)
Mais le Grand Véhicule - non sans logique - appliquera également cette analyse aux éléments eux-mêmes, puisqu'aucun d'eux ne comprend non plus de substance propre, ainsi que l'a formulé le célèbre Nâgârjuna (IIe siècle), fondateur de l'école de la Voie moyenne (Mâdyamika) : "Ni de soi, ni d'autrui, ni de l'un et de l'autre, ni indépendamment des causes ne sont produites des choses, où que ce soit, en quelque temps que ce soit, quelles qu'elles soient." (Mûla-madhyamaka-kârikâ, I, 1. Cf. Lamotte, L'enseignement de Vimalakîrti, p. 408-411. Hôbôgirin, p. 476)
Rien ne naissant de rien, mais seulement sous l'effet de causes et de conditions elles-mêmes sujettes à ce conditionnement universel, tout est vide (shûnya) de nature propre, ce qui constitue le vrai caractère des choses. Or, comme le bodhisattva exerce son amour-compassion en parallèle avec sa sagesse, il en vient à découvrir finalement qu'il oeuvre pour le salut d'êtres n'existant pas, et, aussi bien, d'un but - l'éveil - lui-même inexistant.

Cette expérience n'est évidemment pas anodine. Les textes décrivent cette perception de la réalité comme "l'endurance" de la non-naissance des choses (anutpattika-dharma-ksânti) : c'est dire ce que cette découverte représente de pénible, puisqu'elle porte en elle-même la réduction au vide de cet ego qui se croyait réellement existant.

Ce qui vaut pour les bodhisattva vaut à plus forte raison pour les buddha parfaitement accomplis : "Les buddha auraient beau chercher un seul être dans les dix directions qu'ils ne le trouveraient pas ; et quand ils éprouvent amour et compassion, ils ne saisissent pas la caractéristique de l'être". (Lamotte, Traité 3, p. 1716)
Cette contradiction a particulièrement frappé les observateurs chrétiens du bouddhisme.
Du côté protestant, les analyses demeurent sommaires, à l'image de Carl Keller qui oppose "l'idéal religieux du bouddhisme : la compassion, l'amitié, le respect de la vie, l'équanimité en toute circonstance" et "l'idéal chrétien : l'amour authentique et pur du prochain" (Bouddhisme et non-violence, "Cahiers de la Réconciliation", N° 12 (déc. 1981), p. 12).

Par contre, les théologiens catholiques ont entrepris une critique poussée, comme Henri de Lubac (1896-1991), auteur généralement bien informé, qui déclare : "L'essentiel, qui met entre charité bouddhique et charité chrétienne un abîme, c'est que, dans celle-ci, le prochain est aimé en lui-même, tandis que dans celle-là il ne saurait en être question. [... ] dans le bouddhisme, on ne peut aimer en soi-même un "moi" tout illusoire ou qu'il s'agit de détruire : comment dès lors aimerait-on vraiment le "moi" d'autrui ? N'étant pas prise au sérieux, la personne d'autrui ne saurait faire l'objet d'un amour sérieux. [... ] La bienveillance bouddhique [...] ne s'adresse pas, elle ne peut pas s'adresser à l'être même, mais seulement à sa misère physique ou morale."
"En ce qu'elle offre de meilleur, disons donc que la charité bouddhique ressemble à la charité chrétienne comme le rêve à la réalité." (Aspects du Bouddhisme, I, p. 36, 50)

De même, l'éminent théologien Hans-Urs von Balthasar (1905-1989) a souligné cette question qui, selon lui, ne cessera de surgir dans le dialogue entre bouddhisme et christianisme : "Ce qu'il y a de kénotique (la "vacuité") dans l'Absolu est-il Charité (ce que dit le chrétien) ou une pure ouverture sur l'illimité ?".

"Si l'unification se fait par la charité, la distinction reste présupposée, jusque dans l'essence de Dieu, une distinction qui n'est pas annulée, mais plutôt dépassée dans l'amour commun des personnes distinctes, à savoir l'Esprit Saint. Si en revanche l'unification n'est pas conçue comme charité, mais comme une "intuition" parfaite, comme une "illumination", alors il ne s'agit que de la suppression du face-à-face du sujet et de l'objet (noèsis-noèma). On comprend alors la négation de toute dualité définitive : on n'en a plus besoin. La solution chrétienne ne s'oppose alors pas seulement au bouddhisme, mais à toute philosophie mystique [...]." (Vers le dialogue, Revue catholique internationale "Communio", XIII, 4 (juin-juil. 1988), p. 10)

 
L'amour : un acte salvifique 


L'amour et la compassion dans le bouddhisme, et singulièrement dans le bouddhisme du Grand Véhicule, ne sont-ils réellement que de froides notions à visées abstraites, ayant une valeur purement fonctionnelle de catharsie pour leur pratiquant ?
Pour répondre à ces interrogations, il faut remarquer que les commentateurs du Mahyâna distinguent, en fait, trois sortes d'amour :

1 - L'amour ayant les êtres pour objet (sattvâlambana) : c'est celui pratiqué en début de carrière spirituelle, notamment dans le cadre des quatre "pensées immensurables";

2L'amour ayant les choses pour objet (dharmâlambana) : il est pratiqué par les êtres plus évolués, qui voient le vide dans l'apparence illusoire des êtres : "Quand ils pensent avec amour aux êtres, ce n'est qu'à du vide (shûnya) issu en continuité des causes et conditions réunies. L''être', c'est cinq agrégats."


