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 "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco

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Alaka
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MessageSujet: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Lun 21 Juil 2014 - 23:51





"Je crois au point d'interrogation."
Umberto Eco

"Oui...
Je crois, moi aussi, au point d'interrogation, comme unique possibilité de nous faire avancer : sans question, pas de réponse à chercher...
Et, sans question ni réponse, on prend le risque de stagner, dans ses points de vue, comme dans sa vie.
Que serait un monde où l'on ne remettrait jamais rien en question ?...
Que serait une relation sur laquelle on ne projetterait plus d'évolution ?...
Que serait notre vie si l'on prenait notre "aujourd'hui" comme une conclusion ?...
L'information reçue gratuitement sans qu'on ne la sollicite, ne vaudra jamais l'information que l'on cherche à force de questions et de curiosité...

Néanmoins, les réponses aux questions ne sont pas toujours importantes... parfois l'intérêt principal de la question réside dans le fait de se la poser...
Se poser des questions, en sachant qu'il n'existe aucune réponse unique et exacte, est une saine hygiène mentale dans la mesure où cela permet à la réflexion de s'ouvrir à une multitude de possibilités de réponses : ça ouvre les fenêtres de l'esprit, et permet d'y faire entrer un air nouveau, chargé des effluves du temps et du moment, à chaque fois changeant et évanescent...

On ne se pose jamais trop de questions, quand celles-ci servent de support à une évasion des geôles de la pensée unique et, de fait réductrice, mais qu'au contraire, on ajoute de nouveaux champs d'exploration aux possibles déjà envisagés.
On se pose trop de questions, quand, dans nos questions, on exige de trouver la réponse qui nous apaisera.
Il y a des questions qui sont faites pour rester sans réponse précise : ce sont les questions ouvertes, auxquelles correspondent autant de réponses vraies que de répondants aux questions...
Toutes les réponses données aux questions posées, ne suffisent pas à tracer des vérités universelles au prétexte que plusieurs avis convergeraient vers la même hypothèse de conclusion-réponse...
Chaque réponse a son chemin de réflexion unique et particulier, issu du métissage d'une raison et d'une expérience, toutes deux, toujours fort personnelles...

Cultiver le point d'interrogation, c'est ensemencer et enrichir son propre champ de culture.
On ne peut ni hériter, ni voler, ni troquer cette culture : nous ne pouvons que l'acquérir, patiemment, au fil du temps... en veillant à lui laisser assez de lumière pour continuer à croitre, et en évitant de la confiner dans des bocages de certitudes qui closent toute discussion...

Interrogez, interrogez ouvertement... Ne cessez jamais !...
La vie appartient à ceux qui ne s'arrêtent pas aux faux semblants du "tenu pour vrai" par ouï-dire..."

_________________
हलका माया

"La seule façon d'accomplir est d'être..." Lao Tseu.



Dernière édition par Alaka le Mar 22 Juil 2014 - 10:23, édité 1 fois (Raison : Guillemets)
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Lun 21 Juil 2014 - 23:56

les faux semblants apartiennent aussi a ceux qui posent des questions qui ont leur reponses , mais qui preferent voir l ephemere au veritable ...
si un forum se doit d etre spirituel , ce n est pas pour tourner aurour d une illusion que tout le monde souhaite entendre pour se rassurer meme en sachant que c est faux .
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Mar 22 Juil 2014 - 9:49

La question ouvre, la réponse ferme, les deux peuvent faire peur ou bien déranger, mais quand elles viennent du cœur, peu importe leur sujet.
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Itxaso
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Mar 22 Juil 2014 - 10:01

Magnifique texte, merci Alaka!  Des fleurs !!! 


@Alaka a écrit:


Néanmoins, les réponses aux questions ne sont pas toujours importantes... parfois l'intérêt principal de la question réside dans le fait de se la poser...

Oui, et parfois, la réponse est dans la question même!


