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http://planetebleue.canalblog.com/archives/2007/06/10/5257556.htmlet pour télécharger le livre d'Eric :
http://viard.eric.free.fr/spiruline.pdfLA SPIRULINE
Article paru dans Energie et santé n°57
Médecin nutrithérapeute en France et directeur des projets d’une organisation non gouvernementale en République Centrafricaine, j’ai pour particularité d’avoir placé la spiruline au premier rang des compléments alimentaires ; pour moi, en effet, et les études officielles le confirment de plus en plus, une supplémentation par des produits chimiques ou naturels extraits d’aliments ou de plantes médicinales n’ont pas l’efficacité d un produit non transformé. Comme je vais l’expliquer plus loin, la spiruline est une micro-algue extraite et conservée naturellement. Sa structure n’est pas modifiée pendant récolte et séchage ; aucun additif ou conservateur ne sont ajoutés dans les boites la conditionnant sous forme de poudre, de comprimé ou de gélule. Sa composition demeure exceptionnelle. J’en prescrits aux femmes enceintes et lors de l’allaitement car elle contient les mêmes éléments que le lait maternel ; nous l’utilisons dans la lutte contre la malnutrition car nul autre aliment ne peut apporter autant de minéraux, vitamines, anti-oxydants et acides gras poly-insaturés. Pour les malades et les bien portants de nos pays riches, un apport régulier en spiruline permet le maintien d’une immunité satisfaisante avec une couverture exceptionnelle en éléments nécessaires à la santé.
Certes, une alimentation bien équilibrée devrait jouer ce rôle. Actuellement, aucune partie du monde ne peut se targuer d’être en mesure de couvrir tous les apports en nutriments que nos organismes réclament. Chez nous, il n’est pas possible de vivre en autarcie ou d’avoir une couverture nutritionnelle correcte avec les produits du commerce. Dans les pays en développement, la sous alimentation augmente chaque année.
Notre micro algue possède presque toutes les vertus de l’aliment idéal ; toutefois, elle ne contient ni vitamine C ni iode ni acide gras de la série des W3, heureusement, ajouterais-je, car il suffirait de la consommer pour survivre : un seul cachet d’origine chimique ou naturelle ne résoudra jamais toutes les misères du monde.
Prescripteur de spiruline depuis 15 ans en France en tant que nutrithérapeute et depuis 10 ans dans le cadre de la malnutrition, j’aimerais faire le point à son sujet.
POURQUOI LA SPIRULINE ?
Depuis une dizaine d’années, certains investisseurs ont compris que les émules de Kousmine ou de Roy Walford anticipaient sur un sombre avenir agroalimentaire aux conséquences médicales pessimistes. Ces prédicateurs consciencieux, efficaces et porteurs d’un message solide ont vite convaincu des médecins clairvoyants et fatigués de pratiquer un art soumis à une industrie dirigée par de puissants lobbies. De nouveaux petits laboratoires fleurissent. Ils mélangent des extraits de plantes, minéraux ou autres organites destinés à combattre le stress oxydatif, la déminéralisation, la baisse des défenses immunitaires et bien d’autres fléaux qui nous assaillent tous les jours ; chacun donne un nom à son nouveau produit qui, va faire dormir, qui va stopper la spasmophilie, qui enraye les défaillances sexuelles, qui résout les problèmes de la ménopause, la constipation. Vous l’avez deviné, le créneau est immense, le puits ne se tarira pas de sitôt. D’autant que la mélatonine, la DHEA et demain bien d’autres, feront la une des journaux à sensation ou spécialisés dans la branche écologique. Mangez des compléments alimentaires pour survivre.
Ils n’ont pas complètement tord et je ne jette pas la pierre à l’idée fondamentale : l’alimentation moderne s’appauvrit de jour en jour et la couverture minérale et vitaminique devient une peau de chagrin que même l’étude SUVIMAX ne peut cacher.
Pourtant, le type de supplémentation dont nous venons de parler ne suffit pas et les dernières études le confirment : prenons pour exemple l’étude du JAMA du 26 juin 2002 conduit par le Rush institute for Healthy aging, Chicago : ce travail concerne la maladie de Alzheimer et parvient à la conclusion suivante : de bons apports alimentaires en vitamine E exercent un effet protecteur contre cette maladie contrairement à une supplémentation en vitamine E. Tout simplement parce que une alimentation riche en vitamine E va présenter à l’organisme des éléments qu’il reconnaît pour les avoir acceptés tout au long de la vie, alors qu’une supplémentation en vitamine E, même si elle est extraite de produits naturels, fait subir à cette vitamine des transformations inconnues de barrière intestinale. Prévenir le vieillissement en faisant ingurgiter de petits sacs (comprimés ou gélules) ou se mélangent pèle mêle vitamines et minéraux dits naturels, de diverses provenances, et réunis pour la bonne cause me paraissent relever de l’utopie.
J’ai toujours recherché, comme beaucoup d’autres, la plante contenant le maximum d’éléments de survie.