3 L'amour sans objet (anâlambana) : il est pratiqué par les seuls buddha, dont la pensée, de par leur sagesse, ne repose ni sur les conditionnés ni sur l'inconditionné : "Les buddha emploient la sagesse relative au vrai caractère des choses et font en sorte que les êtres l'obtiennent : c'est cela l'amour sans objet." C'est ce dernier seulement, l'amour sans objet, qui mérite l'appellation de "grand amour" (mahâ-maitrî). (Lamotte, Traité 3, p. 1245, 1250-1254, 1272-1273)
De même, pour Genshin (942-1017), maître japonais du bouddhisme de la Terre Pure, les quatre voeux universels cités plus haut sont à considérer sous deux aspects. Dans le premier, ce sont des voeux "liés aux phénomènes" (jap. en-ji) : en tant que tels, ils correspondent à l'amour ayant les êtres pour objet.
Mais dans leur second aspect, ce sont des voeux "liés au principe" (jap. en-ri) et ils se fondent sur les considérations suivantes : "Toutes les choses sont apaisées dès l'origine : il n'y a ni existence ni inexistence, ni éternité ni interruption, ni naissance ni destruction, ni souillure ni pureté. Il n'est pas une forme ni un parfum qui ne soit de la voie médiane. Le cycle des naissances et des morts équivaut au nirvâna. [...] Sachant que toutes les choses n'existent pas en tant que choses, il sait que tous les êtres vivants n'existent pas en tant qu'êtres vivants : celui-là est appelé 'un bodhisattva qui a produit la pensée d'éveil insurpassable'."

Mais Genshin précise aussitôt : "Bien que les passions et l'éveil soient identiques en substance, ils diffèrent en pureté et en souillure en fonction du moment. C'est comme l'eau qui produit la glace, ou comme une semence et son fruit". (Ôjô-yôshû, vol. I b)

En fait, Genshin fait ici allusion à une notion capitale du Grand Véhicule, celle des deux vérités - ou réalités : la vérité absolue et la vérité relative. En vérité relative, ou mondaine, ou encore "d'enveloppement" (samvriti-satya), il y a des êtres plongés dans la souffrance ; mais du point de vue de la vérité absolue (paramârtha-satya), on ne peut rien distinguer d'autre que le vide universel. Or, le vide, selon Nâgârjuna, ce n'est rien d'autre que la production des choses par le jeu des causes et conditions, le vide lui-même n'étant qu'une désignation métaphorique : c'est la voie médiane. (V. les ouvrages de Jacques May (v. biblio.); Lamotte, Traité 2, p. 1078, ss; 4, p. 1995 ss. Ainsi que le Hôbôgirin, art. chûgan et chûdô)
Il est cependant essentiel de remarquer qu'aucune de ces deux vérités ne peut s'énoncer sans l'autre, à défaut de tomber dans l'un des deux extrêmes que sont le nihilisme ou le réalisme. Cela répond notamment à la remarque du père Yves Raguin déclarant: "J'ai toujours pensé que la grande erreur du Bouddha était de n'avoir vu qu'un aspect du réel, son impermanence." (Bouddhisme / Christianisme, p. 57)

On constate donc qu'en exerçant la grande compassion envers les êtres sans pour autant les objectiver, le bodhisattva, bien loin de s'isoler dans un froid silopsisme, incarne la dialectique même des deux réalités, au coeur de la nature des choses selon le Grand Véhicule. Car la loi de causalité "agit au sein de la vérité mondaine comme un révélateur de la vérité absolue. Et que révèle-t-elle ? La vacuité de la vérité mondaine." (May, Trente-huit ans sur le Grand Véhicule, p. 87)

Les textes expriment d'ailleurs clairement la concomitance de l'expérience du bodhisattva dans sa connaissance personnelle du réel et de son activité sotériologique et altruiste : "Le bodhisattva, par compassion pour les êtres, a d'abord fait le voeu de délivrer tous les êtres. Par la perfection de son énergie, et bien qu'il sache que toutes les choses sont non-nées, non-détruites, pareilles au nirvâna, il continue d'exercer ses qualités et il remplit les six perfections.
Pourquoi ? Parce qu'il demeure dans la perfection de sagesse sans y demeurer", c'est-à-dire "sans en saisir les caractéristiques".