@Alaka a écrit:

Se poser des questions, en sachant qu'il n'existe aucune réponse unique et exacte, est une saine hygiène mentale dans la mesure où cela permet à la réflexion de s'ouvrir à une multitude de possibilités de réponses : ça ouvre les fenêtres de l'esprit, et permet d'y faire entrer un air nouveau, chargé des effluves du temps et du moment, à chaque fois changeant et évanescent...

C'est un peu l'esprit de ce forum et des échanges divers que nous pouvons avoir dans la vie non?
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Mar 22 Juil 2014 - 14:49

Umberto, un auteur formidable. Lisez le Nom de la Rose, entre autres. C'est un bijou littéraire.
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Mar 22 Juil 2014 - 14:52

saryou a écrit:
La question ouvre, la réponse ferme, les deux peuvent faire peur ou bien déranger, mais quand elles viennent du cœur, peu importe leur sujet.
Tout à fait d'accord. Néanmoins, il y a aussi des questions fermées, et des réponses, qui parfois, entrouvrent une poterne.
Le troll  Laughing ::413679png 
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Mar 22 Juil 2014 - 15:45

Oui c'est vrai troll, tout dépend de ce que l'on attend  Laughing 
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did
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Mer 23 Juil 2014 - 5:49

Umberto ecco: "Je crois, moi aussi, au point d'interrogation, comme unique possibilité de nous faire avancer"

Did : "Unique" non.
Prier pour recevoir la force de pardonner a ceux qui nous les brise, ça change pas mal de choses aussi.

"parfois l'intérêt principal de la question réside dans le fait de se la poser..."


Oui.
L'état de perplexité devant une énigme est en réalité une sorte d'arrêt du mental, qui laisse ainsi passer vers la conscience les énergies de l'âme qui sont derrière.

"Se poser des questions, en sachant qu'il n'existe aucune réponse unique et exacte, est une saine hygiène mentale"

ça dépend des questions quand même, mais disons oui, en général : pas de réponse complète, mais seulement des réponses qui conviennent au chercheur.

"On ne se pose jamais trop de questions."

Si, bien sur.
Et surtout pas les bonnes.

"On se pose trop de questions, quand, dans nos questions, on exige de trouver la réponse qui nous apaisera."

Les questions ont souvent a leur racine l'inquiétude de l'égo, pour ne pas dire toujours.
Donc quand on a trouver une réponse qui appaise, d'autres questions arrivent.

"Toutes les réponses données aux questions posées, ne suffisent pas à tracer des vérités universelles au prétexte que plusieurs avis convergeraient vers la même hypothèse de conclusion-réponse..."

Bien vu : le fait que tout le monde soit d'accord ne veut pas dire que tout le monde ai raison. (Tout le monde peut se tromper).

"...et en évitant de la confiner dans des bocages de certitudes qui closent toute discussion..."


 Very Happy  Ah !...ça : les discussions qui sont finies suite a la bonne réponse qui est trouvée - celle qui est adaptée au questionneur - les gens ont tous horreur de ça.

"Interrogez, interrogez ouvertement... Ne cessez jamais !..."

Mes progrès spirituels ont quand même eut pour conséquence de faire disparaître les questions en moi...
Je ne recherche plus a savoir.
Savoir n'a plus aucune sorte d'importance pour moi.

Question :

Serai je donc devenu un monstre ?...

Oui, non, peut être, je ne sais pas, je m'en fout totalement.

 Rire
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Sam 23 Aoû 2014 - 12:08

Umberto via Alaka a écrit:


Interrogez, interrogez ouvertement... Ne cessez jamais !...
La vie appartient à ceux qui ne s'arrêtent pas aux faux semblants du "tenu pour vrai" par ouï-dire..."

Éh bien... Partie d'un très joli haïku de la main d'Alaka pour aller vers son profil, je découvre ce très beau message.  sunny Coeur ! 

Oui, pour moi, empirisme et enseignement, tout doit passer au crible de la remise en question. Avec éventuellement une semi conclusion ou une mise en attente de la déduction.
Pas à pas, l'observation paisible et l'examen de tout. sunny

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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Lun 25 Aoû 2014 - 14:47

Une conclusion, quelle qu'elle soit, ne débouche-t-elle pas sur une nouvelle question ?
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Lun 25 Aoû 2014 - 15:10

Les Nymphes a écrit:
Une conclusion, quelle qu'elle soit, ne débouche-t-elle pas sur une nouvelle question ?