La découverte de la spiruline, micro-algue datant de l’origine de la vie sur notre planète (peu importe la date que nous puissions lui allouer) m’a fasciné, pauvre médecin à la dérive que j’étais dans les années 80.
QUE CONTIENT-ELLE ?
Classiquement la spiruline, et je vous expliquerai pourquoi j’emploie cette expression, tout le monde s’accorde à lui octroyer :
Pour 100 grammes :
-60 grammes de protéines végétales : elle contient tous les acides aminés essentiels mais les facteurs limitants (acides aminés en quantité insuffisante pour couvrir tous les besoins à la synthèse d’une protéine) sont la méthionine et la cystine ; son apport en lysine apparaît plus important que celui des céréales mais nettement inférieur à celui des légumes. Il n’en reste pas moins vrai que la spiruline apporte une énorme quantité de protéines en % par rapport à son poids.
-5 grammes de fibres
-10 mg de vitamine E
-3,5 mg de vitamine B1
-4 mg de vitamine B2
-de 0,15 à 0,32 mg de vitamineB12
-1 gramme d’acide gammalinolénique
-0,8 grammes d’acide linoléique
-des pigments :
la phycocyanine : 15 grammes : c’est un important stimulant du système immunitaire qui fait l’objet de recherches actuellement.
la chlorophylle : 1,1 gramme
-des enzymes : la super oxyde dismutase : 100000 à 400000 unités : un des plus puissant anti-oxydants de plus en plus utilisée ans la lutte contre les maladies virales, au premier chef, l’hépatite C.
-ses capacités en minéraux et en vitamines : fer, magnésium, zinc et autres minéraux utiles à l’activité enzymatique sont extrêmement variables, nous le verrons plus loin.
Prenons déjà, à titre d’exemple le cas du B carotène dont la spiruline est de toute façon un des plus grands vecteurs : ce précurseur de la vitamine A se retrouve entre 70 et 180 mg pour 100grammes de spiruline sèche alors que nous avons besoin de 1mg par jour de vitamine A ; un rapide calcul nous apprend qu’un apport de 1 gramme de spiruline suffit à couvrir nos besoins. Premier problème : combien la barrière intestinale retient-elle de provitamine A ( B carotène), et combien de B carotène faut-il pour faire de la vitamine A que l’organisme utilise journellement. Sachant, de plus, qu’une spiruline séchée par chauffage (et quel chauffage ?) voit sa teneur en B carotène baisser du tiers, voire du quart de sa valeur, faut-il préférer un séchage par pulvérisation qui casse les spires de spiruline (quand elle est encore spiralée) ?
Vous comprenez l’intérêt d’un apport journalier en cette cyanobactérie quelque soit votre état de santé.
J’insiste avant tout sur ses apports en vitamine A, Vitamine E, SOD, Phycocyanine et acides gras polyinsaturés (acide gamma-linolénique. Peu d’être vivants consommables sont en mesure d’apporter de tels trésors alimentaires .
La dose moyenne que je préconise, aussi bien pour les enfants malnutris que pour les adultes désireux de protéger leur patrimoine santé reste 5 grammes (comprimés ou poudre). Il faut bien sûr moduler en cas de pathologies ou d’états particuliers : anémie, maladie auto-immune ou dégénérative, grossesse et allaitement, par exemple. Seul, un médecin prescripteur de cette algue saura adapter les doses en fonction des besoins.
D’OU PROVIENT-ELLE ?
Historique :
En gros, cette cyanobactérie, ou cyanophycée remonte à la nuit des temps, ou plus exactement à l’origine de la vie sur la terre lorsque l’oxygène est arrivée. Peu importe que nous puissions dire, d’après les fossiles, qu’elle date de 500 millions ou de trois milliards d’années. L’essentiel consiste à expliquer qu’il s’agit d’une algue, de forme hélicoïdale, ou spiralée, je le souligne, nous verrons plus loin pourquoi. En fait, comme algue, elle se pose là, car si vous regardez un bassin de culture de spiruline, il apparaît bien vert-bleu, mais si vous trempez votre main à l’intérieur, elle ne retient qu’une eau très douce et colorée. La spiruline est une micro-algue. Elle produit de la chlorophylle : c’est bien un végétal. Pourtant, elle n’a pas de membrane cellulosique, c’est donc un animal ; elle est toutefois procaryote (ses cellules ne possèdent pas de noyau) c’est plutôt une bactérie. Voilà pourquoi elle se prénomme cyanophycée ou cyanobactérie : en fait, nous ne savons pas trop où la classer. Cyano-, préfixe faisant prévaloir cet étrange pigment bleu sombre encore méconnu dont la spiruline est truffée : la phycocyanine.
La spiruline sauvage :
La spiruline a été retrouvée dans des lacs contenant du natron (bicarbonate naturel dans un milieu aqueux où le pH se situe entre 9 et 11) et situés dans des régions propices où la température se maintient entre 25 et 40°.
Si tout le monde s’accorde à dire qu’il existe une espèce commune au départ, trois espèces principales sont décrites :
-Spirulina Platensis, la plus répandue : Afrique, Amérique du sud et du nord, mais encore Europe.