"Ayant exercé les pratiques, le bodhisattva, par la perfection de sagesse, connaît le vrai caractère des choses, et, dans un sentiment de grande compassion, il a pitié des êtres qui ne connaissent pas ce vrai caractère des choses, s'attachent aux systèmes trompeurs du monde et subissent toutes sortes de douleurs physiques et mentales. [...] Ici deux choses sont à considérer : 
1. par la force de sa perfection de sagesse, le bodhisattva n'éprouve aucun attachement pour les choses ; 
2. bien qu'il connaisse le vrai caractère des choses, la force de ses moyens habiles (upâya) est telle qu'il n'abandonne pas les êtres. Sans abandonner les êtres, il connaît le vrai vide des choses." (Lamotte, Traité 2, p. 656-657; 4, p. 1797)
Au reste, il est significatif que la plupart des qualités acquises par un buddha sont destinées à lui permettre d'accomplir son oeuvre salvifique, laquelle, à travers la prédication, s'incarne essentiellement par le don de la loi bouddhique.
À titre d'exemple, signalons que le buddha est notamment pourvu des "six connaissances supérieures" (abhijñâ), qui sont :

1. les dix-huit pouvoirs magiques de transformations et de créations ;

2. l'oreille divine, par laquelle on peut entendre tous les sons, même les plus infimes ;

3. la connaissance des pensées d'autrui, par laquelle on peut lire les pensées des autres êtres ;

4. le souvenir des naissances antérieures, par laquelle on peut se souvenir de ses propres existences passées ainsi que de celles d'autrui ;

5. l'oeil divin, permettant de connaître exactement les naissances et les morts des êtres vivants dans toutes les directions de l'univers ;

6. la connaissance de la destruction des quatre écoulements que sont le désir sensuel, l'existence, l'ignorance et les vues fausses.
(Lamotte, Traité 4, p. 1809-1827)
Un buddha dispose aussi de "dix forces" (bâla) nées d'autant de connaissances, qui sont :

1. la connaissance du possible et de l'impossible ;

2. la connaissance de la rétribution des actes ;

3. la connaissance des méditations, etc. ;

4. la connaissance du degré des facultés d'autrui ;

5. la connaissance des aspirations des êtres ;

6. la connaissance des dispositions acquises ;

7. la connaissance de la route menant aux diverses destinées ;

8. la connaissance des existences antérieures ;

9. la connaissance de la mort et de la renaissance ;

10. la connaissance de la destruction des impuretés.
(Id. 3, p. 1505-1566)
Enfin, pour accomplir sa prédication proprement dite, il bénéficie aussi de quatre "savoirs non-empêchés" (pratisamvid) :

1. savoir de la chose désignée ;

2. savoir de la désignation ;

3. savoir de l'expression vocale ;

4. savoir de l'élocution.

(Id. 3, p. 1614-1624)
Ces vertus, et bien d'autres encore, ne sont pas seulement le lot des buddha mais peuvent déjà être acquises par les bodhisattva au cours de leur carrière, même s'ils n'en disposent pas avec la même plénitude qu'un buddha. Les bodhisattva du 10e et dernier stade, notamment, en font usage pour achever d'acomplir leur voeu de délivrance de tous les êtres. Ces bodhisattva, dont la proximité avec l'éveil ultime leur vaut de recevoir parfois le titre de "Tathâgata" - mais non celui de buddha réservé exclusivement aux buddha parfaitement accomplis - incarnent tout particulièrement ce grand amour et cette grande compassion.

Débarassés de toute enveloppe charnelle depuis qu'ils ont atteint le 8e stade, ils peuvent se manifester librement en ce monde, à l'image célèbre d'Avalokiteshvara, le fameux Guan'yin des Chinois, qui s'incarne, notamment, dans la personne des Dalai-lama. Mais on pourrait citer aussi Samantabhadra, parangon de l'idéal même des bodhisattva, Maitreya, qui succédera au Buddha Shâkyamuni, Mañjusrî, incarnation de la sagesse, ou Kshitigarbha, particulièrement secourable envers les plus dépourvus : le culte rendu dans les pays d'Asie à ces êtres secourables témoigne bien du succès de l'idéal d'amour et de compassion du bouddhisme auprès des populations les plus diverses.
De même, les buddha tout en ayant accompli l'éveil parfait accueillent également dans leurs "champs de buddha" (buddha-kshetra) les êtres qui vont y renaître pour s'y être abandonnés, la plus célèbre de ces "terres pures" étant "la Bienheureuse" (Sukhâvatî) du Buddha Amithâba (jap. Amida).
Les théologiens ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, qui ont consacré à ce dernier quelques-unes de leurs études les plus poussées et les plus critiques sur le bouddhisme. (de Lubac, Amida ; Masson, Le Bouddhisme, p. 114-115, 199 ss)
Fraternellement et bonne lecture, que l'inspiration et l'intuition intérieure nous soient présentes et ouvertes.  :petitcoeur)
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