L'objectif de la conclusion est bien celui-ci.

Mais dans les faits, Les conclusions sont souvent interprétées au plus près de leur étymologie et se contentent de clore, offrant des objets de vérité à brandir, imposer et vénérer.

Les partisans de tous les bords savent très bien "conclure" un débat et questionnent rarement leurs interlocuteurs et leurs propres convictions.
Et l'immuable, chose anti-naturelle s'il en est (semble-t-il, disons, pour le moment), devient le veau d'or ou le bouc émissaire, alors même qu'il n'existe pas.

Je préfèrerais une déduction provisoire, plus adaptée à la capacité humaine de compréhension et à l'impermanence de toute chose. :coeur)

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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Lun 25 Aoû 2014 - 15:17

_Jade_ a écrit:

Je préfèrerais une déduction provisoire, plus adaptée à la capacité humaine de compréhension et à l'impermanence de toute chose. :coeur)

[/color]
:jap:
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Professeur X
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Mar 26 Aoû 2014 - 11:39

Hum , Mr Eco , est pour moi un exemple de la pensée unique et philosophisante à souhait , un romancier peut il servir de maître à penser ou de guide spirituel , chacun y allant de sa petite phrase , je me lance ; " je ne crois point à Umberto " , love .
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Mar 26 Aoû 2014 - 13:00

@Professeur X a écrit:
Hum , Mr Eco , est pour moi un exemple de la pensée unique et philosophisante à souhait , un romancier peut il servir de maître à penser ou de guide spirituel , chacun y allant de sa petite phrase , je me lance ; " je ne crois point à Umberto " , love .
Exclamation
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Jeu 28 Aoû 2014 - 8:05

l'interrogation nous maintien dans un equilibre car la croyance nous fait basculer sur un point, il est plus facile de voir ce qui est car l'esprit n'est pas encombree , avancer les poches vides vous permets d'avoir une marche plus legere, par contre quand l'une d'entre elle est bourree a craquer la marche s'en ressent
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Jeu 28 Aoû 2014 - 8:45

Ah oui, ça me parle, L'UNIVERSEL. Smile

Ou les conserver, se rendre conscient de nos croyances (toute conviction peut être une croyance) et de leur nature, en même temps que de nos limites à délibérer et à comprendre, et volontairement douter de tout en maniant tout de même des concepts que l'on sait ne pas être plus vrais les uns que les autres. Puisque le vrai nous échappe peut-être...

Mais en faire un moteur pour avancer et observer, conduire des investigations, toujours. Être humain dans notre environnement sunny (encore que...)
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Sam 30 Aoû 2014 - 9:15

l'interrogation, ne devrait meme pas etre, quand tu vis pleinement l'instant la reponse est immediate et ne peut etre entache d'aucune erreur, ce qui nous amene a nous interroger c'est l'erreur car la solution n'a pas ete trouvee et nous cherchons en vain une reponse.

j'en reviens a ce que dit Lao Tseu : " la seule facon d'accomplir est d'etre "




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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Sam 30 Aoû 2014 - 11:43

Oui, c'est bien, une philosophie qui permet de vivre l'instant, nous dispensant des projections ainsi que des retours sur le passé. J'irai jusqu'à dire que dans certaines situations, c'est presque vital.

Et c'est vrai qu'il y a des points d'interrogation qui ferment, quand précisément on se projette beaucoup dans ce qu'ils interrogent.
Mais si l'on ne s'y projette pas, si l'on conserve un recul salutaire sur ces points-là, ils n'empêchent pas de s'épanouir dans le présent, désormais éclairé par l'ouverture d'une question peut-être à jamais sans réponse.

Ce n'est pas tant l'interrogation qui empêche la sérénité, selon moi, c'est l'anxiété à obtenir une réponse et une réponse certaine, comblante, durable. L'humain ne me semble pas capable de découvrir de telles réponses aux questions existentielles et je crois que c'est cette étrange passion de la réponse sûre et certaine qui le torture. Alors il accuse la question.