-Spirulina Maxima ( Geitleri) : Mexique.
-Spirulina Jijibai, en Inde.
Je ne peux m’étendre ici sur la légende de la spiruline avec d’une part les Aztèques et cette fameuse histoire : l’empereur Moctézuma vivant à trois cent kilomètres du golf du Mexique désirait se nourrir de poisson. Il dépêchait des coureurs se relayant pour rapporter du poisson ; On dit qu’ils se nourrissaient de spiruline pour réussir leur mission. C’est pour moi l’occasion d’ajouter, une fois de plus, que le poisson séché accompagnait la spiruline dans l’alimentation de ces fidèles serviteurs, couvrant ainsi tous leurs besoins. Voici l’occasion de saluer l’heureux mariage entre les acides gras poly-insaturés des poissons (W3) et de la spiruline (W6)
Parallèlement, en Afrique, les Kanembous, au Tchad, ajoutaient (et continuent de le faire) le dihé dans la sauce pour agrémenter la boule de mil. Un excellent reportage de Fr3 nous a montré cette récolte au Tchad, au travers d’une mission d’Olivier Barbaroux, chercheur à Ifremer passionné par notre micro-algue.
Voilà Athrospira platensis, variété Lonar (du nom d’un lac situé en Inde) et puis la variété Paracas, découverte au Pérou. Là, nous rentrons dans un gentil monde analogue à celui des entomologistes ou des trouveurs se font une fête chaque fois qu’ils découvrent un nouveau site abritant une nouvelle souche. Ces découvertes deviennent dangereuses à partir du moment où ces variétés vont faire l’objet de prélèvements destinés à ensemencer des bassins dans d’autres régions de la planète. Je pense, et d’autres avec moi, qu’il faut rester très prudents et respectueux de l’environnement pour affirmer qu’une spiruline qui a lutté pour survivre dans un coin de l’Inde n’aura pas la même rage de vivre dans un bassin d’afrique. Que dire de la Paracas venant du Pérou et diffusée actuellement dans toutes les régions du globe car elle apparaît très docile.
POURQUOI LA CULTIVER DANS DES BASSINS ?
La spiruline a été retrouvée en de nombreux endroits du monde mais son intérêt dans de multiples indications nutritionnelles et médicales incite à une production régulière et répondant aux demandes du marché qui croit d’année en année. L’exploitation dans des lacs a de nombreux inconvénients . Voici les principaux :
-le site à préserver se situe rarement dans une zone exploitable spontanément : tailler une route, construire un lieu d’extraction et de séchage ne peut que nuire à l’environnement.
-la spiruline sauvage pousse au milieu d’autres algues analogues qui peuvent être toxiques (oscillatoria, d’autant que certaines ressemblent à des formes droites de spiruline). Le milieu peut également être pathogène. Certains veulent nier ce phénomène mais une production croissante dans des lacs abritant cette algue aboutirait tôt ou tard à des infestations et intoxications.
-’écosystème serait forcément perturbé car la récolte journalière de spiruline aboutirait à un bouleversement du milieu et envahissement par d’autres formes animales ou végétales.
Il faut se résoudre à construire des bassins plus ou moins durables, selon qu’on travaille en milieu familial, artisanal ou industriel. Cela va donc de la bâche noire en PVC tendue sur piquets de bois au bassin en béton . Le milieu doit être dynamisé : balais activés régulièrement par des bras musclés en artisanal dans les pays en développement ou roues à aube dans les unités de production industrielle.
Un bassin nécessite un apport d’eau vive et des intrants. Voilà un des nœuds du problème :
Quels sont ces intrants ? Certains mettent sur l’étiquette : « produit de façon écologique. Qu’est ce que cela signifie ? Certes, la spiruline, pour l’instant, n’attrape pas de maladie et aucun traitement n’est ajouté durant la culture. Par contre, peut-on dire qu’elle peut être obtenue sans apport chimique ? Certainement non ; toute culture de spiruline demande un apport d’azote, de minéraux, de bicarbonate, de fer et de sodium. Il faut de la lumière et de la chaleur. A partir de là, tout est possible ; l’idéal serait de travailler avec du natron recueilli dans des lacs alcalins ; son obtention est difficile et il n’est pas pur spontanément. Pour l’azote, pourquoi pas de l’urée ou du nitrate naturel (le nitrate du Chili par exemple. Tout cela n’est pas évident et les formules utilisées sont légions, chaque producteur y mettant son secret.
Il va de soi que tout ceci n’aura pas d’importance tant que la transparence sera totale. Le coté écologique de la production réside en l’absence totale de pesticides ou d’additifs. Le séchage se fait de plusieurs manières : ventilation, séchage solaire, chaleur ou, dans les fermes commerciales le séchage par atomisation. Un apport de CO2 augmente la production mais son utilisation en humanitaire reste difficile du fait des difficultés ‘approvisionnement.
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La grande loi de l'Amour est la plus grande loi naturelle et spirituelle