Accepter le vague de l'interrogation dans l'optique que toutes réponses sont partielles ou inexactes ne me semble pas si mauvais que cela. Il suffit de se contenter d'être ce que l'on est : limité en compréhension.

On évite ainsi de vivre l'instant comme un point final.

Bon, mais ceci n'est que mon sentiment et je ne m'appuie sur aucune doctrine précise. C'est un point de vue qui en vaut un autre.

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anima
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Sam 30 Aoû 2014 - 13:43

ça me fait penser à ce que je disais sur l'ivresse; quand je suis dans cet état; je me poses pas de questions; on pourrait dire que je suis le point d'interrogation; je sais tout simplement pas et j'ai pas envie de savoir; je suis comme insouciante; ce sont les autres généralement qui me rappellent à l'ordre; et j'ai vu que dans ces cas là; soit c' le doute qui pointe le bout de son nez; je cherches une interprétation possible influencée par ce que les gens me disent ou alors c'est l'effet inverse; je suis dans la provocation; dans les deux je ne me sens plus libre; mais sale; desfois aussi je me me salis comme une grande quand je suis sobre; dés que j'interprète le regard de l'autre en fait (c'est-à-dire souvent) sinon avant c' pure; c'est juste communicatif

c'est pour ça que que j'aime l'ivresse; dans ces moments j'oublie l'interprétation le temps de la musique
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did
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Dim 31 Aoû 2014 - 9:03

_Jade_ a écrit:
Accepter le vague de l'interrogation dans l'optique que toutes réponses sont partielles ou inexactes ne me semble pas si mauvais que cela.

ça devient même carrément bon pour ceux qui n'ont plus vraiment besoin de réponses.
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Dim 31 Aoû 2014 - 10:17

il nous est possible de comprendre , d'ailleurs l'interrogation est le point de depart, le temps bien souvent nous porte et semble nous laisser croire que demain nous donnera la reponse que nous recherchons.

l'homme vit dans le temps et c'est pour cela que ca dure, depuis qu'il existe il a laisse derriere lui tout ce fardeau qu'il nous faut elimine.

essaye de concevoir une vie ou nous aurions compris que sur le plan psychologique le temps n'a aucune influence, donc, ce que je ne comprends pas la tout de suite me laisse dans l'erreur et m'entraine dans un conflit qu'il ne me sera possible de regler seulement a la condition de comprendre ce que j'aurai du voir dans l'instant

la difficulte de l'homme reside dans le fait de croire et de ce justifier par le temps qu'il lui faudra pour comprendre son erreur

Krishnamurti disait : quand je regarde " ce qui est " en moi meme et dans le monde sans resistance , il se produit , grace a cette observation , une action instantanee ou la volonte n'a joue aucun role
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Dim 31 Aoû 2014 - 11:00

@did a écrit:
_Jade_ a écrit:
Accepter le vague de l'interrogation dans l'optique que toutes réponses sont partielles ou inexactes ne me semble pas si mauvais que cela.

ça devient même carrément bon pour ceux qui n'ont plus vraiment besoin de réponses.

:coeur)

L'UNIVERSEL a écrit:
il nous est possible de comprendre , d'ailleurs l'interrogation est le point de depart, le temps bien souvent nous porte et semble nous laisser croire que demain nous donnera la reponse que nous recherchons.

Je sais que beaucoup sont convaincus de pouvoir comprendre et peut-être d'ailleurs qu'ils ont raison.
Mais moi, rien ne me permet de croire à cela parce que je suis convaincue des limites que j'expérimente, des limites des voies que j'ai un peu explorées mais surtout, surtout, des limites humaines.

Pour moi, le temps ne change rien : ce qui nous dépasse en tant qu'humain, on ne le saisit pas en vieillissant ni dans l'instant présent. Ce qui nous dépasse, tout simplement, nous dépasse.

Par contre, on peut à tout instant contempler l'ineffable beauté qui nous entoure, percevoir l'énergie souveraine qui nous meut et qui émane de tout le Vivant. :coeur)

On peut déifier l'Amour, si on le souhaite, et tout ce que l'on veut qui nous semble un Principe acceptable à toute existence humaine. On peut aussi ne rien déifier du tout. Notre choix affecte peut-être la réalité, mais il me semble que cela ne peut pas vraiment l'altérer (et là, je me trompe peut-être, je n'ai aucun moyen de le vérifier. Certains pensent que nos projections créent du vivant. Pour moi, je ne peux pas le savoir. ).

Je n'ai pas besoin de beaucoup de qualificatifs, ni de noms. Je n'ai pas besoin de comprendre le tout de tout.
J'aime vivre, respirer, aimer, être humaine. sunny

Les questions sont là parce que j'ai un cerveau qui essaie de rationnaliser (et j'aime beaucoup cela chez lui) mais je sais aussi que c'est un tout petit cerveau qui, bien que très utile, ne peut pas embrasser l'Univers.
Sa part émotionnelle et sensorielle perçoit le visible et l'invisible, lui donne la sensation de l'infiniment grand et de l'infiniment petit. C'est aussi cette part qui le trompe sur beaucoup de choses. J'en suis consciente et tente d'examiner un peu tout ce qu'elle me fait éprouver.
Pour cela, j'aime entendre toutes les hypothèses, toutes les opinions, tous les témoignages, tout ce qui peut apporter un peu d'eau au moulin de ma réflexion.
La diversité est pleine de richesses et d'inspiration. :coeur)

Pour moi, l'être humain est un, simple, beau et intéressant. :coeur)
Il comprend peut-être mieux les choses que certains autres êtres vivants. Et peut-être pas. Les animaux parlent leur propre langage que nous croyons quelquefois comprendre et que, peut-être, nous entendons tout de travers. On ne sait pas.

L'imagination humaine est formidable de puissance et de beauté, autant que d'aveuglement. Et je l'aime pour tout cela, en me défiant d'elle un peu aussi.

Toute construction mentale humaine qui cherche à comprendre la Vie me touche et m'inspire le plus grand respect. Aucune conception spirituelle n'est ridicule à mes yeux, aucune n'est meilleure qu'une autre.

Le doute ne m'inquiète pas, je lui ai préféré le "suspens" auquel j'abandonne les grandes questions.
Lorsque je vais mourir, je verrai ce qu'il en est de l'après-vie. Pour le moment, je vis un instant après l'autre, le plus paisiblement possible, en fonction des évènements.

Ma grande fantaisie est de m'être fait un Dieu d'Amour. :coeur)

Cela me suffit et me rend heureuse. :coeur)
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did
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Dim 31 Aoû 2014 - 11:28

L UNIVERSEL : "il nous est possible de comprendre"

did : Oui, bien sur, et cela joue un rôle déterminant a certaines étapes du chemin. Ce qui peut empêcher de progresser ensuite, c'est l'attachement a ce qu'on a compris, a ce qu'on croit savoir, c'est vouer un culte a nos réponses.

Mais si on a la possibilité de dépasser ce stade dans lequel on s'accroche, les événements de l'existence se chargeront de venir bousculer tout ça.

Krishnamurti  :  "quand je regarde " ce qui est " en moi meme et dans le monde sans resistance , il se produit , grace a cette observation , une action instantanee ou la volonte n'a joue aucun role."

Did : ...et la compréhension non plus.
La joie de vivre est insouciante et spontanée.
Nos pensées sur les choses mettent une distance avec les choses, distance qui  a son rôle a jouer, mais quand le rôle est joué, il est tellement plus paisible de laisser s'en aller tout ça.
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Dim 31 Aoû 2014 - 12:47

Le point d'interrogation
Toute interrogation directe se termine par un point d'interrogation.

Dans un premier temps : essayons une définition du mot « interrogation »
Décomposons le mot « interrogation », il est constitué d'un préfix : « inter » signifiant entre et du mot « rogo » signifiant demander. La racine latine est interrogo.

Réserves :
Il se pourrait que le mot « Rogo » provient de l’indo-européen commun *rek[1] (« droit, juste, roi ») qui donne rego, regere et *rego, regare dont le sens étymologique est peut-être « chercher à faire ce qui est droit et juste », transformé en rogo par désambiguïsation ; voir rogus (« tombeau ») qui présente le même o.

Dans un second temps : Recherches de sources
Première hypothèse : à vérifier
Il fait partie d'un ensemble de signes de ponctuation carolingien appelés "positura", créés au VIIIè siècle. Ils indiquaient les inflexions de la voix à marquer lors des lectures des prières et autres rites chrétiens. Ils sont, d'une certaine façon, les précurseurs des systèmes de notation musicale. Aujourd'hui, ils ont disparu ou ont changé de sens. Le "punctus elevatus", devenu notre deux points, marquait une pause dans le discours : le "punctus versus", aujourd'hui le point virgule, marquait une fin. Seul le "punctus interrogativus" a gardé son sens original et marque toujours une interrogation.
http://www.caminteresse.fr/questions_reponses/les_qr/culture/quelle_est_l_origine_du_point_d_interrogation

Seconde hypothèse : semble fausse
On prétend que ce symbole viendrait de l'abréviation qo du latin quaestio qui signifie « question ». Le « q » minuscule était écrit au-dessus du « o » minuscule et se transforma progressivement en point d'interrogation moderne. Toutefois cette hypothèse semble dépourvue de toute preuve historique et n'est prise au sérieux par aucun paléographe. Selon une autre hypothèse, le signe trouverait son origine au ixe siècle, sous la forme d'un point suivi d'une sorte de tilde. Le point marquait simplement la fin de la phrase, tandis que le « tilde » représentait l'intonation de la question à l'oral.
http://www.pourquois.com/francais/pourquoi-point-interrogation-t-il-cette-forme.html



Troisième hypothèse : D'aspect cohérent
Le point d'interrogation : le sacre de Charlemagne
Par Pedro Uribe Echeverria, publié le 24/07/2009 à 16:35
Monument vivant de l'écriture romane, le point d'interrogation mondialise la renaissance carolingienne - à l'insu de ses milliards d'utilisateurs.

Le point d'interrogation : le sacre de Charlemagne
Bible de Charles Le Chauve, IXe s (BNF). Ecclésiaste, II.2 : " J'ai dit du rire : folie ; et de la joie : que produit-elle ? ". Le signe (après le premier mot de la seconde ligne) n'avait alors que quelques décennies. Noter aussi l'usage du c majuscule après le point d'interrogation, qui en fait une ponctuation forte.
On lit parfois que le point d'interrogation serait un Q avec un o au-dessous, soit les première et dernière lettres du mot latin Quaestio ; le point d'exclamation, un I avec un o au-dessous, comme le cri de joie latin Io. Ces explications, ingénieuses mais fausses, font sourire les paléographes.
Les points d'interrogation, apparus à la fin du VIIIe siècle, ressemblent plutôt à l'origine à un point surmonté d'un trait zigzaguant dardé vers la droite, figurant sans doute le mouvement ascendant (voire sinusoïdal) de la voix.
L'Antiquité ne connaissait pas ce signe, se contentant de particules ou d'adverbes interrogatifs pour les questions. Le point d'interrogation grec, en forme de point-virgule, n'apparaît qu'au IXe siècle.
Le point d'interrogation carolingien fait partie d'un système de ponctuation né au VIIIe siècle : les positurae, qui marquaient les inflexions mélodiques et les pauses oratoires de la voix dans les textes destinés à la liturgie ou à la déclamation. Les travaux de Leo Treitler (With Voice and Pen, 2003) semblent avoir établi que ce point d'interrogation originel a inspiré certains neumes, premier système de notation musicale, alors qu'on aurait pu imaginer une influence en sens inverse.
Echantillons de points d'interrogation, XIe-XIVe siècles. Le trait sinueux sera emprunté par le système musical des neumes, qui lui attribuera, suivant sa forme, des noms tels que quilisma ou porrectus.
Echantillons de points d'interrogation, XIe-XIVe siècles. Le trait sinueux sera emprunté par le système musical des neumes, qui lui attribuera, suivant sa forme, des noms tels que quilisma ou porrectus.
Ces positurae, proches parentes donc, sinon ancêtres des transcriptions primitives du chant grégorien, ont disparu du répertoire des ponctuations actuelles, quand elles n'ont pas pris des valeurs totalement distinctes. Le punctus interrogativus est la seule positura à nous être parvenue intacte depuis douze siècles ; l'imprimerie naissante se contente de la redresser et de l'arrondir.

Cette constance du point d'interrogation semble due à la non-ambiguïté, à la fonctionnalité, à l'évidence de son rôle. Adopté par des langues non-occidentales, comme le chinois, le hindi ou l'arabe (où il " regarde " dans l'autre sens, du fait de la lecture de droite à gauche), il est promis à une longue existence.
Cependant, son champ d'application était plus nuancé à ses débuts. D'une part, il pouvait aussi marquer l'exclamation, avant l'invention d'un signe spécifique au XIVe siècle. De l'autre, il possédait des variantes aujourd'hui disparues. Dans une lettre de l'an 831, le bénédictin Hildemar décrit à Ursus, évêque de Bénévent, l'usage du point d'interrogation (dont il n'est toutefois pas l'inventeur) : s'inspirant d'un passage de La Doctrine chrétienne où saint Augustin examine les divers types de questions (et les moyens d'éviter les ambiguïtés des Ecritures grâce justement à la ponctuation et la prononciation), Hildemar préconise trois signes d'interrogation distincts. L'un d'entre eux servira, quoique très rarement, pendant quelques siècles : le point d'interrogation en sens inverse marquant la question rhétorique (percontatio). Dans son traité sur la ponctuation occidentale, Malcolm B. Parkes montre deux exemples de ce " punctus percontativus " employé par des imprimeurs anglais à la fin du XVIe siècle.
L'anecdote de la lettre de Hildemar à Ursus est significative de la réflexion linguistique menée dans les ateliers de copie (scriptoria) des abbayes carolingiennes. Cette " Renovatio " du IXe siècle, réforme ou renaissance des lettres, constitue ce qu'on nommerait aujourd'hui une politique culturelle et éducative, dont l'ordonnateur fut un érudit de York appelé auprès de Charlemagne à la fin du VIIIe siècle : l'Anglais Alcuin.
Voici ce qu'il recommandait à ses copistes, dans des vers affichés, au besoin, sur les murs des scriptoria :

Qu'ils divisent la phrase en lignes pour en dévoiler le sens,
Et qu'ils placent chaque point à sa hauteur respective,  
Afin que le lecteur évite les contresens ou ne se taise même tout à coup
Devant ses pieux frères dans l'église
(Per cola distinguant proprios et commata sensus,
Et punctos ponant ordine quosque suo
Ne vel falsa legat, taceat vel forte repente
Ante pios fratres lector in ecclesia)

Y a-t-il une pincée d'humour anglais précoce dans cette évocation du lecteur perdant le fil, trébuchant sur la phrase, paralysé enfin dans sa lecture ?
La ponctuation est l'un des dispositifs de restauration des textes de référence, antiques, sacrés, théologiques, profanes, philosophiques. Quelque 7000 manuscrits de l'époque sont parvenus jusqu'à nous. Sans ce premier programme massif de copie, de conservation, de transmission et de réflexion, l'humanisme et la Renaissance n'auraient pas été possibles. Les répercussions de cette Renovatio sont sensibles jusqu'à aujourd'hui, ne serait-ce que par le recours quotidien, sur des millions de pages imprimées, à des typographies issues de la minuscule caroline et, plus modestement, par l'usage planétaire du point d'interrogation, avec ses variantes ou adaptations.
Comme, par exemple, le point renversé (¿) ibérique (et catalan), annonçant le début d'une question, issu d'une recommandation de 1754 de l'Académie royale espagnole. Les inversions du type " a-t-il " sont rares dans cette langue économe de pronoms personnels. Dès l'époque carolingienne, pourtant, on marque parfois avec un signe spécifique le début d'une question, notamment en Italie (Bénévent). Le dispositif espagnol permet du reste de débuter la question par une exclamation pour la finir par un point d'interrogation : " ¡Qué tan sabio te crees? ", " Te crois-tu si savant que cela ? ". Mais cette combinaison reste rare. (Depuis 1993, la Catalogne récuse officiellement la pratique, si castillane, du point d'interrogation renversé...)
" Comment ne pas apprécier le dynamisme inhibitif ou éruptif que dégage le signe typographique ? Quelle question réussirait à aboutir sans la volute à son terme du point d'interrogation, pareil au "lituus" [crosse] des anciens augures, ou simplement à une oreille tendue ? ", demandait Claudel à Aragon en 1945, lui reprochant de dépouiller ses poèmes de toute ponctuation pour sacrifier à " une mode inexplicable ". Claudel admet pourtant l'économie de certains signes en poésie : " nous souffrons de l'arrêt brutal, de l'intervention logique, du suspens pédantesque, du point et de la virgule " (Accompagnements ; Oeuvres en prose, La Pléiade, p. 575) . Mais il affirme sa prédilection pour les points d'exclamation et d'interrogation.
Or les premiers recueils de vers imprimés sont parfois aussi avares de signes que la poésie moderne. Le point d'interrogation qui nous paraît, par exemple, la quintessence même de la Ballade des dames du temps jadis de Villon, manque dans les premières éditions. " Mais où sont les neiges d'antan " se suffit à lui-même ; question ou exclamation ?  
A la guise du lecteur.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/le-point-d-interrogation-le-sacre-de-charlemagne_776444.html#ZYJURg2xXmFAtfwv.99



Ensuite, la question de croire au point d'interrogation soulève la question de la croyance. Une croyance à une tendance immuable, elle n'existe finalement que par l'énergie qui l'alimente.

Je penses qu'il faut pas croire en cette histoire d'interrogation. Il y a déjà assez de croyances comme cela.  Je souhaites pour chacun que le point d'interrogation serve au mieux comme un outil du quotidien, de la même manière, on sait très bien qu'on ne va pas spécialement croire en stylo, ou en une voiture.

Il y a une différence fondamentale entre être convaincu et croire. On peut supposer que croire est porte de discutions, mais souvent l'action de croire, se limite à sa propre structure. C'est encore plus flagrant lorsque vous avez une discution avec une personne qui est convaincu.  

Je ne suis pas convaincu sur la forme de ce topic. Par contre sur le fond, il y a matière à chercher, et peut être de mettre un certain point d'interrogation ?

Annecdote : j'ai demandé à un ami si on pouvais croire au point d'interrogation, il me répondit simplement en faisant glisser son doigt autour de l'oreille, de haut en bas ! Et il se grattait le bas de l'oreille. Une piste à suivre non ?

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Invité17
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MessageSujet: Re: "Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco   Dim 31 Aoû 2014 - 17:57

Notre facon de pensee nous conduit toujours dans l'erreur, car ne l'oublions pas le mot n'est pas la chose, il nous faut pour autant utiliser notre langage pour echanger, alors comment faire pour savoir si ce que nous pensons est juste.

s'interroger et mettre le doute dans une affirmation, c'est ce que nous faisons tous, mais a un moment donne nous prenons une decision et bien souvent on s'apercois que la pensee est erronee par rapport a la situation.

il y a forcement un moyen d'y voir clair et c'est ce que nous dit Krishnamurti, " voir et faire " sont silmutanes l'action est immediate, maintenant on peut relater les faits mais ils seront interpretee a la guise de chacun

la presence n'est rien de plus que " voir et faire " , pour ma part ma vie trouve son equilibre dans cet accomplissement et je sais qu'a chaque fois que je m'ecarte l'illusion me porte et me donne son lot de souffrance.

il n'y a pas a s'interroger dans la presence tout est la
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"Je crois au point d'interrogation." Umberto Eco
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